Rubrique L’actu phocée des diverses cités

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L’actu phocée des diverses cités

 

 

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7ème Edition des Ballons du cœur. L’OM et l’ASC Vivaux Sauvagère footent en cœur.

Ce mercredi 13 décembre 2017 au stade Hubert Moruzzo, dirigeants, entraineurs et parents des licenciés du club de l’ASC Vivaux Sauvagère se sont donné rendez-vous afin d’apporter une contribution à l’œuvre de Coluche, ce grand monsieur qui en 1985 a décidé, sans promettre le grand soir, de donner tout simplement à manger et à boire ! 32 ans après , ils sont encore nombreux " ceux qui ont faim" ces démunis qui ont besoin de ces restos solidaires. De ce fait, pour la 7ème édition des "Ballons du coeur", le club s’est mobilisé une fois de plus pour une collecte. Dans les tribunes, ils étaient également venus nombreux pour supporter les minots l’OM et de l’ASC Viaux Sauvagère qui ont joués solidaires. Mercredi tout le monde est reparti avec le sourire car tous avaient remporté ce chalenge de la solidarité : Rachel la responsable des restos est repartie ravie et le camion rempli ! Récit en photos :

Soutenus par les entrepreneurs sponsors du club, le conseil Départemental 13 qui a affecté notamment une sono Mobile pour donner de l’entrain à cette rencontre, et d’un bon coup de pouce de la Maire du 6-8 qui a particulièrement touché le président du Club. C’est donc un défilé ininterrompu de petits bonshommes au survêtement noir estampillé ASC Vivaux Sauvagère qui sont arrivés avec des sacs qu’ils vident sur une table. De là, un premier tri s’est fait par les équipes de l’OM Next-Génération, reconnaissables avec leurs doudounes bleues, et bien évidemment les entraîneurs, dirigeants et parents des joueurs des deux équipes, venus prêter main forte. Ensuite le public enthousiaste a pu participer à des rencontres débutants / U11 qui ont régalé le public. Enfin pour finir, au moment du bilan de (...)


 

 

Reportage vidéo de la visite de François Hollande dans les quartiers Nord de Marseille (Cité des Bourrely).

Avec la Fondation « La France s’engage », l’ancien président de la République, François Hollande s’est rendu jeudi dernier dans les quartiers Nord de Marseille. C’est au centre Anaris, en plein de cœur de la cité des Bourrely, en face de la Kalliste, qu’un espace hybride entre centre de formation aux métiers de la sécurité et activités sportives et sociales a accueilli le président de la fondation La France s’engage. Il s’agit bien du premier ex-président de la République à venir dans les cités Nord. Pour conclure la visite François Hollande est allé saluer le Coach du Team Tachouaft : « Bravo Karim, c’est vous l’exemple, c’est pour vous que je suis venu voir ! ». Nous qui avions effectué en exclusivité le reportage vidéo de l’implantation d’Anarys, le centre de formation du groupe Mondial Protection dans la cité, nous en avons profité pour faire le point avec son PDG, Pascal Kiekens, sur les emplois créés depuis, mais également entendre dire par cet ancien officier de gendarmerie devenu patron de groupe, qu’il espérait retrouver un ministère de la Ville en France et que l’action des entreprises doivent bien se conjuguer avec l’action publique pour faire reculer l’exclusion. En deux vidéos :

Une fois n’est pas coutume nous allons vous proposer deux regards pour la même viste. La première sera plus détaillée, plus longue, elle a été tournée par Ahmed Nadjar : Your browser does not support the video tag. La seconde, filmée par Claire Robert, est destinée au plus pressés car elle est courte. Dans les deux cas, il est bon de voir les deux angles, bien entendu ! Your browser does not support the video tag. La question qui s’est ensuite posée, tant par la presse, que dans les cités, fut la suivante : Était-il un peu - trop tard - pour bien faire pour Hollande ? Enfin faire c’est beaucoup dire, car cette action on ne la doit qu’à la rage d’un homme, Karim Tachouaft, un guerrier au 7 vies qui ne s’est jamais laissé abattre et qui a pu rebondir et se bonifier grâce au volontarisme (...)


 

 

Karima Larbi : "Schebba c’est reparti pour 30 ans !"

