Rubrique Européennes 2009

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Européennes 2009

 

 

 

Malika Benarab-Attou : l’atout écolo du parlement européen a tout d’une grande

La Savoyarde siègera bientôt à Bruxelles. Placée en troisième position sur la liste Europe Ecologie pour la circonscription du Sud-est, Malika Benarab-Attou a été élue députée au sortir des élections européennes qui se sont déroulées le 7 juin dernier. De son militantisme au sein des Zaâmas de Banlieue à Lyon dans les années 80 à son engagement contemporain pour la planète, retour sur le parcours d’une femme qui a fait de sa double identité une force.

La voix est cassée, le souffle court. Depuis que Malika Benarab-Attou a été élue députée européenne, dimanche 7 juin, cette Chambérienne de 46 ans enchaîne les rendez-vous avec les média. Il a fallu revenir maintes fois à la charge pour enfin obtenir cet entretien avec elle mais, et cela est de bon augure, celle qui était troisième sur la liste présentée par le rassemblement Europe Ecologie dans la circonscription du Sud-est a à cœur de tenir ses promesses. Et nous accorder une demi-heure de ce temps si précieux en faisait partie... Née en Algérie quelques mois seulement après l’indépendance, Malika Benarab-Attou bénéficie de la double nationalité, après avoir effectué une démarche volontaire d’acquisition de la citoyenneté française. Une identité multiple qui va marquer, on va le voir, la route qu’elle s’est (...)


 

 

Adil Fajry, candidat à une Europe anticapitaliste et « combattante »

Elections européennes 2009. Cinquième sur la liste NPA emmenée dans le Sud-est par Raoul Jennar, cet Istrien de 35 ans a des idées bien arrêtées et est convaincu que le seul moyen de faire entendre sa voix et de combattre l’« ennemi » du grand capital consiste à s’engager politiquement. Entretien avec un homme qui n’a qu’un but : servir son prochain, et les quartiers populaires.

C’est à trois ans qu’Adil Fajry, natif de Casablanca au Maroc, arrive en France. Son père vient d’être embauché pour travailler sur le site de Fos. Il va grandir dans les quartiers sud d’Istres, et y découvrir ses premiers combats militants. Trente-deux ans plus tard, le voici devenu père de famille, animateur territorial, et candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, créé récemment sur les fondations de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) représentée au niveau national par Olivier Besancenot. Cinquième sur la liste menée par Raoul Jennar dans la circonscription du Sud-est, le jeune homme ne se fait aucune illusion quant à son élection, mais reste persuadé que plutôt que de s’abstenir, il faut porter les idées qu’il défend au parlement européen, afin que « la politique ne serve pas que des intérêts (...)


 

 

Avec le Club "Penser pour Agir", l’Europe passionne des citoyens de Marseille Nord

La majorité des Français a dit non à une certaine Europe lors de la dernière consultation de 2005. Aujourd’hui encore, malgré l’échéance du 7 juin, les enjeux européens ne semblent guère intéresser la population a priori. A priori seulement car le Club "Penser pour Agir" a fait le plein mercredi soir à la mairie du 15/16 pour une conférence débat sur le fonctionnement et l’avenir de l’Europe. Et ce n’est pas parce que la mairie a prêté sa belle salle de mariage qu’hommes et femmes ont répondu oui… à l’invitation. La motivation citoyenne impulsée depuis près d’un an par ce club d’éducation populaire est la principale raison du succès de cette réunion. C’est aussi pour cela que la quasi-totalité du public a suivi jusqu’au bout les explications du professeur Yves Luchaire de L’IEP d’Aix. Pour le débat qui a suivi, ces citoyens sont également restés pour échanger : c’est vrai que dans cette belle salle d’ordinaire réservée aux cérémonies nuptiales, chacun pouvait imaginer quelle Europe il épouserait volontiers. Un bénéfice donc pour la démocratie et une grande satisfaction pour Farid Messaoudi, responsable de ce club citoyen. Interviews et extraits vidéo…


 

 

Fadila Mehal/MoDem : « Cette candidature est très importante. Je ne suis pas née européenne, je le suis devenue »

Elections européennes 2009. Connue pour son combat pour la diversité et contre les discriminations au sein de l’association des Marianne de la Diversité qu’elle a fondée, Fadila Mehal occupe la troisième place de la liste MoDem emmenée par Marielle de Sarnez en Île de France. Engagée politiquement auprès de François Bayrou, candidate à Paris lors des dernières municipales, cette « européenne convaincue » retrace pour nous son parcours et parle du programme qu’elle défend. Récemment approchée par le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances Yazid Sabeg, elle a accepté de prendre la vice-présidence de la commission « Média et diversité ». Elle s’en explique également.

