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Des Livres

 

 

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« Double Cultre » de Najla Hidri : Un parcours pour comprendre l’altérité.

Dans ce livre agréable à parcourir, l’auteure nous promène aux grés de ses passions et de ses doutes dans la mer agitée de son questionnement identitaire. Ce livre chacun de nous aurait pu l’écrire. L’histoire que nous narre Njala et la nôtre, ses mots sont les nôtres, ses maux aussi.

« J’ai deux pays, deux cultures, deux nationalités, deux langues, deux vies, deux appartenances. Et alors ? J’ai donc le choix entre deux choses ; partir ou rester, partir ou revenir. Je pars pour les uns, je reviens pour les autres, c’est du pareil au même, je serais toujours insaisissable ».

Dans son travail d’introspective identitaire, Najla nous emmène dans son monde frétillant de rêves et de passions. Comme des millions d’enfants d’immigrés, elle se bat contre la dualité de sa personne, elle nous raconte sa quête d’identité, écartelée entre la certitude d’être tunisienne et le doute de ne pas être française, du moins comme cela le lui a été demandé à la préfecture lors de sa demande de nationalité française. L’identité de Najla est si ambivalente, qu’inconsciemment quand elle parle de la France, ses références sont « arabes », et quand elle vous parle de la Tunisie c’est la culture française qui anime son récit. De cette complexité elle oppose tout et son histoire révèle le profond malaise qu’éprouvent des millions de français d’origines étrangères tiraillés entre leurs doubles cultures sans (...)


30 avril 2017 par Maurad Goual - Dans Des Livres

 

 

"La nouvelle lutte des classes" de Slavoj Zizek, vu par Michel Bonelli

A lire l’excellent ouvrage de Slavoj Zizek nous invite à penser le problème des flux migratoires comme "La nouvelle lutte des classes" titre aussi de son livre. Une approche intéressante qui prend en compte le côté sombre de la mondialisation et qui nous fait penser global. Il met à bas en quelques mots toutes les politiques d’états dans le domaine et nous fait bien comprendre que sans changement dans la gouvernance économique des grandes nations, nos actions seront vaines et nous iront vers un accroissement de nos difficultés sans commencer à résoudre cette crise qu’il lie au terrorisme islamique. Pour lui nous devons impérativement défendre les valeurs européennes qui sont les seules à même de lutter contre les causes du malheur de ce temps. Il secoue le dogme que l’acceptation du multiculturalisme est la solution à tous nos maux et n’hésite pas à mettre en pièce l’idéologie de gauche bien-pensante et hypocrite. Il conseille d’avoir recours à nos armées, seules institutions à avoir la capacité à gérer, à organiser et à canaliser les flux.

De leur côté les politiques doivent définir clairement les critères d’acceptation et d’installation. Il faut trouver un juste milieu entre la réalisation des désirs des réfugiés et les capacités des différents pays à les accueillir. Le droit absolu de la libre circulation devrait être limité. La plupart des réfugiés sont issus d’une culture incompatible avec la conception européenne occidentale des droits de l’homme. Le problème ici est que la solution du respect des sensibilités de chacun est un échec. S’il semble impossible pour les musulmans de supporter nos images blasphématoires et notre humour scabreux, il est tout aussi impossible pour les occidentaux de supporter de nombreuses pratiques comme la subordination des femmes. La situation dégénère lorsque les membres d’une communauté religieuse ressentent (...)


29 août 2016 par Michel Bonelli - Dans Des Livres

 

 

Un livre utile dans notre contexte : " L’exercice de la peur, usages politiques d’une émotion "

« L’exercice de la peur, usages politiques d’une émotion » ce petit ouvrage de 82 pages restitue le débat de Patrick Boucheron et Corey Robin animé par Renaud Payre et Corinne Manchio, intitulé « Entretien autour de la peur », qui s’est tenu à Sciences Pô Lyon le 27 novembre 2014 dans le cadre du « mode d’emploi » organisé par la Villa Gillet. Cet écrit paru au PUL en 2015 est le fruit d’une réflexion avant les événements de Charlie Hebdo, de novembre 2015 à Paris, etc. Il n’en pas moins d’une actualité criante. Dans son introduction Renaud Payre nous rappelle que la peur est constitutive de l’autorité politique.

