Rubrique Archives : Année européenne 2008 du dialogue interculturel

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Archives : Année européenne 2008 du dialogue interculturel

 

 

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Le marathon du Grand mariage

Chants et danses organisés par les deux familles jalonnent la cérémonie du Grand mariage qui admet quelques variantes selon les îles des Comores où il est célébré et selon les personnes qui ont l’obligation de le célébrer.

Tout commence en général un jeudi avec le Madjiliss. Manifestation de culture musulmane qui a lieu juste après la prière du soir sur la place du village. Le Madjiliss consiste à annoncer les dates des manifestations du mariage. Pendant cette cérémonie, les Grands mariés de la communauté portent le « Boubou Djouba » une sorte de manteau qui se porte selon les codes avec une écharpe. Le jeudi de la semaine suivante, on fête le Mazlo Moina qui littéralement signifie « faire dormir l’enfant ». L’enfant est ici le mari qui rentre pour la première fois dans la maison de sa femme. Le soir même il y a le dîner où le mari invite son groupe de la même tranche d’âge. Ce dîner est précédé à midi de la cérémonie de mariage avec le religieux. Avant le mariage il y a une cérémonie à la mosquée où on distribue des (...)


 

 

Le Grand mariage, ascenseur social comorien

Marseille serait la deuxième ville comorienne au monde avec deux fois plus d’habitants que la capitale des Comores, Moroni, qui en compte 35.000. Les comoriens issus de l’immigration encore récente dans la cité phocéenne, ont conservé les valeurs sociales et les traditions des Comores et notamment celle du Grand mariage.

« Yatsu fayna anda ye kakaya hindru » Cet adage comorien qui signifie « Qui n’a pas accompli son Grand mariage ne sera jamais quelqu’un dans la vie », retranscrit l’enjeu de cette tradition et tout l’intérêt qu’il y ait à devenir notable dans sa communauté. La société comorienne a construit sa référence sociale sur différentes classes d’âges. Chacune de ces classes est liée aux autres par la solidarité. Cette solidarité est un des piliers du Grand mariage appelé traditionnellement « Anda ». L’Anda se distingue du petit mariage par sa forme mais aussi par sa signification. Cette distinction est issue de l’expression « petite ou grande maison ». Ralia Aboudou, membre de l’association ACCOR de Marseille, qui a fait le Grand mariage, définit le petit mariage comme « une simple obligation religieuse. C’est le cadi (...)


 

 

« Vivo li Novi »

Qui dit mariage provençal dit mariage folklorique. En l’occurrence ce genre de folklore se manifeste sous diverses formes, toutes plus incroyables les unes que les autres. Rien de très surprenant à ce qu’une région du sud de la France ait des coutumes et des rites à connotation machiste mais il est à souligner que la cérémonie provençale revêt sous certains aspects des caractères difficilement compatible avec la parité homme femme.

Force est de constater que les jeunes hommes et les jeunes femmes n’ont pas les mêmes privilèges pour leurs enterrements de vie de garçon et de vie de jeune fille. La soirée du jeune provençal ressemble à de nombreux égards à celle encore pratiquée aujourd’hui. L’usage prévoit la réunion des amis du futur marié autour d’un repas. La notion d’enterrement prend ici tout son sens car bon nombre des jeunes hommes présents considèrent perdre définitivement un des leurs. En Haute Provence, les funérailles du futur marié sont simulées. Ses amis, cravatés par un lacet de cuir, portent une boîte qui tient de cercueil à travers les rues du village, jusqu’au domicile du marié. Là, une soirée copieusement arrosée débute et marque le début des festivités. La future mariée enterre sa vie de jeune fille de façon beaucoup plus (...)


 

 

Mariages autour de la Méditerranée

Le pourtour méditerranéen est un carrefour de civilisations. Aujourd’hui, dans cet espace multiculturel, tradition et religion influencent le mariage. Si la religion y occupe une place prépondérante, la culture de chaque pays y est aussi pour beaucoup.

Dans la plupart des sociétés, le mariage est l’alliance d’un homme et d’une femme, dans le but de former une famille. Cependant, cette cérémonie existe sous de multiples formes sur la surface du globe, et dans un espace aussi multiculturel que le pourtour méditerranéen, cela ne fait pas exception. La méditerranée est un carrefour de civilisations où se croisent de multiples religions. Mais qu’il s’agisse de catholiques, d’orthodoxes, de juifs, ou de musulmans, le mariage semble constituer un caractère universel pour l’être humain. Cette cérémonie puise certains de ces fondements jusque dans l’antiquité romaine. En effet, Rome a légué à l’Occident trois conditions qui resteront indispensables à la validité du mariage tout au long de son histoire : Les époux doivent être pubères. Le mariage n’est pas (...)


