Rubrique Représentativité en politique

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Représentativité en politique

 

 

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Exclu : Quand la Secrétaire d’Etat, Hélène Geoffroy, manifestait contre une Politique de la Ville insuffisante !

Le 22 janvier 2008 nous étions en reportage à Vaulx-en-Velin parce qu’à l’époque, Nicolas Sarkozy devait annoncer son fameux plan Marshall pour les banlieues. Bien sûr, aujourd’hui nous savons que cette promesse du candidat Sarkozy ne fut jamais réalisée sous sa présidence. Concrètement cela veut dire que le président n’était pas venu à Vaulx-en-Velin ce jour-là et que le Plan Marshall s’est transformé en (faux) « Plan Espoir Banlieues ». Cette pirouette sémantique fut du reste dénoncée par une habitante que nous avions interviewée, par hasard, parmi les manifestants. Cette citoyenne, désormais ministre, s’indignait « que l’on dépense 600000 €, pour ne rien annoncer pour ne rien faire »… Exclusivité en vidéo

Au fil du temps le visage d’Hélène Geoffroy, puisqu’il s’agissait d’elle, devint de de plus en plus familier et pour cause : L’ascension de cette militante fut fulgurante ! Entre-autres elle fut élue député de la 7ème circonscription Lyonnaise en 2012, puis Maire de… Vaulx-en-Velin une première ! Car à notre connaissance, ce fut la première ultra marine à devenir l’édile en chef d’une ville de France métropolitaine. L’histoire politique réserve donc parfois d’étonnants destins. Nous spécialistes de l’histoire particulière des dites banlieues, des dites diversités, minorités visibles parfois risibles par la pléthore sémantique utilisé, pouvons témoigner que les luttes civiques des "non blancs" peuvent connaitre de belles issues. Par contre niveau des problèmes de banlieues et quartiers difficiles, de la fracture (...)


13 septembre 2016 par Ahmed Nadjar - Dans Représentativité en politique

 

 

Gouvernement Hollande-Ayrault : la fin de la diversité exotique ?

Le 16 mai, le nouveau président de la République, François Hollande, dévoilait la composition du nouveau gouvernement. Au regard des sujets qui ont fait la réputation internationale du politologue Vincent Geisser nous avons demandé à ce Marseillais d’adoption son sentiment sur les nominations des ministres qui vont œuvrer autour de Jean-Marc Ayrault. De son analyse de la diversité estampillée Hollande à la nouvelle politique susceptible d’être menée vis-à-vis du Proche-Orient et des « Dictateurs en sursis »* nous avons demandé à ce visionnaire si ce nouveau plumage méritait des hommages.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit mot sur le vote massif des banlieues et tout particulièrement des catégories de citoyens issus de la « diversité » au bénéfice du candidat Hollande. A votre avis s’agit-il plus d’un vote d’adhésion au programme socialiste ou l’expression d’un rejet du Sarkozysme ? Il n’y a pas encore eu d’études sérieuses sur le vote des « Français issus de » lors de la dernière élection présidentielle. Il faut attendre les résultats des premières enquêtes. Toutefois, on peut émettre plusieurs hypothèses au regard des élections précédentes. Je voudrais tout d’abord chasser l’idée de « vote communautaire » qui a été largement instrumentalisée par certains responsables de l’UMP. Le vote massif des Français héritiers de l’immigration en faveur de la gauche, en général, et de François (...)


 

 

Printemps des quartiers : quelle analyse et quelle action politique ?

Samedi 4 février, le débat était prometteur au théâtre Mazenod de la rue d’Aubagne. Une salle pleine à craquer réunissant militants associatifs, politiques et habitants des quartiers populaires ou non, pour se rassembler autour du « Printemps des Quartiers » lancé par Tariq Ramadan et Alain Gresh. Cette rencontre a pour ambition de faire porter la parole politique des quartiers au niveau national, sur la base d’une mobilisation populaire. L’initiative a été honorée et a été un véritable succès pour les organisateurs. Pour l’heure, c’est l’angle politique qui va être abordé avec les interventions de Mohamed Ben Saada de Quartiers Nord - Quartiers Forts, Abdesalem Souiki responsable de l’association La plume et La vie, Adil Fajry, militant associatif et par Houria Bouteldja, pour clore sur une analyse de la politique internationale, notamment les printemps arabes.