Le 25 juin 2016 nous avions publié un article d’alerte sur la situation d’une des associations les emblématiques des quartiers Nord de Marseille il était intitulé : "Schebba : Fêter les 30 ans demain ? pas si sûr !" . A cette date le risque était grand de voir disparaître cette structure dont le savoir faire acquis au fil du temps aurait manqué dans ces quartiers où le marasme économique se dispute à la dérive de la violence sociale. Nous sommes donc heureux de revenir vers vous avec de bonnes nouvelles de cette association de femmes transgénérationnelle qui oeuvre au service des cités Nord dans les domaines de la médiation, de la formation et dans différents champs d’actions socioculturels. C’était à l’occasion de la journée de lutte pour les droits des femmes, lors d’une fête décalée au jeudi 9 mars, nous avons interviewé deux Karima : La nouvelle présidente Karima Larbi pour nous faire un topo sur la situation et entrevoir les perspectives et Karima Chernai pour avoir un mot de l’activité du terrain. Reportage vidéo, fiesta comprise :

Cliquez sur la vidéo ci-dessous : Your browser does not support the video tag. Supplément reportage photo pour immortaliser cette fête :


 

 

Marseille, message du rassemblement pour Fahad, tué à Noël : "Protégeons nos enfants"

Samedi 31 décembre, par un soleil radieux, les cieux ont donc voulu saluer par un temps magnifique la mémoire du jeune Fahad 19 ans, assassiné ce 24 décembre dans une pizzeria de la cité Kaliste. Près de 200 personnes, essentiellement des jeunes et de nombreux collègues animateurs sociaux, c’étaient rassemblées devant la Mairie centrale. Comme Fahad travaillait au centre social des Bourelys de nombreux ados ont donc fait le déplacement pour saluer la mémoire de leur animateur adoré. Pour preuve, tous les coeurs qu’on pouvait voir dessinés sur les tee-shirt blanc à l’effigie de Fahad : En plus, des messages d’amour ainsi que les tours de la cité kaliste étaient reproduits manuellement, comme autant d’oeuvre originales pour saluer sa mémoire. Pour montrer aussi qu’à Kaliste et dans les quartiers Nord : L’amour pourrait peut être vaincre ce fléau de la violence... Enfin si seulement les adultes et les autorités pouvaient les aider à enrayer ce mal qui ne respecte même pas les jours de fêtes. Si seulement le message inscrit sur un tee-shirt "Protégeons nos enfants" pouvait devenir une résolution, une priorité pour Marseille 2017 !

L’inscription Fahad n°06 fut également beaucoup cité car c’était son poste au milieu de terrain de l’Equipe de l’ASASA pour laquelle il évoluait en district de Provence. Pour l’heure l’enquête n’a pas révélé de façon certaine la cause de l’assassinat du jeune étudiant. Abdelali Louafi, le président du centre social s’inquiète : Pour quelles raisons s’en prendre à un jeune, sportif et travailleur ? Au milieu de la foule un adulte arbore un tee-shirt : « Protégeons nos enfant » d’autres adulte sont très en colère contre l’abondons des cités Nord, il pointe une mairie indifférente à l’image de la façade sans drapeau qui symboliquement semblait ignorer ces « enfants illégitime de la république nord de Marseille ». Evidemment l’absence d’élus excepté la conseillère générale d’opposition Haouria hadj-chikh et la (...)


 

 

Marseille, Cité des Lauriers, une plaque en mémoire d’Enfaïdine, Kamal et Malik.

Samedi 29 octobre, fin de matinée, un ciel bleu d’une grande pureté, accueillait les familles et une foule de voisins et de soutiens venus de différents quartiers, à la cité des Lauriers. Ce temps clément, contrastait avec l’immense tristesse de la réunion, pour laquelle il fallait être bien accroché pour ne pas verser de larmes. Farida se dévoue pour prendre la parole, avec ses amies, elles sont venues de la Bricarde et se sont cotisées pour marquer dans le marbre, la mémoire d’Enfaïdine, Kamal et Malik, trois jeunes tués la nuit du samedi 24 octobre 2015. Par solidarité elles sont venues "de partout" comme on dit ici. Simplement par solidarité ou encore plus, pour celles qui ont été touchées par le décès de proches comme rachida Tir et d’autres mamans touchées par le fléau de l’hyper violence. Pour cette affaire l’horreur avait dépassé un stade : comment peut-on tirer sur deux ados de 15 ans ! Vidéos.

Un an déjà, et cette question lancinante qui taraude l’esprit des habitants des Lauriers ! "C’était comme nos enfants" témoignent deux voisines émues par la cérémonie et encore abasourdies par ce drame. Le grand père de Malik a une explication qu’il nous livre dans la vidéo : « son petit-fils Malik, un jeune un peu plus âgé devait sortir en boite ce soir là, il était donc là au mauvais endroit au mauvais moment pour ce Chibani. C’est par pure sauvagerie que ces jeunes tuent ». Quoi qu’il en soit, les familles et les amis se sont réunis soutenus également par des élus comme Haouria Hadj-Chikh très impliquée dans la lutte contre les violences ainsi que deux autres conseillers départementaux Rébia Bénarioua et Anne Di Marino. La députée Sylvie Andrieux avaient fait également le déplacement tout comme Soraya (...)


