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Afrique

 

 

 

Les tunisiens et l’immigration : ce rêve devenu cauchemar

Joindre la rive Nord de la Méditerranée, ce nouvel univers tellement idyllique à ses yeux, fuir la réalité fade du pays, des conditions de vie on ne peut plus austères... Ca se passe comme ça dans la tête d’un candidat à l’immigration. Cette virée vers l’Europe est sensée résoudre ses multiples problèmes, financiers notamment, mais est ce que le vieux continent est vraiment un eldorado ? Peut-être... Bien que l’Afrique soit une terre immensément riche. Malheureusement, la pauvreté mentale de ses dirigeants la ruine, jour après jour. Si le phénomène de l’immigration se pose avec acuité de nos jours, c’est certainement à cause de la gabegie, du népotisme, des détournements de fonds et d’autres maux de même acabit.
Poussés à l’extrême par ce sentiment d’injustice et de privation, de nombreux tunisiens, mais aussi d’autres jeunes de différentes nationalités sont prêts aux risques les plus démesurés, comme ces traversées de la mort en embarcations de fortune, prenant des proportions le plus souvent dramatiques...

Ca ne date pas d’hier La Tunisie n’est devenue source de populations migrantes qu’à partir de la deuxième moitié des années soixante du XXe siècle.La Méditerranée, loin d’être une barrière naturelle entre les peuples riverains, leur a servi au contraire de trait d’union et de voie de communication, transportant les vagues humaines du Nord vers le Sud et vice versa, que ce soit à l’occasion des guerres et des conquêtes qui se succédèrent au fil des siècles, ou pour y vivre et s’y installer. L’immigration a commencé du Sud de l’Europe vers le Maghreb au cours de la seconde moitié du XIXème siècle et avant la colonisation française, elle avait pour motivation principale le travail. Après l’indépendance des pays maghrébins, le courant migratoire s’est inversé du Sud vers le Nord. Depuis, les pays méditerranéens (...)


16 octobre 2015 par S. Najjar - Dans S’Coupe du mondeAfrique

 

 

La Tunisie, entre "Takbir"(1) et "TakeBeer"

Berceau de la première révolution du monde arabe, la Tunisie se relève peu à peu de ses cendres. Là où la Lybie et autre Syrie pataugent encore au milieu de guerres de clans qui les ravagent de l’intérieur, le pays de l’ancien dictateur Ben Ali a déjà entamé sa marche vers le renouveau. Un renouveau dans lequel un étrange paradoxe semble prendre place : D’un côté une vague de radicalisation religieuse, portée par la popularité d’El Nahdha, le parti islamiste du pays, de l’autre une Young Génération, accro aux plaisirs de la vie, l’alcool entre autres. Retour sur cette recette qui fait la réussite de nos voisins outre méditerranée.

Aout 2015, autour d’une piscine d’un hôtel de la côte de Tunis, une image qui pourrait traduire un paradoxe, sauf qu’ici, chacun vit ses vacances avec ou sans "pression". C’est peut être cela la tolérance !? L’alcool, entre tabous et pratiques 82% des Tunisiens jugent la consommation d’alcool immorale. Une opinion motivée en grande partie par un conditionnement parental, familial, mais aussi environnemental. Pourtant, depuis un an, la consommation d’alcool dans le pays a même augmenté de 50%. Une évolution impressionnante qui vient contredire les idées reçues sur l’impossible cohabitation entre pouvoir islamiste et alcool. Un rapport de l’Organisation mondiale de la santé vient même dresser un bilan qui en dit long : Le tunisien, avec sa moyenne de 26,2 litres d’alcool consommés par an, fait office (...)


12 septembre 2015 par S. Najjar - Dans S’Coupe du mondeAfrique

 

 

Embarquement à bord du Tanit, direction le Bled !