Elle contribue sans aucun doute à la capacité dont disposent certains acteurs de solliciter et d’obtenir une forme soumission à l’autorité qui dépasse la presque saine peur du gendarme pour se replier dans l’imprécise raison d’état mère de bien des dérives. Nous en avons l’exemple tous les jours dans les propos des politiques, des hauts fonctionnaires de l’état et des journalistes à la botte. Selon P. Boucheron : « on connaît le mot d’ordre de tous les dirigeants dans l’histoire du monde : faire peur, à défaut de faire croire – sans jamais rien faire comprendre : assurément le meilleur moyen de se faire obéir ». Corey Robin nous indique que l’astuce est d’utiliser la menace des ennemis de l’extérieur comme prétexte pour réprimer les ennemis de l’intérieur ». Et je me permets de rajouter aussi que le pouvoir (...)


19 août 2016 par Michel Bonelli - Dans Des Livres

 

 

"Vers la guerre des identités ?" : Un livre qui tombe à Pic.

Juste avant la révolte dans les banlieues de 2005, nos auteurs publiaient « La Fracture Coloniale », Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Dominic Thomas jettent un nouveau pavé à la face de la droite extrême accompagnés de plus de vingt contributeurs avec cet ouvrage collectif : « Vers la guerre des identités ? De la fracture coloniale à la révolution ultranationale ». Vous pensez qu’après ma chronique sur OZRADROITE, colloque de toutes les droites ce week-end à Béziers et surtout celle nationale, je ne peux que vous inviter à découvrir cet ouvrage qui vient de sortir aux éditions La Découverte. Il fait le point sur la situation des membres de la grande famille de la diversité dans notre pays. Ceux qui sont et se sentent que des français de papier. Ceux qui en désespoir de France partent pour le jihad, courent sur les stades avec des drapeaux d’autres nations ou ceux qui souffrent en silence dans l’univers glauque de leurs banlieues mais aussi ceux qui malgré une vraie réussite sociale et financière vivent bien mais avec un malaise au fond de leur être. Vous l’avez compris c’est les mêmes qui fréquentent notre site Med In Marseille et que vous retrouvez dans nos chroniques et nos vidéos en compagnie de quelques autres sujets brûlants de notre espace français, européen, méditerranéen et parfois encore plus lointain, même avec nos modestes moyens nous voulons contribuer à l’information du local au global. Merci par avance à nos financeurs de bien penser à nous en 2016.

Après cette digression publicitaire en notre honneur, je reviens au sujet. Cet écrit c’est un voyage au pays des discriminations, un constat de la quasi faillite de notre modèle d’intégration, moi je dirais panne, parce que je pense qu’il a fonctionné très longtemps et que moyennant une vraie volonté politique et l’amélioration de notre conjoncture économique il peut repartir et vite. Mais les auteurs ciblent un mal plus profond de notre société, la montée de la pensée néoréactionnaire qui se traduit par la culture de la peur de l’étranger. Tout simplement le bouc-émissaire désigné comme responsable de tous nos maux. Ils constatent dans ce sens un réel accroissement des tensions depuis les événements de 2005. Ils font référence au discours de Dakar de Sarkozy où notre président de l’époque osait dire que (...)


9 juin 2016 par Michel Bonelli - Dans Des Livres

 

 

Rencontre avec l’écrivain marocain Issam-Eddine Tbeur

Nous avons profité de la présence de l’écrivain Issam-Eddine Tbeur à Marseille pour la conférence sur « Villes du Maghreb réalité et fiction » pour l’interviewé,
Issam-Eddine Tbeur est professeur agrégé de français, formateur à l’école Normale Supérieure de Rabat, Lauréat à plusieurs reprises du prix de la nouvelle, dans le cadre de concours organisés respectivement par le magazine Tel-quel en collaboration avec Tarik Éditions (deuxième prix, 2007), l’institut français de Casablanca (premier prix, 2008) et l’Association marocaine des Enseignants de Français (premier prix, respectivement en 2009 et 2010). Certains de ses textes ont été publiés dans le magazine Tel-quel et dans des recueils collectifs :
2009, « Aïn Ayiss », nouvelle parue dans le recueil collectif Une ville une œuvre, Anthologie de nouvelles sur les villes du Maroc, L’Harmattan
2012, « Nom de quartier, le nom… », nouvelle parue dans le Volume II, intitulé Poème urbain, de l’ouvrage collectif Casablanca Œuvre ouverte, Le Fennec
2013, « Le Repas de Noël », nouvelle parue dans le recueil collectif Nouvelles marocaines, Casa-Express Éditions, 2013
En 2015, publication de son premier recueil de nouvelles intitulé Rires et insignifiance à Casablanca, chez Virgule éditions.