 

 

L’association "La main dans le coeur" fête Haloween à la Bricarde

Mercredi 26 octobre dans l’après midi, autour de l’air de jeux qui jouxte le bâtiment "A" de la cité de la Bricarde, de nombreux enfants transformés pour l’occasion en petits monstres, sorcières et autres personnages inquiétants se sont régalés grâce au travail de l’association "La main sur le cœur". Au menu : bien sûr de monstrueuses dégustations de bonbons comme c’est de coutume mais il y a eu également les activités pour mériter le délicieux goûter. C’est ainsi que les minots ont occupé leur après-midi par des ateliers peintures et déguisements conclus par des jeux. En renfort, il y avait l’équipe de l’Addap, mais chut faut pas le dire... Les médiateurs préfèrent valoriser les initiatives d’habitants... Reportage vidéo :

Your browser does not support the video tag. Après la vidéo, une photo de groupe s’impose :


 

 

Messaoud Harrat nous a quitté : Il fut le témoin du combat de l’EFA pour la reconnaissance de "l’autre 8 mai 1945"

Depuis 2011 monsieur Messaoud Harat, à chaque commémoration de l’Espace Franco-Algérien PACA, venait témoigner de la douloureuse histoire des massacres de l’autre 8 mai en Algérie. De ce fait quand ses membres ont appris la triste nouvelle hier ils ont tous été émus et chagrinés par cette subite disparition. C’est Saïd Joliette qui avait persuadé celui que tous appelaient amicalement Hadj Messaoud de venir témoigner de ces massacres. Né le 18 Aout 1925 à Oued Zenati il se souvenait bien de la manifestation de Guelma et venait chaque année témoigner des détails sordides de ces "répressions" comme ces fours crématoires dans lesquels furent conduit des algériens coupables d’avoir cru en la liberté promise pour avoir contribué de leurs sangs à la libération de la France. Au mois de juin dernier, lors du rassemblement devant la mairie du 1/7 il était venu accompagner ses amis de l’Espace pour une dernière sortie publique, encore une fois pour demander aux autorités (complices ?) de bien vouloir faire en sorte que la plaque mémorielle soient réapposée et respectée. Retour sur cet événement lors duquel il a salué une dernière fois ses camarades :

Dernière sortie publique de Hadj Messaoud Harrat : Your browser does not support the video tag. Voici le discours du président de l’EFA PACA qui avait été prononcé juste avant. Bien sûr elle vous rappellera que le combat pour la reconnaissance des crimes coloniaux en Algérie est loin d’être achevé, M Harrat Messaoud aura quoi qu’il en soit, contribué à la transmission de cette histoire. Ecoutons (ou réécoutons) Mr Hassen Guenfici : Your browser does not support the video tag. Parmi les militants associatifs nous avions entendu par ordre de passage dans la vidéo ci-dessous Rachida Tir de l’alliance Savinoise et Fatima Mostéfaoui du collectif "Pas sans Nous" exprimer leur soutien à l’action de l’Espace. Puis les représentants politiques avaient également fait part des raisons de leur (...)


 

 

Forum de l’Afap "le radicalisme est-il une des dimensions de la religion ?"

Samedi après-midi, la diaspora sénégalaise s’est donnée rendez-vous à la salle Magalonne, à Bougainville dans le 15eme arrondissement de Marseille. Par le biais de l’association AFAP « Association des familles Africaines de Provence » il s’est tenu une conférence débat sur le thème : « le radicalisme est-il une des dimensions de la religion ? ». En d’autres termes, la pratique de l’islam au Sénégal et les possibilités d’en tirer profit afin d’accompagner les jeunes issus de cette communauté vers un islam plus apaisé.
Une centaine de personnes ont fait le déplacement. Deux thèmes majeurs furent abordés. Dans un premier temps, les possibilités d’investissement au pays, thème largement débattu dans la salle et Vifs echanges entre les intervenants et le public très curieux et désirant investir dans de bonnes conditions (achat de terrain, construction, loi fiscalité). Tout ce qui concerne l’acquisition immobilière, fut traité dans la perspective d’organiser un salon Sénégalais en France.
La deuxième partie était plus spirituelle et le sujet principal de la conférence « la radicalisation est-elle inhérente à l’islam ? » fut présenté par trois jeunes théologiens, qui maniaient le verbe haut. Ils ont su captiver les présents, en se basant sur la méthode Tijaniya, un courant du soufisme très répandu au Sénégal. Le forum s’est soldé par le partage du repas de rupture de jeûne du Ramadan.
Retour sur ce forum en vidéo.