La Tunisie a fait beaucoup parler d’elle ces derniers mois. Sa démocratie, seule survivante des printemps arabes veut résister à la tentative de déstabilisation d’extrémistes n’acceptant pas le verdict des urnes. Bien sûr, la sécurisation du pays fait également naître quelques craintes du fameux « retour à l’ancien régime » et tout ça, bien évidemment, ne faisant les affaires des milliers de tunisiens qui vivent du tourisme, ni celle des vacanciers amoureux de la douceur du pays du Jasmin et qui, en véritable amis de la Tunisie, souhaiteraient la réussite du pays, au-delà du simple séjour bronzette. En cet été 2015, les attentats sanglants du Bardo et de Sousse ont fait fuir beaucoup de vacanciers. Toutefois, la Tunisie sauve les meubles grâce à ses soutiens. Ceux promis d’Algérie sont bien au rendez-vous, il y a aussi de nombreux Lybiens « plutôt bien » - bref pas les amis de BHL si vous voyez ce que je veux dire. Et tout naturellement les Franco-Tunisiens et autres binationaux qui, bien qu’ayant d’autres horizons car moins limités par les visas que les touristes du maghreb, se sont fait un devoir de venir peupler les hôtels, fréquenter les lieux de loisirs et remplir les restaurants afin de soutenir le pays et la démocratie fragile. Nous avons décidé de les accompagner. Donc au menu de cet été 2015 vous aurez le droit à un road trip plutôt harrissé, Jeffrey met nous du Boga au Frais ! Il fait chaud et nous allons embarquer immédiatement sur le Tanit direction le Port de la Goulette. Photoreportage :

Qui dit embarquement dit file d’attente. L’occasion de se rendre compte que les franco-tunisiens repartent moins chargés qu’avant, même si certains conservent les traditions qui date de la 404 familiale chargée à bloc...404 not find ? Et finalement si ! la Préférée des tunisiens des années 70 et plus, en model bachée, nous l’avons retrouvé sur la file d’embarquement ! Aussi nous attribuons le trophé Old Scool de l’immigration à ce courageux varois. bravo de résister ainsi au chargement 2.0, les types qui se la joue moderne et qui partent avec 3 valises, sans cadeaux pour les cousins... Oui c’est vrai, depuis Carrefour a ouvert à la Soukra, mais bon...D’autant plus qu’il a bien emporté avec lui la salle à manger sans casser la vaisselle et surtout il a pu emporter des vélos pour toute la famille ! Nous lui (...)


13 août 2015 par Ahmed Nadjar - Dans S’Coupe du mondeAfrique

 

 

LA PEUR DU « BARBU » COMME PROGRAMME POLITIQUE : ҪA NE VOUS RAPPELLE RIEN ?

Le chercheur, le politologue ou l’expert électoral se doivent d’être nuancés afin de saisir la complexité des contextes sociopolitiques. Nos maitres scientifiques nous ont enseigné que généralement l’Histoire ne se répète pas et que toute situation politique relève de tendances à la fois héritées et nouvelles. En revanche, les acteurs politiques, eux, peuvent s’affranchir aisément des règles scientifiques et reprendre des veilles recettes pour tenter de reproduire les mêmes scénarios...

C’est précisément ce que semble opérer les conseillers en communication du candidat Béji Caid Essebsi, en jouant à fond sur la peur du barbu et en recourant toutes sortes de clichés anxiogènes. « Faire peur » aux électeurs tunisiens et aux partenaires occidentaux de la Tunisie, en espérant provoquer un électrochoc psychologique dans l’opinion publique nationale et internationale, en guise de programme électoral. Cette stratégie électorale simpliste mais efficace fut déjà celle du général Ben Ali et du RCD en 1989. Rappelez-vous. Après avoir favorisé la bipolarisation électorale (Destouriens/Islamistes) dans une première phase, le régime autoritaire a réprimé les islamistes légalistes dans une deuxième phase, pour enfin marginaliser toute forme d’opposition démocratique à la dictature dans une troisième phase. (...)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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