 

 

Clap de fin pour l’Année européenne du dialogue interculturel

En ce moment a lieu, à Beaubourg, une conférence qui vient clôturer une année 2008 consacrée par l’Europe des 27 au dialogue des cultures. L’approche a paru payante dans les domaines des arts et du sport, disciplines mises en avant comme facilitatrices d’une acceptation et d’une compréhension mutuelles. Ne faisant pas cas du décalage frappant d’avec les politiques menées par ailleurs par l’UE, le projet a trouvé un souffle inattendu dans l’actualité. L’AEDI, volonté creuse ou creuset d’un commun renouvelé ? L’avenir dira si l’essai sera transformé.

Depuis lundi 17 novembre, Paris reçoit au Centre Georges Pompidou les acteurs européens qui ont fait de l’année 2008, une suite de manifestations (plus de 500 événements, de 400 projets menés à bien) venant célébrer ou soutenir le dialogue interculturel dans les vingt-sept pays de l’Union. La conférence de trois jours invite à « faire le bilan », afin de quitter en douceur l’AEDI (Année européenne du dialogue interculturel) et gagner délicatement – mais en temps de crise tout de même ! – 2009 et sa Création, 2009 et ses Innovations. Face à la marée, digne de celles du Mont St Michel, de spécialistes, responsables politiques, acteurs et observateurs du dialogue des cultures présents (600 personnes étaient attendues), un rendu fidèle de la cohérence et de la consistance des interventions est pratiquement (...)


 

 

Shanghai, la jumelle orientale de Marseille

Située en amont du delta du fleuve Yangtze, baignée à l’est par la mer de Chine orientale et au sud par le Golfe de Hangzhou, Shanghai se trouve à 1100 kilomètres de Beijing (Pékin).
La ville est établie dans la zone tropicale qui est touchée par la mousson océanique ; les précipitations y atteignent 1132 millimètres de moyenne par an et la température moyenne est de 15.7°. Dans la plaine autour de Shanghai s’étendent des lacs et des rivières, ainsi que le grand fleuve de Huangpu ( « la mère de Shanghai » ) qui court vers la mer jusqu’au port de Wusong où il rejoint le fleuve Yangtze. La rivière de Suzhou, qui est à l’origine du développement la zone urbaine de Shanghai, circule tout le long de la ville. Portrait d’une ville jumelée avec Marseille.

Shanghai est l’un des plus grands ports au monde ; bénéficiant d’une position géographique avantageuse, cela lui permet un excellent trafic maritime et fluvial au centre de la ligne côtière nord-sud de la Chine. La ville a été fondée il y a plus de 700 ans, durant la dynastie Song. En 1816, plus d’un demi-million de personnes vivaient déjà dans ce qui allait devenir l’un des plus grands centres de commerce au monde. Aujourd’hui, la municipalité de Shanghai relève directement du gouvernement central de la République populaire de Chine. Elle est également la plus grosse ville de Chine avec une superficie de 6340.5 kilomètres carrée, dont 749 kilomètres carrée du zone urbaine. En 1843, après la fin de la « guerre de l’opium », Shanghai s’ouvre au commerce extérieur. Aujourd’hui la ville a pansé ses (...)


 

 

Profession « musicien-ouvrier », une simple histoire d’immigrés ?

« Musicien-ouvrier », un terme peu courant qui est sorti de la bouche de Salah Amokrane, coordinateur du festival « Origines Contrôlées » et également frère de Mouss et Hakim (chanteurs de l’ancien groupe Zebda) pour définir à travers l’histoire de l’immigration, des artistes phares comme Slimane Azem. Juste avant leur festival, le groupe s’est arrêté jeudi 5 novembre à Marseille, à l’espace Julien pour une rétrospective en débat et chansons autour des artistes de l’immigration.

De passage à Marseille à l’occasion d’une tournée rencontres-débats-concerts le groupe « Origines Contrôlées » accompagné du « Tactikollectif » a porté toute son attention sur les chanteurs de l’immigration algérienne des années 1950 à nos jours. Poursuivant sa démarche autour des questions d’histoire, de mémoire et de patrimoine de l’immigration, le groupe s’est principalement penché sur la figure du chanteur Slimane Azem. Autour d’une table ronde qui lui était consacrée, le chanteur d’origine Kabyle qui a accompagné de ses chansons plusieurs générations d’immigrés algériens en France a fait débat. A travers ce monument de la chanson algérienne, c’est sur l’histoire d’hommes et de femmes, de chanteurs et musiciens, tous enfants de l’exil que l’on a voulu revenir. La renommée de cette figure de proue de (...)