Vous êtes venus cette semaine à Marseille pour la conférence sur « Villes du Maghreb entre réalités et fictions » afin de parler de votre livre, pouvez-vous nous parler de votre nouvelle ? J’ai été invité pour participer à la table ronde consacrée au thème de la ville dans la fiction (Des romans et des villes), en tant qu’écrivain marocain. Deux romancières de Tunisie et d’Algérie (Azza Filali et Maïssa Bey) étaient également invitées à ce débat, animé par Rania Mouffoq. Je ne suis pas romancier mais nouvelliste. Le texte pour lequel on m’a invité est donc une nouvelle qui a été publiée en 2012 dans un recueil collectif consacré à Casablanca (Casablanca Œuvre ouverte, paru chez Le Fennec). Présenté en deux volumes, cet ouvrage est fait de textes exprimant des sensibilités différentes et portant des regards (...)


14 décembre 2015 par Zoheir Sabri - Dans Des Livres

 

 

Hybridité Et Genre Chez Assia Djebar Et Nina Bouraoui, rencontre avec Kristen Husung

Profitons du séjour à Nice de Kirsten Husung, maître de conférences en littérature française à l’université Linné à Växjö/Suède, en collaboration avec une école de langue de Nice , l’équipe de Med-in-Marseille saisi l’occasion pour l’interviewer sur son livre paru chez l’Harmattan Hybridité et Genre chez Assia Djebar Et Nina Bouraoui, (deux auteures franco-algériennes - l’une née en Algérie pendant l’époque coloniale, l’autre en 1967 après l’indépendance algérienne, deux générations, deux styles d’écritures), sur sa rencontre avec la littérature franco-algérienne, son parcours et son regard sur la nouvelle génération issue de l’immigration maghrébine.

Comment une Allemande qui vit en Suède est-elle arrivée à écrire une thèse sur Assia Djebar ? Assia Djebar est une auteure connue de renommée internationale. En Allemagne, elle a reçu le Prix de la paix des libraires en 2000, c’est ainsi que j’ai remarqué pour la première fois cette écrivaine. Les thèmes qu’elle traite dans ses romans comme la question de l’appartenance culturelle et les répercussions des événements historiques sont des thèmes actuels non seulement pour les deux pays historiquement liés comme la France et l’Algérie. L’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale était marquée par un sentiment de culpabilité collective et une volonté d’ouverture au monde. Par contre, dans les dernières décennies, les assignations identitaires ethnique et culturelle sont devenues de plus en plus omniprésentes (...)


16 septembre 2015 par Zoheir Sabri - Dans Des Livres

 

 

A lire : "Sociologie de Marseille" de Peraldi et Samson

Michel PERALDI en collaboration avec Claire DUPORT et Michel SAMSON, nous ont livré en avril 2015 « Sociologie de Marseille » aux éditions La Découverte dans la collection Repères-Sociologie. Ce petit ouvrage de 124 pages au prix abordable de 10,00 € s’essaie à nous faire la sociologie de notre cité phocéenne. Tâche des plus ardues et logiquement incomplète au regard de l’absence de statistiques ethniques et d’enquêtes sur les origines des français naturalisés comparés aux français "de souche" plus traditionnelle.

Donc nous ne savons pas qui habite réellement dans notre ville et cela par pudeur un peu trop républicaine, interdiction légale et surtout aveuglement des pouvoirs publics qui n’ont jamais voulu voit cette commune et en général le pays tel qu’il est vraiment. Notre bon PERALDI, nous fait donc la sociologie de la ville avec les données qu’il a pu glaner se trainant un chiffre noir, sans jeu de mot, qu’il essaie de deviner de la population réelle de notre Marseille. De quoi faire sourire les sociologues et les démographes de la planète. Avec environ nos 850 000 habitants nous ne sommes plus que le 84ème port du monde, loin du trafic des poids européens que sont Rotterdam et Hambourg. Une grande ville pauvre vivant sous perfusion de l’Etat et qui ne doit son salut qu’au gigantesque plan de rénovation (...)


2 juillet 2015 par Michel Bonelli - Dans Des Livres

 

 

« Tabou » Confession d’un jeune de banlieue : un livre envoutant signé Zahwa Djennad

Il n’est pas facile de s’improviser critique littéraire, peut-être parce que finalement le mot critique en lui-même, évoque en chacun de nous un sentiment négatif, déconstruit, impartial voire partial selon. Comment peut-on être certain de la probité de notre analyse, de son bienfondé ? Quelle garantie offrons nous en donnant un « avis » sur le travail d’un autre ? Quelle autorité peut nous conférer le droit de juger de la qualité ou pas d’une œuvre quelle qu’elle soit ? J’ai moins d’état d’âme quand il s’agit de décortiquer ou de défaire une polémique sociétale ou cultuelle, et pourtant je m’autorise aujourd’hui à vous parler d’un livre, d’un auteur et de son personnage. Je ne le fais pas uniquement parce que ce livre « Tabou » et son auteur Zahwa Djennad m’ont envoûté et charmé (je le confesse)...

