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Les artistes

 

 

 

L’art d’Echaroux fait du bien à Marseille

Le photographe et street artist Philippe Echaroux procédait jeudi matin au déploiement d’une de ses oeuvres sur la passerelle surplombant le cours Lieutaud. Rencontre furtive avec un activiste de l’art qui "fait du bien".

On le connaissait surtout sous sa casquette de photographe de célébrités au coeur plus gros que son appareil photo (il reverse systématiquement une partie de ses gains à l’Unicef notamment) : le marseillais Philippe Echaroux se laisse tenter depuis quelques mois par l’appel de la rue, y diffuse un message engagé. Son leitmotiv "faire de la photo tout en faisant du bien". Jeudi, au bas des escaliers menant au cours Julien, il étendardisait le "I have a dream" pastoral revisité sur un bout de trottoir, un bout de papier. Des rêves, "tout le monde en a"... Faites un tour au pays imaginaire de Philippe Echaroux. Petit aperçu d’une précédente performance d’art de rue estampillé "respectueux de l’environnement" (...)


 

 

<FONT COLOR="#01B0F0">Amerindian Massalia Project I : Rencontres en super 8

Six jeunes Québécois ont suivi durant trois semaines une formation cinéma, prodiguée par l’association Apatapela. Fruit d’un partenariat entre la structure marseillaise et le Wapikoni Mobile - un projet itinérant de création audiovisuelle à destination des Amérindiens - l’expérience s’est close sur une projection des films réalisés en super 8.

Dans le tout neuf « lieu sans nom » commun à plusieurs associations et situé au 1, rue Consolat, on s’affaire aux derniers préparatifs avant la projection du soir même, ce lundi 11 juillet. La consécration de trois semaines de travail pour six jeunes Amérindiens québécois et quatre jeunes Marseillais, tous âgés de moins de 27 ans. Ils viennent, avec l’association Apatapela, de suivre une formation cinématographique en super 8, accompagnée de notions de prise de son et de sténopé. Une expérience née de la rencontre de l’organisation marseillaise, avec le dispositif Wapikoni Mobile - dont la caravane circule à travers le Canada et fait escale dans ses réserves indiennes, afin d’initier les jeunes « autochtones » à la création cinématographique et musicale, comme l’explique Zachary Jean-Pierre, originaire de (...)


 

 

L’art au service de la vie publique

L’art n’est pas une simple affaire d’initié ou l’apanage d’une certaine élite. En se plongeant dans la réalité des foyers Sonacotra, l’artiste plasticienne Martine Derain qui s’est intéressée dans ses travaux sur la réhabilitation du centre ville de Marseille à la question des anciens migrants, livre une œuvre originale et percutante sur le sujet. « D’un seuil à l’autre » qui trône actuellement dans l’interface de la nouvelle résidence Adoma , cours Belsunce, interpelle le visiteur sur des questions aussi cruciales que le logement, la précarité et les inégalités sociales. A voir et à méditer sans complaisance.

Dans l’œuvre de Martine Derain, que l’on ne s’y trompe pas, c’est de portes dont il s’agit. Mais ce ne sont pas n’importe lesquelles. Les deux portes qui composent son œuvre viennent de loin et ont un parcours lourd de sens et d’histoire. Rapportées du plus ancien foyer Sonacotra de France : « Le Parc » dans la ville d’Argenteuil et, érigées en œuvre d’art, les deux pièces maîtresses posent aujourd’hui comme des témoignages vivants dans les nouveaux locaux Adoma du quartier Belsunce. Ce n’est pourtant ni le hasard, ni la force des choses qui ont conduit le choix de l’artiste vers cet objet à la fois banal et singulier. « La porte est le symbole le plus universel dans le monde, c’est aussi parce qu’elle permet entrée et sortie que je m’y suis intéressée » commente-t-elle. Cela peut certes paraître d’une (...)


 

 

Marseille capitale de la couture

Quand il s’agit de mode point n’est besoin d’attendre 2013 pour se faire sacrer capitale. En matière de fil et d’aiguille la citée phocéenne, avec, par exemple, Tata Zize, Madame Zaza of Marseille ou encore Casablanca, prouve qu’elle n’a pas grand-chose à craindre de ses éventuelles rivales. Et pour s’assurer du titre, il reste encore dans la manche de la Bonne Mère, un atout de taille. Elle s’appelle Inari et tient la boutique du même nom, rue Fontange dans le VIe arrondissement. Jeune créatrice, inventive et originale, elle a choisi Marseille pour y développer sa griffe et son talent.

« Inari, c’est magnifique ! J’adore ! » Il ne s’agit pas là d’un slogan imprimé sur des tracts publicitaires, mais du cri enthousiaste d’une jeune cliente venue avec ses sœurs chercher son bonheur dans la boutique. Au vu des restes de la collection, une fois les soldes d’été passés, on se doute que la jeune fille n’est pas la seule en ville à être séduite par les talents de la couturière. Ici, comme l’explique Inari, l’on trouve « des vêtements urbains très féminins », c’est-à-dire des habits conçus pour la vie citadine mais qui mettent la femme qui les porte en valeur. « Se faire plaisir et être différente » pourrait être sa devise. Elle s’applique aussi bien aux clientes, furetant dans la boutique, qu’à elle-même lors de la création des modèles. La ligne est pure sans être austère, parfois inspirée rétro, (...)


 

 

Sylvie Marinetti, l’artiste aux mille miroirs

Pour qui croit encore en la fameuse et populaire superstition selon laquelle un miroir brisé équivaudrait à sept années de malheur ; avec Sylvie Marinetti et son art de découper, coller, agencer les morceaux de glace récupérés, pour en ressortir des pièces uniques et de toute beauté, que nenni ! Les innombrables miroirs suspendus aux murs de son atelier qui réfléchissent les faisceaux de lumière en des perspectives infinies, décuplent tout au contraire le bien-être et la magie du lieu pour murmurer et réfléchir son Heureux don. Ainsi, comme il est si bien annoncé : « Bien venu dans l’antre de l’artiste » !

Au cœur du neuvième arrondissement de Marseille, dans le quartier du Redon tout près de Luminy, c’est en lieu et place d’une ancienne boulangerie artisanale que notre artiste plasticienne a décidé de s’installer pour donner libre cour à sa créativité débordante. « Un endroit chargé d’histoire, où se sont relayés des membres d’une même famille, génération après génération », explique t-elle. Malgré l’isolement, les histoires et « les on dit » de villages qui ont pu planer sur le passé du lieu, Sylvie ne s’est pas découragé pour autant, sans cacher son enthousiasme, elle confie : « J’ai eu comme un appel, un véritable coup de foudre pour cet endroit. Les gens autour de moi disaient que cela ne marcherait pas car l’endroit était trop en retrait. Même si j’ai dû casser le four, y faire d’autres travaux pour gagner de (...)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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