De quelle légitimité bénéficie le MoDem sur le plan européen ? Comme mon parti je suis une européenne convaincue. Notre slogan c’est « Nous, l’Europe », parce que nous considérons que nous sommes finalement les héritiers de ceux qui ont fait l’Europe, qui ont créé l’Europe, pensé l’Europe. Je pense à Robert Schuman, à Jean Monet et à tant d’autres. Nous sommes des européanistes de longue date, parce que nous pensons que l’Europe, dans sa création en tout cas, a été une formidable chance de reconstruire la paix, de reconstruire la croissance, puisqu’elle s’est bâtie en priorité sur ces objectifs. Il ne fait pas de doute que nous sommes le parti le plus européen de toutes les listes proposées aux Français pour le prochain scrutin du 7 juin. Pour vous plus particulièrement, que représente cette candidature ? Elle est (...)


 

 

Le Front de Gauche en campagne à la Savine : Marie-Christine Vergiat nettement mieux reçue que Fadela Amara

Notre dernier reportage à la Savine pour rendre compte de la visite d’une responsable politique remonte à la venue de Fadela Amara le 6 févier (voir notre article). Déçus par la promesse non tenue d’un plan Marshall pour les banlieues les savinois et surtout les savinoises avaient pour l’essentiel fraichement reçu la secrétaire d’Etat. En témoignent les critiques et colères excédées des habitants enregistrés au centre social. Pour le coup, la venue de Marie-Christine Vergiat du Front de Gauche tranche de manière saisissante avec la visite, sous bonne garde, du membre du gouvernement : dans la cité, Marie-Christine et ses colistiers échangent avec tout le monde, du plus jeune au moins jeune, de la militante avertie au citoyen qui comme beaucoup en France est dépassé par les enjeux et la complexité de cette élection. Sans garde du corps, ni trompettes, loin de la cohue médiatique, l’équipe du Front de Gauche a passé tout un après-midi, à l’aise aux quatre coins de la cité, pour parler d’Europe, de citoyenneté mais également pour échanger d’une façon plus large avec les habitants. Nous les avons suivi avec notre caméra.

« On trouve de l’argent pour les banques, le bouclier fiscal mais pas pour le plan Marshall ! Fadela Amara devrait en tirer la conséquence et démissionner ». Marie Christine Vergiat et Karim Ghendouf annoncent la couleur. La suite et autres extraits choisis dans cette vidéo : (Figurent sur ces images la colistière et militante d’Attac Olivia Lemoine, des élus comme Joël Dutto, Houria Hadj-Chick, des militants… et évidemment des citoyens savinois.) Marie Christine Vergiat en campagne à la Savine


 

 

« Le Front de Gauche veut changer d’Europe »

A 37 ans, Karim Ghendouf est père de deux fillettes. Il est titulaire d’une licence en sciences économiques de l’université de Grenoble, et d’une maîtrise en management d’entreprise de l’Ecole supérieure de commerce EUROMED Marseille. Son parcours professionnel l’a mené à La Ciotat où durant 4 ans il a assuré la fonction de directeur adjoint à la mission locale du canton. Depuis 2001, il est conseiller municipal et depuis 2004, conseiller régional sur la liste de rassemblement de la gauche conduite par Michel Vauzelle, où il a en charge les questions énergétiques. Parallèlement à ces activités, ce français d’origine algérienne dirige une entreprise d’insertion spécialisée dans le bâtiment, les espaces verts et les déchets. Militant de terrain et chef d’entreprise, il se présente aujourd’hui pour la première fois aux élections européennes dans la circonscription du Sud-est, sous les couleurs du Parti Communiste Français qui a fait le choix du rassemblement avec « le Parti de Gauche » et « la Gauche Unitaire » réunis sous la bannière du « Front de Gauche ». Entretien.

Pourquoi avez-vous souhaité être candidat aux européennes et comment vivez-vous votre candidature ? C’est d’abord une décision collective. Une décision des communistes qui m’ont confié la responsabilité d’être leur leader dans cette grande circonscription dans laquelle je figure en seconde position sur la liste « Front de Gauche ». Une responsabilité que j’essaie d’assumer le mieux possible et avec le plus de conviction possible. C’est une reconnaissance de la part de mes camarades qui me font confiance. Je vis cette candidature avec beaucoup de fierté. Si j’ai accepté d’être candidat c’est pour faire en sorte que cette Europe se bâtisse sur d’autres fondements que celui de l’économie de marché. Il me semble qu’aujourd’hui on ne mesure pas suffisamment l’impact des directives européennes sur la vie (...)


 

 

L’Europe Du Peuple !

Nice, Maastricht, Lisbonne autant de noms de villes qui symbolisent désormais l’implacable logique ultralibérale et sa traduction politique comme autant de traités iniques imposés aux peuples européens. Le sens de l’histoire aurait voulu que l’humanisme soit un des socles fondateurs de l’Europe politique et au contraire c’est le mercantilisme qui prévaut, ce à quoi nous conduit la ratification « scélérate » du traité de Lisbonne est la négation absolue du principe de souveraineté du peuple : en effet si l’idée de départ est bonne et si l’échelon européen est judicieux pour appréhender les problèmes macro économiques que pose la mondialisation, il semble que le logiciel européen ne soit pas configuré de la bonne manière ; ce n’est pas l’Europe qui pose problème c’est l’idée que s’en font les responsables européens engoncés dans la certitude absolue que l’Europe n’est qu’un rouage « technique » de la mondialisation néolibérale et qu’elle est de fait entièrement assujettie aux règles du Marché. C’est ce suivisme coupable, cette incurie atavique et cette incapacité à imaginer l’Europe comme une solution aux dérèglements planétaires induits par la cinétique destructrice de la barbarie capitaliste, qu’il faut combattre.