Mais parce que, plus j’avançais dans cette lecture, plus je ressentais un sentiment d’injustice, d’inégalité, quelque chose de puant que finalement l’auteur décrit si bien en parlant de son bloc, de son quartier et de sa banlieue rouge, « jetés » aux fins fonds d’une zone urbaine, isolé par un mail de champs et de verdure, histoire qu’on n’aille pas savoir ce qui s’y passe. Quand un livre s’écrit, est ce son contenu qui doit être mis en avant ou son auteur ? Pourquoi ce livre « Tabou » magnifiquement écrit, subtil, qui alterne tous les parlés français, qui est une véritable plaidoirie de ce que la France d’en bas compte de bon et de bien, est-il édité à compte d’auteur, alors qu’à cette même époque à grand renfort de medias et de chroniques littéraires, l’ex première dame de France Valerie Trierweeiler (...)


25 septembre 2014 par Maurad Goual - Dans Des Livres

 

 

« Le Monde est gueule de chèvre » par Joëlle Sambi

« Le Monde est gueule de chèvre » est le titre du premier roman coup de poing remarqué de Joëlle Sambi, une bruxello-congolaise. Il met en scène un enfant et un homme dans le Congo en guerre. Meurtres, cadavres en pleine rue, enfants soldats, camps de réfugiés… Son livre explore les faces sombres du conflit. Invitée par l’association Peuple et Culture, elle est à Marseille pour trois mois et conduit des ateliers d’écritures auprès d’un public divers. Rencontre avec une jeune femme dont l’écriture est traversée par la question cruciale de l’identité, et de l’ambivalence humaine.

« Ce sont les enfants de la guerre, les fils de la folie. Pour jouer, ils battent la mesure sur le bois de leurs Kalachs et font des colliers avec des douilles des leurs balles. (…) Mieux vaut apprendre à se défendre en ces temps de trouble. Leur apprendre à tirer les premiers, à surprendre l’ennemi dans son sommeil, à l’atteindre d’une seule balle. Pour eux, il n’y a de toute façon qu’un seul destin : la misère. C’est ainsi », ces quelques lignes sont extraites de « Le Monde est gueule de chèvre », de Joëlle Sambi édité chez biliki en 2007. Maniant la langue française avec brio, l’écrivaine a produit un premier roman bourré de trouvailles littéraires originales. « Le Monde est gueule de chèvre », revient sur un conflit sans fin où l’humanité est souvent enfouie derrière les atrocités que chacun est contraint (...)


14 novembre 2013 par Claire Robert - Dans Des Livres

 

 

Marseille : des livres et des Hommes

Accros à Internet, à la télé et aux jeux vidéo, le temps est venu de reprendre un bon vieux livre ! Car malgré la chronique d’une mort annoncée des livres, les écrivains n’ont jamais été aussi nombreux et divers et les libraires (sauf le mastodonte d’Internet que nous ne citerons pas ici…) n’ont jamais autant souffert. Et cette fois-ci, nous n’aurons aucune excuse pour ne pas lire. Cette semaine, deux évènements littéraires accompagnent l’année capitale : les écrivains viennent à nous à Marseille et les libraires avec le festival « Les Littorales » nous déroulent le « Red carpet ». « L’Invention du réel » a convié une cinquantaine d’auteurs (l’invité d’honneur est l’Egyptien Alaa Al Aswany, l’auteur de L’Immeuble Yacoubian) et d’artistes (Charles Berling, Oxmo Puccino…) pour un rendez-vous du livre, spéciale année capitale. La majeure partie des évènements sont gratuits…

Les littorales Un peu de culture ne peut pas nuire à notre santé, ni à notre porte monnaie, étant donné que la plupart des évènements littéraires de cette semaine, présentés par « L’invention du réel » et « Les littorales », sont gratuits et en libre accès. Série d’aventures littéraires et artistiques, « L’Invention du réel » met en lumière les auteurs qui « s’emparent du sensible pour en faire fiction » et inventent la réalité. Coproduit par MP13 et la Criée, il se tient au Théâtre national de la Criée, à partir du 17 oct. Le festival « Les littorales », de son côté, investit le centre de la ville, du 18 au 20 octobre prochain, sur plusieurs lieux, bibliothèque de l’Alcazar, Cours d’Estienne d’Orves, BDP Gaston Defferre, Palais de la bourse et La Criée. Les Littorales, c’est le rendez-vous annuel des auteurs et des (...)