Mohamed Ben Saada, Quartiers Nord - Quartiers Forts : « A Marseille on a deux sentiments mêlés : sentiment de tristesse, parce qu’on est accablé par ce qui se passe aux actualités, par cette somme de discriminations, par cette violence institutionnelle, par ces inégalités de plus en plus croissantes, par cette montée de l’islamophobie. On est accablé de tristesse, mais nous sommes aussi en colère. Ceux qui changent les choses ce sont les gens en colère pas les gens tristes. Que veut dire parler de politique dans les quartiers populaires ? Exister politiquement, ce n’est pas qu’exister électoralement, c’est bien autre chose, c’est s’occuper de la vie de la cité, c’est s’occuper des problèmes qui concernent, vos voisins, votre famille, votre communauté. Exister dans l’action, les luttes qu’on mènera (...)


 

 

Saïd Ahamada, porte-parole du MoDem, n’appellera « personne à s’inscrire sur les listes électorales »

A la toute fin décembre, dans un communiqué cinglant, le candidat aux législatives dans la 3e circonscription de Marseille portant les couleurs du parti de François Bayrou, disait ne pas pouvoir se «  résoudre à pousser ceux qui, comme [lui], sont issus de ces quartiers délaissés, ces zones de non droit, à aller s’inscrire sur les listes électorales et à voter en 2012 ». Il reproche le peu d’intérêt de la classe politique en général, mais aussi du MoDem pour les questions touchant aux habitants des quartiers populaires. Quelques jours après, la colère apaisée, il s’en explique.

Med’in Marseille : Vous avez récemment haussé le ton, y compris envers votre parti, en affirmant « Non, je n’appellerais personne à s’inscrire sur les listes électorales », rapport à toutes les initiatives allant dans ce sens qui ont eu lieu ces derniers mois en direction des habitants des quartiers populaires de Marseille. Pourquoi ce coup de gueule, et pourquoi maintenant ? Saïd Ahamada : D’un côté, je ne voulais pas non plus casser les efforts des uns et des autres pour appeler au vote de manière générale. C’est pour ça que j’ai envoyé ce communiqué de presse dans les derniers jours de décembre (depuis le 31, il n’est plus possible de s’inscrire pour pouvoir voter aux élections en 2012, ndlr). Mais j’en ai assez qu’on stigmatise les personnes des quartiers défavorisés, par la plupart de ces appels au (...)


 

 

Vote des étrangers : une application « si la gauche est au pouvoir », Esther Benbassa, rapporteuse du projet de loi

Après un examen houleux, le Sénat vient d’adopter le projet de loi constitutionnelle visant à octroyer le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non-communautaires aux élections locales, par 173 voix contre 166. Interview de la sénatrice EELV Esther Benbassa, rapporteuse du texte.

Med’in Marseille : Ce jeudi le Sénat examine la proposition de loi visant à accorder le droit de vote aux étrangers extra-communautaires pour les élections locales. Vous en êtes la rapporteuse, que préconise le texte ? Esther Benbassa : Mon rapport préconise que l’on donne le droit de vote aux étrangers non-communautaires parce que ce vote est aussi un vote d’intégration. C’est aussi dire à ces étrangers non-communautaires, qui sont venus durant les trente glorieuses et dont on pensait qu’ils repartiraient et ne sont pas repartis, qu’on n’a peut-être pas assez fait pour leur intégration. Ce sont des gens qui n’ont pas la nationalité française parce que vous savez aujourd’hui combien il est difficile d’acquérir la nationalité française. Alors aujourd’hui c’est leur dire, « on vous demande tout le temps de (...)


 

 

Dogad Dogoui quitte l’UMP... et relance France Diversité

L’ancienne cheville ouvrière du Cercle de la diversité républicaine s’est peu à peu désolidarisé de la politique du gouvernement, avant de quitter définitivement il y a quelques jours le parti majoritaire. Il rompt avec la politique visant à « diviser la population » à coup de petites phrases et de débats, fait le point sur la diversité au gouvernement, escompte transformer France Diversité en une force politique à part entière, et lance des perches pour 2012... Entretien.