Forum de l’Afap, première partie consacrée à l’investissement immobilier au SénégalEn deuxième partie le thème "le radicalisme est-il une des dimensions de la religion ?" fut traité par des théologiens


 

 

Schebba : Fêter les 30 ans demain ? pas si sûr !

Schebba l’exemple, Schebba ces femmes des quartiers qui ont montré la voie en se mobilisant contre les discriminations et la misère, Schebba que l’on invite partout à témoigner de leur exemple, Schebba que les chercheurs viennent avec déférences recueillir les paroles, Schebba par ci, Schebba par là, autant d’honneurs qui ne vont pas tarder à se transformer en oraison funèbre. Parce que Schebba se meurt, victime de l’arbitraire administratif, de la raison comptable, de la logique paperassière. Jeudi quand nous sommes allés les voir elles n’avaient reçu aucune notification de financement pour l’année 2016, rien. Elles ne savaient plus comment faire face au paiement des salaires d’une quinzaine de personnes, elles avaient consommé leur découvert bancaire, arrivaient à la fin de leur moratoire sur les charges sociales. Ce dernier carré de militantes de nos quartiers à force de faire des rendus allaient en vomir.

Cela fait des années qu’elles réduisent leur effectif, allègent leurs charges, mais là nous sommes à l’os. Mais c’est la faute à personne, peut-être au système, peut-être à la déshumanisation de l’action sociale malgré le courage de certains techniciens qui dans les institutions se battent pour les associations. Nous sommes peut-être corrompus par la prose libérale qui impose ses contraintes gestionnaires, incapable d’évaluer au juste prix le peu de Bonheur Brut Quotidien qu’amène Schebba aux plus pauvres. Hier encore elles étaient un petit bataillon de 30 à 50 mères courage qui œuvraient dans les quartiers, de la prévention de la délinquance à la formation. Posons-nous des questions, la montée de la violence dans les quartiers est en corrélation avec le désengagement des institutions auprès d’associations. Ces (...)


 

 

Marche blanche à Frais Vallon : il s’appelait Saïd Soihili, 11 ans...

Pour rendre un dernier hommage au petit Saïd Sohili, renversé il y a quelques jours par un chauffard alors qu’il se rendait au stade, ce jeudi plus d’un millier de personnes se sont rassemblées devant la tour F de la cité de Frais Vallon (dans le 13ème arrondissement de Marseille). Les organisateurs avaient demandé aux habitants et autres citoyens solidaires de s’habiller pour une marche blanche. Pour mener le cortège un collectif réunissant toutes les associations de Frais Vallon s’est organisé pour l’occasion. Du centre social en passant par le CLSV et le Sporting Club Frais Vallon (le club de feu le jeune Saïd) tous les acteurs associatifs impliqués dans la vie du quartiers ont donc été bien présents pour soutenir la famille. On a demandé aux enfants de se placer devant et le cortège est parti se recueillir une dernière fois devant le stade, lieu du drame. Bien sûr cette marche s’est organisée également pour dénoncer "l’insécurité routière dans l’avenue de Frais Vallons", comme indiqué sur l’affiche de mobilisation, mais pour l’heure il s’agissait vraiment de faire un adieu au petit Saïd. Arrivé sur place à peine quelques mots ont été prononcés tant la douleur était profonde. Nous citerons juste l’entraîneur des U13 du sporting club de Frais Vallon, qui résumera la gorge nouée la passion du jeune Saïd en une phrase : "J’ai connu saïd avec un ballon, il nous a quitté en allant jouer au ballon"... Nous avons suivi avec notre caméra les ballons, le vent les a emporté... vers le stade ! Résumé vidéo.

Your browser does not support the video tag. Ci-haut la vidéo, sans interview ni commentaire, afin de respecter la consigne de recueillement. Cliquez sur le bouton play pour démarrer le visionnage. Quelques photos en plus : De nombreux dirigeants de club de foot, parmi des dizaines d’autres catégories d’acteurs associatifs, sont venus soutenir la famille sous le choc et l’inconsolable entraîneur, également très affecté par le drame. Au micro : l’entraineur du Sporting Club Frais Vallon "J’ai connu saïd avec un ballon, il nous a quitté en allant jouer au ballon"...


 

 

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