16 octobre 2013 par Claire Robert - Dans Des Livres

 

 

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Autres articles Des Livres

 

Brèves Des Livres

  • 6 février

     

    Sortie du livre "L’IMPASSE POSTCOLONIALE", selon Philippe San Marco

    Philippe Sanmarco, président fondateur de Convention citoyenne, s’attaque à la question de la fracture coloniale avec ce livre : "Sortir de la question coloniale". Selon l’ancien député socialiste des Bouches-du-Rhône, il faudrait "déconstruire un discours de victimisation qui enferme, déresponsabilise et conduit à l’impasse". Rien que ça ! Donc si l’on comprend bien, les français issus des ex-colonies se victimisent. ils doivent certainement s’inventer des discriminations, des violences policières, des stigmatisations médiatiques et j’en passe. Nous sommes donc étonné de la thèse lancé par l’ancien socialiste, ancien alié de Gaudin en 2008, puis soutien de Pape Diouf lors des municipales 2014. Alors faut-il remonter à la naissance de Philippe Sanmarco au Cameroun pour expliquer cela. Ironie du sort, ce livre sort en pleine affaire Théo ce jeune homme noir qui se fait déchirer l’anus par une matraque lors d’une énième bavure policière. San Marco oserait-il nous dire que ce n’est pas une pratique hérité du temps bénie des ratonnades coloniales impunies !? Nous ne le chroniquerons certainement pas, si un de nos lecteur veut bien le faire.... Sinon pour le pitch du livre par l’auteur, pincez vous le nez, le (...)

     

  • Juin 2016

     

    La France pays de race blanche... vraiment ?

    Gaston Kelman écrivain franco-bourguignon originaire du Cameroun vient de sortir un petit ouvrage jubilatoire : "La France pays de race blanche... vraiment - adresse à Nadine Morano" chez Archipel. Son thème, stop à la fragmentation de la société en une dimension colorielle ! Il est nécessaire de repenser notre société comme une véritable entité de valeurs et non de couleurs. Allez sur youscribe.com et vous trouverez quelques pages qui vous ferons vous précipitez chez votre libraire pour acquérir ce petit joyau.

     

  • Mai 2016

     

    Laurent Mucchielli appuie là où ça fait mal

    Avec sa co-auteur Emilie Raquet, le sociologue spécialiste de la délinquance vient de sortir « Délinquance, police, justice – Enquêtes à Marseille et en région PACA ». Un brulot. Il en profite pour faire l’enterrement en première classe de son Observatoire régional de la délinquance et des cotextes sociaux (ORDCS). Expérience qu’il a porté à bout de bras de 2011 à 2015 avec le soutien de la région PACA. Au début de sn ouvrage il explique sa difficile genèse et son caractère novateur dans le domaine des sciences sociales : constitution d’un réseau de chercheurs, programme de recherches, activité de diagnostic et d’évaluation des politiques publiques. Il rappelle l’état catastrophique de la recherche dans ce domaine : le manque de moyens, de locaux et surtout l’absence de volonté politique pour y remédier. Il nous livre ensuite un ensemble de travaux produits qui souvent dynamitent les idées reçues sur Marseille, capitale du crime et sa région. C’est une mine d’informations pour tous les acteurs du social, de la prévention et de l’information. Une dose de Mucchielli tous les jours et vous verrez la lumière. Je sais, j’exagère, mais quand nous savons que la délinquance, la violence comme l’immigration seront au cœur (...)

     

  • Avril 2016

     

    Monsieur Tir, un marchand de bien

    Le nom de Tir brille au soleil des voyous et pourrait devenir aussi célèbre que celui de Zampa il y a quelques années, retrouvé pendu dans sa cellule des Baumettes et décédé peu après, une affaire des plus troubles jamais vraiment élucidée. Mais Med In Marseille qui œuvre à la mémoire de l’immigration se devait d’évoquer la mémoire d’un M. Tir et j’ai sorti de nos archives le très bel ouvrage du Comité Mam’Ega à la mémoire du patriarche de cette famille M. Mahboubi Tir. Ce remarquable travail a été réalisé en 2003 par Karima Berriche (texte), Frédéric Pauvarel et Bernard Ribet (photos) et préfacé par le grand historien de l’immigration dans notre cité Emile Temime. Il a été publié grâce au soutien du Conseil Général 13 et plus particulièrement de M. Denis Rossi. Qui était notre homme ? M. Tir Mahboubi dont le nom en langue arabe, signifie « oiseau » et le prénom « bien aimé » était originaire des Aurès en terre chaoui. Il avait vu le jour en 1915 à Boudhérem. Il était le cadet d’une fratrie de onze enfants. Son père était cadi, un petit notable villageois. Il part pour la France dans les années 50, est ouvrier puis s’installe à Marseille et ouvre une alimentation en bordure du grand bidonville du quartier de Saint Barthélémy. (...)