 

 

Rencontre entre minots des quartiers et du bout du monde au Frioul

Des petits maoris de Nouvelle-Zélande ont accosté cette semaine sur l’île du Frioul pour répondre à l’invitation de leurs hôtes marseillais de l’école primaire « Arenc », près de la cité « Parc Bellevue » dans les quartiers nord de Marseille. Des retrouvailles insulaires d’un continent à l’autre et à l’initiative de l’association « Amitié Marseille Culture et Partage » qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

Pour retrouver leurs petits copains marseillais, les enfants maoris de Nouvelle-Zélande n’ont pas eu peur du voyage ! Près de vingt quatre heure d’avion, quelques heures supplémentaires de train et d’autobus n’ont eu raison ni de la curiosité, ni de l’enthousiasme de ces écoliers de « Taneatua », une école dans l’île nord de la Nouvelle Zélande. A peine arrivés, direction le centre Léo Lagrange du Frioul où ils déposent leurs bagages pour trois jours. Un endroit toutefois familier des petits comme des grands voyageurs. C’est en tout cas la quatrième fois que des petits maoris s’y rendent. Pour inviter le Pacifique au cœur de la méditerranée et permettre ces improbables rencontres du bout du monde, l’instigatrice du projet, Vera Tur , ne ménage pas ses efforts depuis des années. Cette enseignante puis (...)


 

 

Relations Franco-Russes, l’amour au sommet !

Le week-end dernier, le temps n’était pas la fête pour les escargots de Bourgogne. Et c’est tant mieux car le malheur des gastéropodes faisant le bonheur des hommes, ou plutôt d’un couple, c’est sous un ciel bien bleu et ensoleillé que la mairie du village d’Epinac, en Bourgogne, à célébré l’union de Morgane et Petr. Le hasard a voulu que cette noce se déroule à la veille du sommet européen présidé par la France au sujet de la Russie. Alors histoire de faire un pied de nez à la morosité des relations entre nos deux pays, et à une église qui n’a pas jugé bon de bénir les mariés, voici un mini album commenté d’un sympathique mariage original et rafraîchissant comme une vodka bien frappée.

Tout d’abord, un hommage à la jeune adjointe qui a été ravie d’accueillir les jeunes mariés, dont la petite fille Annabelle, « cette si jolie poupée franco-russe », a inspiré à l’élue quelques envolées lyriques et humoristiques qui ont largement contribué à l’atmosphère joyeuse de la cérémonie. L’adjointe et son assistante ; Morgane, la poupée franco-russe Anabelle dans les bras de son père Petr. Ensuite, ce qui fut un pur moment de grâce : n’ayant pu les marier à l’église, familles et amis se sont réunis dans la nature pour leur offrir une cérémonie surprise aussi originale que mémorable. Citations, cantiques bibliques et extraits poétiques accompagnés de musique, c’est magnifique ! C’est ainsi qu’a été célébrée cette cérémonie nuptiale pas comme les autres, menée de main de maître par le « sage cousin (...)


 

 

Place aux jeunes dans l’espace euro méditerranéen

Pour son université d’été et à l’occasion de son troisième anniversaire, l’association des « Jeunes décideurs Europe » a fait son plein d’idées et de débats cette année. L’association créée par des étudiants et des jeunes professionnels français et étrangers dans le but de favoriser l’échange et le dialogue interculturel a réuni durant une semaine plus d’une centaine de personnes de quarante cinq nationalités au sein de la faculté des sciences de Luminy. Pluralité, diversité et tolérance étaient à l’ordre du jour. Ce rendez-vous qui a parfois pris de sympathiques et familières apparences d’auberge espagnole, n’en a pas moins gardé tout son sérieux. En témoignent la densité et la qualité des synthèses du travail des participants, rendues ce samedi.

Presque calqué sur l’exemple onusien, dans le choix des thématiques de travail comme dans la diversité de nationalité des participants mais hormis la présence américaine, le rendez-vous des jeunes décideurs a voulu cette année mettre l’accent sur le pourtour méditerranéen. Effet de mode, manque d’inspiration ou véritable soucis du lendemain ? Une chose est sûre, ces jeunes se sentent pour leur part vivement concernés et impliqués dans toutes les questions économiques, sociales, politiques, culturelles qui sont au cœur de nos préoccupations et qui animent aujourd’hui nos dirigeants. Pour prendre part à leur tour à ces débats ainsi qu’au devenir de l’espace euro méditerranéen, ils n’ont pas ménagé leur peine pour redoubler d’initiative et d’originalité. Diversité et djelaba au programme ! Tout en restant (...)


 

 

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