La semaine dernière, vous avez quitté avec force fracas l’UMP. Quelles sont les raisons de ce départ ? Mon départ et mon guère de soutien à la ligne de l’UMP étaient sous-jacent depuis 2009. Après le discours du président de la République à Polytechnique en 2008, il y a eu au mois de mars le changement de l’équipe dirigeante de l’UMP, avec Xavier Bertrand à sa tête. Et déjà à l’époque on avait commis un communiqué qui disait que la diversité était en panne. Il y avait des signes, mais là je me suis rendu compte que tout ce que voulait faire le candidat Sarkozy en 2005-2006, la ligne diversité, le projet « action positive », avait été éliminé. Confer la nomination du commissaire Yazid Sabeg [commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, ndlr], que j’ai rencontré à plusieurs reprises, dont le rapport dense (...)


 

 

« Si les français discriminent, c’est parce qu’il y a eu la colonisation. Si les entreprises discriminent, c’est parce qu’il y a le capitalisme ».

Dans la cadre de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, l’association « Aide Fédération » organisait samedi à Paris sa 38ème conférence citoyenne autour des luttes contre les discriminations et pour la citoyenneté politique. Des thèmes qui résonnent comme un tambour tant le travail à mener pour changer les mentalités est colossal et par les temps qui courent, le retard ne cesse de s’accumuler. Les luttes contre les discriminations ont-elles reculé ? C’est le constat dressé par une partie des intervenants ayant notamment dénoncé les multiples discriminations dont sont victimes les personnes « issues de l’immigration » dans leur vie professionnelle et sociale mais aussi en politique. Ils ont également regretté le manque de mixité sociale dans les collèges et lycées parisiens et pointé du doigt la responsabilité des partis politiques dans l’accroissement des inégalités. Face à toutes ces injustices sociales, les citoyens, les jeunes en particulier, renoncent le plus souvent à exercer leur droit de vote.

Photo extraite du film de Med In Marseille en hommage à Claire Villiers La lutte contre les discriminations a véritablement débuté dans les années 90, période au cours de laquelle, pouvoirs publics, partis politiques, organisations syndicales et associatives ont pris conscience de la nécessité de lutter contre ce fléau qui gangrène la société. De nombreuses personnalités politiques et associatives ont joué un grand rôle dans ce sens, à l’image de Claire Villiers, décédée la semaine dernière, et à qui, l’association Aide Fédération, par la voix de son Président, Abdelkbir El Hakkoui, a souhaité rendre hommage via la projection d’un petit film réalisé par Med’in Marseille. Cette « ancienne vice-présidente du Conseil Régional (2004 à 2010) d’île de France en charge de la démocratie locale, était une militante (...)


14 décembre 2010 par Henda Bouhalli - Dans Représentativité en politique

 

 

Remaniement : diversité proche du zéro pointé, parité non respectée

Attendu depuis plusieurs mois, le remaniement gouvernemental a eu lieu ce soir. Loin d’être "resserré" comme annoncé, l’exécutif compte désormais quinze ministères de plein droit, sept ministères délégués et huit secrétariats d’Etat. Nombre de ministres restent en place. Retrouvent toutefois leur "liberté" : Jean-Louis Borloo, Bernard Kouchner, Eric Woerth,... Fadela Amara et Rama Yade n’en sont plus, tandis que Jeannette Bougrab, actuelle présidente de la Halde, prend le secrétariat d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative. Grandes perdantes : la diversité et la parité.

Le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant vient d’annoncer, dimanche à 19h15 depuis le perron du palais présidentiel, la composition du gouvernement formé ce jour par le premier ministre François Fillon. Les observateurs parlent d’un "non-remaniement", une majorité de ministres conservant leur portefeuille. Toutefois, la "diversité" fait les frais de ce changement d’orientation. L’appel lancé il y a quelques jours par le Cran (Conseil représentatif des associations noires de France), demandant au chef de l’Etat que soit promue la diversité au sein du nouveau gouvernement semble être restée lettre morte. Elles étaient données partantes : Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Sports et Fadela Amara, secrétaire d’Etat en charge de la Politique de la Ville ont été effectivement remerciées. La première se voit (...)


 

 

Fillon IV, ou la diversité (quasiment) coupée en quatre

L’annonce du remaniement du gouvernement vient de tomber. Huit ministres quittent le pouvoir. Parmi eux Rachida Dati, symbole d’une diversité chère au président de la République, siègera bientôt à Strasbourg. D’autres font leur entrée. Parmi eux Nora Berra, récemment élue eurodéputée. Un ministère régalien contre un secrétariat d’Etat… Le compte n’y est pas ?