     

  • Janvier 2016

     

    A lire : « Palmyre – L’irremplaçable trésor »

    Paul Veyne, 85 ans, historien, notre plus grand spécialiste de l’Antiquité gréco-romaine vient de sortir chez Albin Michel un magnifique petit ouvrage sur cette ville antique de Syrie : « Palmyre – L’irremplaçable trésor ». Avec la destruction de se site par Daech, il a vu son sujet d’étude voler en éclat et disparaître un pan de notre culture. Il est profondément marqué par ce saccage incompréhensible et en 140 pages il esquisse un portrait de ce que fut la splendeur de ce lieu qui n’existe plus que dans les livres. Il ranime le souvenir de la reine Zénobie, à la fois reine d’Orient et vraie romaine. Il nous prend par la main et nous emmène déambuler avec lui dans cette ville joyau. Nous y découvrons ses temples, ses monuments, nous entendons parler ses habitants et nous les voyons prier la soixantaine de divinités de leur panthéon. Je vous livre ici la première page de sa conclusion, un antidote au poison mortel de la barbarie de notre temps. « Palmyre ne ressemblait à aucune cité de l’Empire. Que son art soit primitiviste, oriental, hybride ou hellénisant, que ses temples aient ou non des fenêtres, que ses notables portent un vêtement grec ou arabe, qu’on y parle l’araméen, l’arabe, le grec et même, dans (...)

     

  • Janvier 2016

     

    A lire : « Sociologie d’une crise religieuse – Qui est Charlie »

    Essai ambitieux d’Emmanuel Todd sur le mal français. Dans le doute et avec méthodologie en 242 pages il dissèque la société française pour commencer une explication plausible et audible par le commun des mortels des événements terribles que nous venons de subir. Il utilise tous les outils des sciences sociales et se risque sur les chemins de l’analyse psychanalytique de groupe pour démonter ce mécanisme apocalyptique. Deux passages que j’ai relevé, un dans l’introduction, l’autre dans sa conclusion traduisent pour moi un résumé symbolique de l’ouvrage. « La focalisation sur l’islam révèle en réalité un besoin pathologique des couches moyennes et supérieures de détester quelque chose ou quelqu’un, et non pas simplement la peur d’une menace montant des bas-fonds de la société, même si le nombre des départs de jeunes jihadistes vers la Syrie ou l’Irak mérite aussi une analyse sociologique. La xénophobie, hier réservée aux milieux populaires, migre vers le haut de la structure sociale. Les classes moyennes et supérieures cherchent le bouc émissaire ». C’est un tir à boulet rouge mais l’homme argumente et la démonstration si elle subira des assauts frontaux restent une forteresse intellectuelle au siège difficile. « (...)

     

  • Décembre 2015

     

    A lire bientôt : "La Fabrique du Monstre de Philippe Pujol"

    Les ouvrages sur Marseille sont nombreux : de l’éloge au dégoût, ils sont rarement de bonne qualité et les quatrièmes de couverture nous annoncent des révélations souvent fantaisistes parfois mensongères. Marseille c’est le sujet qui peut rapporter gros et vendre tous médias confondus, comme l’Olympique de Marseille et pire comme le navet sans fin « Plus belle la vie » qui nous décrit un Marseille de pacotilles pour les ménagères de plus de cinquante ans. Mais début janvier Philippe Pujol, ancien de la rédaction de La Marseillaise et Prix Albert Londres 2014 du meilleur « Grand Reporter de la presse écrite » sort aux éditions Les Arènes « La fabrique du monstre – 10 ans d’immersion dans les quartiers nord de Marseille la zone la plus pauvre d’Europe ». Depuis 2004, notre homme s’est livré à une analyse sans concession du système local : banditisme, corruption, clientélisme, conflits d’intérêts… autant de maux qui concourent à fabriquer ce monstre où règne depuis 1995 un sénateur-maire âgé et inamovible maintenant président d’une métropole dont la naissance est contrariée par un avis du Conseil d’Etat et suspendue jusqu’à une décision du Conseil Constitutionnel, où l’ancien président du Conseil Général poursuivi entre (...)