Nous ne pouvons pas faire abstraction du contexte dans lequel se déroulera ce scrutin, la crise financière s’est muée en crise économique d’une ampleur sans précédent, certains experts estiment que celle-ci détruira entre 50 et 70 millions d’emplois dans les « pays développés », en France les plans sociaux se succèdent à une vitesse vertigineuse jetant dans le marasme et l’incertitude du lendemain des centaines de milliers de foyers comme autant de drames et de destins sacrifiés à la logique anthropophage du néolibéralisme. Les européennes 2009 seront un nouveau test pour l’ensemble de la gauche progressiste et altermondialiste, un test pour savoir si nous sommes désormais plus nombreux à refuser l’enfer des dérèglementations économiques, le « tout marchand » placé au dessus de l’homme, les dogmes (...)


 

 

Les écolos rassemblés dans leur diversité en vue des Européennes

Dans le sud-est, la liste du Rassemblement Europe Ecologie, en lice pour les élections européennes qui auront lieu le 7 juin prochain, est emmenée par Michèle Rivasi. Le mouvement qui a souhaité réunir largement autour de ses valeurs organise demain au CRDP une conférence « pour un nouveau partenariat euro-méditerranéen ». Objectif : « construire des ponts face aux murs de l’Europe forteresse »

Alors que le « Grenelle de la téléphonie », dit aussi « Grenelle des antennes » vient de s’ouvrir à Paris, impossible de joindre Michèle Rivasi, tête de liste du Rassemblement Europe Ecologie dans le sud-est pour les élections européennes à venir. Connue pour son engagement associatif et scientifique – elle est à l’initiative de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité qui a révélé en 1986 que le nuage radioactif lié à l’accident nucléaire survenu à la centrale de Tchernobyl ne s’est pas arrêté aux frontières alpines, comme le soutenaient les autorités françaises de l’époque) et plus récemment vice-présidente du Criirem (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) – la native de Montélimar fait figure de spécialiste, (...)


 

 

Karim Zeribi, du Parlement des banlieues au Parlement européen ?

La figure politique marseillaise (qui en connaît un rayon côté chemins de fer et de croix) semble devoir quitter le train de banlieue pour devenir une « Euro Star ». Placé en troisième position sur la liste socialiste pour les européennes de juin prochain, emmenée dans le Sud-est par le parachuté Vincent Peillon, Karim Zeribi paraît en bonne voie pour gagner un siège en first class. Alors que Martine Aubry souhaite enterrer les éléphants du parti pour faire place notamment aux jeunes loups minoritaires mais visibles, la « grande gueule » avignonnaise ne souhaite pas apparaître comme un « candidat de la diversité ». Sans candeur, ce « candidat tout court » a répondu à nos questions.

Qu’est-ce que ça fait de passer du Parlement des banlieues au Parlement européen ? Karim Zeribi au 1er parlement des banlieues en 2001 Alors d’abord, je ne suis pas encore au Parlement européen. Je crois qu’il faut faire preuve d’humilité, qu’il faut raison garder. Il y aura une campagne, donc je serai présent sur le terrain pour battre campagne et essayer de convaincre de la nécessité de relier le local à l’Europe. On va essayer d’être présents au parlement dans une posture que je qualifierais de combat constructif pour une Europe plus sociale, plus citoyenne, plus humaine, plus proche des gens. Parce qu’aujourd’hui elle apparaît plus technocratique que politique. Et je crois qu’il faut une Europe politique mais qui ait du sens, de la force, pour donner aux services publics la place qui est la leur, (...)


 

 

" Nous sommes passés de la lutte des classes à la lutte des places ! "

Akli Mellouli est l’un des chroniqueurs favoris des lecteurs de Med’In Marseille. Nos internautes apprécient autant son humour que ses subtiles analyses. Pour la rédaction, Akli a un côté pratique car doté d’X casquettes. Pour son dernier billet, c’est forcément coiffé de sa casquette rose qu’il nous a écrit ce papier classé « X ». L’élu PS du 9-4 avait alors expliqué pourquoi il avait un peu « mal comme X » de la façon dont son parti avait investi la diversité aux européennes… Sauf que de notre côté, nous avons épluché les listes et nous nous sommes rendus compte que, exceptées quelques régions où l’on a malheureusement encore pratiqué l’apartheid, le parti de Jaurès et Martine Aubry était aujourd’hui le mieux placé en terme de représentation des origines pour cette élection ! Nous sommes donc revenus vers Akli pour plus d’explications… M. Mellouli a répondu à toutes nos questions (sans prendre de gants) et n’a pas hésité à remettre les poings sur les "petits x" !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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