Il y a ceux qui restent, indéboulonnables. C’est le cas de Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville fort discrète ces derniers temps. Un profil bas adopté peut-être à dessein. Il y a ceux qui changent d’attributions, comme Rama Yade, dont le secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme, auparavant rattaché au ministère des Affaires Etrangères de Bernard Kouchner, a tout bonnement disparu. Elle hérite du – très convoité, n’est-ce pas – poste occupé jusqu’ici par le sulfureux Bernard (encore un) Laporte, en charge des Sports. La miss, dont l’intelligence n’a selon certaines mauvaises langues d’égale que l’arrogance, néanmoins très appréciée de l’opinion publique, doit goûter la mutation. Paye-t-elle, comme le considèrent les observateurs de la vie politique française, le fait d’avoir refusé de se (...)


 

 

Diversité ou diversion ????

Dans la vie des partis politiques, l’approche des échéances électorales est toujours un moment difficile à vivre.
D’abord, il faut élaborer un projet porteur, innovant et en phase avec le contexte économique et social. Ensuite, il faut désigner celles et ceux qui vont porter le projet auprès des électrices et des électeurs. C’est là que l’exercice est le plus délicat.

Il faut penser amis, courants, sensibilités dans les courants, amis dans les courants, amis « sensibles » dans les courants et j’en passe. Cette équation à plusieurs inconnus, je devrais plutôt dire à multiples connus, devient un véritable casse tête pour les responsables en charge de constituer les listes. Jusqu’il y a peu, cette amère subtilité restait encore juste un mauvais moment à passer. Il s’agissait de choisir entre quelques uns (blancs, la soixantaine et bien portants) tout en promettant aux sexagénaires restants une place au sénat ou dans un quelconque exécutif départemental. Depuis 2002, la diversité (militants de base, jeunes, colorés) comme avant elle, la parité, s’est invitée à la table des négociations, rajoutant pour le coup, une inconnue totalement étrangère à ces classiques matheux (...)


 

 

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Autres articles Représentativité en politique

 

Brèves Représentativité en politique

  • Juin 2012

     

    Enfin des députés issus de...

    Le journal le Monde s’est amusé à les recenser, mais il y a une erreur : George Pau-Langevin est française née en France. La diversité ? un concept pas évident ! Nous, nous retiendrons les députés d’origines non européenne. Ils rejoindront le seul député arabe Henri jibrayel mais qui a été oublié par le journal le Monde ? Pas tout à fait faux, car lorsqu’ils ne sont pas d’apparence musulmane, les députés d’origines maghrébine... (Karoutchi, Besson, Seguin etc...) il y en a toujours eu à l’assemblée sauf qu’ils étaient ou supposés être d’apparence chrétienne ou juive. Mais si on commence un comptage par religion, ou aires culturelle, bonjour la polémique. Bon, à part ça leur liste est juste et le débat sur les statistiques ethniques est relancé !

     

  • Juin 2009

     

    Européennes 2009 : Patrick Lozès parle d’un « rendez-vous manqué pour la diversité »

    Et il s’interroge sur son blog sur la suite à donner à ce « râté ». Il tient les comptes : huit élus seraient représentatifs de la « diversité » sur les soixante-douze députés appelés à siéger au parlement européen, au sortir du scrutin de dimanche dernier.

     

  • Février 2009

     

    Européennes : C’est officiel le PS confirme Karim Zeribi en trés bonne place (N°3)

    L’information circulait un peu partout et désormais c’est officiel : Karim ZERIBI est en position éligible pour devenir député européen. Le Parti socialiste confirme une liste où la diversité est bien présente et n’est pas là pour faire de la figuration : Puisque éligible ! Sûr qu’avec leur "grande gueule" l’accent de provence se fera entendre au niveau européen. Voici la liste extraite du site du parti socialiste : 1 VINCENT PEYON 2 SYLVIE GUILLAUME 3 KARIM ZERIBI 4 FARIDA BOUDAOUD 5 JEAN DAVID CIOT 6 MIREILLE PEIRANO 7 OTMAN EL HARTI 8 DE GENTILI EMMANUELLE 9 BERNARD SOULAGE 10 CECILE HELLE 11 STEPHANE PILLET 12 CHRISTINE PRIOTTO 13 YANN LIBRATI

     

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