     

  • Décembre 2015

     

    A lire

    Nouvel ouvrage de Gilles Kepel avec Antoine Jardin : « Terreur dans l’hexagone –genèse du djihad français » chez Gallimard. Avec son titre accrocheur et sa couverture au lettrage bleu, blanc, rouge sur fond noir, avons-nous droit à la énième explication sur les raisons qui poussent de jeunes français à mourir pour le jihad ? Sommes-nous devant l’ouvrage savant qui va remettre du rationalisme dans nos peurs ? Avons-nous un patchwork de théories collées les unes aux autres qui dans le feu des événements et sous la pression éditoriale de réaliser un livre à chaud risque encore plus de perdre les néophytes ? A la première lecture, je dirais les trois mon général. Le prologue « De la marche des Beurs à Charlie et au Bataclan » page 15 à 25 est un raccourci historique et événementiel risqué qui ressemble au titre d’une émission de la chaîne de la TNT ; Les deux autres grands chapitres : « I L’incubation – De Clichy à Sarkozy 2005 2012 et « II L’éruption – De Hollande à Charlie et au Bataclan 2012 2015 » sont de la même veine. Pourtant oh divine surprise « L’épilogue – entre kalach et Martel » est séduisant. Je passe sur la relecture des événements survenus à Poitiers en 732 date qui elle-même pose problème aux médiévistes (...)

     

  • Décembre 2015

     

    Karim vote à gauche et son voisin FN

    « Depuis plusieurs décennies, on s’interroge à chaque élection sur la manière dont ont voté les électeurs en fonction de leur genre, de leur âge, de leur profession et, évidemment, de leur religion. Pendant longtemps, l’enjeu consistait à mesurer le vote “catholique” ou le vote “juif”. Aujourd’hui, ­l’enjeu c’est aussi le vote “musulman”. Ce dernier a suscité de nombreux commentaires après les dernières élections municipales. Des socialistes battus, expliquant que leur défaite tenait à l’abandon de l’électorat musulman, conséquence du mariage pour tous. Des leaders des ­Républicains, se réjouissant d’avoir récupéré le vote musulman. Enfin, quelques obser­vateurs en mal de sensationnel sont allés jusqu’à annoncer le basculement de cet électorat vers le Front national. L’objectif de cet essai est très simple : étudier à la fois le vote “musulman” – vers qui se tourne-t-il et quelles sont ses motivations ? – et l’impact électoral, s’il existe, de la présence d’une population d’origine arabo-musulmane dans les différents quartiers. Dans cette enquête dirigée par Jérôme Fourquet apparaît le visage d’une France trop rarement représentée comme une réalité dans l’analyse des votes, alors qu’elle est, inversement, surexposée comme (...)

     

  • Novembre 2015

     

    La discrimination coûte dix milliards d’euros par an à la France

    Le constat des auteures de l’ouvrage (une étude du Think Tank Different) dont nous publions ci-dessous deux extraits est sans appel : la discrimination coûte cher à la société française. Dix milliards d’euros de manque à gagner chaque année car l’État investit et forme une jeunesse qui faute d’embauche, ne contribue pas ensuite à produire la richesse du pays. Faute d’embauche en grande partie due à une discrimination généralisée… Dans leur ouvrage les deux chercheuses écrivent qu’il faut inventer de nouvelles perspectives pour cette jeunesse éduquée mais larguée, et cela passe par la collecte de données sur les origines des individus pour pouvoir renforcer les sanctions contre les discriminations. Lire la suite de l’article surthe conversation

     

  • Novembre 2015

     

    L’odeur du jasmin se consume

    Le Grand Prix du Roman de l’Académie Française vient de couronner ex-æquo Boualem Sansal et le romancier tunisien Hédi Kaddour. La littérature maghrébine d’expression française terme générique reconnu en cette année 2015 par les « immortels ». Et dans ce cas la Tunisie. Tunisie du prix Nobel de la Paix pour quartet qui assura la transition démocratique du pays qui n’a pas encore basculé dans un drame à l’algérienne des années 90 mais Tunisie de l’attentat du Musée du Bardo et de la plage de Sousse. Une Tunisie qui a renvoyé le pouvoir islamiste et congédier ses peurs par les urnes. Mais aussi une Tunisie victime du fossé qui s’accroit entre les plus riches qui ont retrouvé une partie de leur liberté confisquée par les « Thénardier » Ben Ali mais qui a encore ses cohortes de « Misérables » au centre ou aux confins sud du pays. Tunisie de Mohamed Tarek Bouazizi qui s’immola par le feu et devint le détonateur qui fit exploser la société tunisienne qui étouffait sous l’emprise d’une famille aux dérives prédatrices. Un marchand ambulant de fruits et de légumes qui ne rêvait pour un monde meilleur que d’avoir seulement une camionnette pour ne plus avoir à tirer sa charrette de misère. Bouazizi le cramé d’une vie morne et (...)

     

  • Octobre 2015

     

    Le livre Mein Kampf d’Adolf Hitler, va être réédité en France

    L’ouvrage manifeste écrit par Adolf Hitler, Mein Kampf, avait déjà été publié en France en 1934, dans une traduction médiocre. Cette version du livre écrit par le fondateur du nazisme est toujours disponible en France, accompagné d’un court avertissement de quelques pages en début d’ouvrage. Mais le document historique, interdit de commercialisation dans certains pays, car il véhicule un message de haine, va être réédité en France et publié en 2016 par la maison Fayard, le Land de Bavière, n’étant plus propriétaire des droits à partir du 1er janvier. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/articl...

     

  • Octobre 2015

     

    Le sens de la République essai de Patrick Weil

    Depuis le traumatisme de janvier 2015, la République n’a cessé d’être invoquée et convoquée, notamment lors des immenses manifestations du 11 janvier. Fondement de notre société, socle de la citoyenneté et rempart de notre laïcité, elle fut aussi décriée. A force de ne pas tenir ses promesses, il lui fut reproché de favoriser l’entre-soi, le communautarisme, voire l’apartheid social. Après la Concorde… vint le temps de la discorde. C’est alors que la volonté de questionner Patrick Weil apparut comme une évidence. Historien de l’immigration et de la nationalité, directeur de Recherche au CNRS, professeur invité à l’Université de Yale et à l’école d’économie de Paris, il est un des rares intellectuels à pouvoir intervenir dans le débat public sur des sujets aussi brûlants que l’intégration, les migrations, la religion, le racisme, l’antisémitisme. Sans langue de bois, sans éviter les sujets qui fâchent, comme l’islam ou l’identité nationale, les frontières ou l’héritage colonial, il se nourrit de véritables recherches empiriques et d’une longue pratique des politiques publiques, à la différence de tant de ceux qui occupent la scène médiatique. Il donne ici du sens à la République, à savoir une direction et une (...)

     

  • Octobre 2015

     

    “La France doit accepter franchement les mœurs des citoyens musulmans”

    La laïcité n’est pas la solution face aux questions nouvelles que pose l’islam à la société française. C’est la thèse brûlante du philosophe Pierre Manent dans son nouvel essai, Situation de la France. Pour cet intellectuel, il faut un nouveau compromis entre les citoyens français musulmans et le reste du corps civique. Depuis les attentats de janvier 2015, la question de l’islam est devenue centrale au sein du débat public. Dans un essai audacieux et stimulant, le philosophe Pierre Manent y répond en proposant de revoir notre vision de la laïcité. Plutôt que de proposer l’effacement du religieux, Manent préconise d’établir un nouveau contrat social avec nos compatriotes de confession musulmane.La suite de l’article sur le site Les Inrocks

     

  • Juillet 2015

     

    A lire, les pieds dans le sable, mais la tête à l’ombre et l’esprit apaisé

    "Paris Alger, une histoire passionnelle" de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, chez Stock, mai 2015. Je sais que la période estivale ne pousse pas à se plonger dans ce genre de lecture, mais en 371 pages nous avons une analyse passionnante des rapports entre nos deux nations. N’insistant pas trop sur les périodes anciennes nos deux journalistes font un état des lieux contemporains de Sarkozy à Hollande qui éclaire le sujet d’une façon intelligente et très bien documentée. Entre anecdotes et affaires d’états, tout est bon, il n’y a rien à jeter. Nous apprenons que Stora et Zemmour ont des liens de parenté, que notre ministre de l’intérieur est de là-bas et que même le président Chirac, l’homme politique le plus aimé des français depuis qu’il est gâteux s’est fait prendre la main dans le baril d’or noir, la confiture des puissants pour son rôle d’intermédiaire entre Alger, Paris et Daewoo, allégations jugées mensongères et diffamatoires par son entourage. La partie couvrant les rapports de M. Hollande et les échanges de bons procédés entre services secrets de nos pays est d’anthologie. Bien sur il faudrait croiser ces informations avec d’autres sources mais nos compères ont de bons informateurs. Je me (...)

     

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