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Tribunes gauche

 

 

 

Merci François Ruffin !

Merci François de m’avoir fait prendre conscience de mon erreur. Moi qui pensais naïvement que les quartiers populaires avaient enfin trouvé dans la France Insoumise l’intermédiaire qui leur manquait tant, prenant ainsi leur défense pendant que d’autres les regardaient de haut. Peut-être allait-elle y puiser sa base ? Ou ces quartiers tant marginalisés, n’étaient autres qu’un cheval de Troie, servi comme appât ?
Votre discours a scellé mon désenchantement et mon dépit ; moi qui avais cru que votre groupe allait changer les choses, et se ranger du coté du peuple délaissé …Je me suis penchée sur cette gauche et son rapport face aux cités bétonnées, j’ai été ulcérée de voir comment cette ségrégation urbaine a été mise en place et maintenue depuis près d’un siècle. Une gauche libérale sans valeurs sociales, impuissante face à ses responsabilités, ce qui expliquerait peut être sa descente aux enfers, et le manque de confiance total qu’elle inspire au peuple.

Merci François, d’avoir rouvert la plaie d’une famille écorchée vive, en refusant de vous positionner clairement à leur côté, dans leur combat contre la violence policière. Un combat que je pensais être le vôtre. Je ne peux tolérer vos propos paternalistes face à l’injustice et l’impunité dont bénéficient certains policiers aujourd’hui. Je déplore le fait que vous n’ayez pas étudié le dossier avant de rencontrer les personnes concernées par la disparation tragique d’Adama Traore, Vous, le journaliste césarisé pour votre documentaire de terrain « Merci patron ! » ; serait-ce de l’incompétence professionnelle ? Ou seulement un manque d’implication ? Merci François de m’avoir déçue de l’élu du peuple qui ne prend pas sa défense, déçue du député « DEBOUT » qui a fait des violences sociales son cheval de bataille (...)


12 octobre 2017 par Amira Spiga - Dans TribunesTribunes gauche

 

 

Gaudin nous raconte une nouvelle histoire de Dauphins ; vont-ils plonger ?

Quelle serait donc le point commun entre la voix envoutante de la Chanteuse Oum Khaltoum et Oum le dauphin blanc ? Je vous laisse réfléchir et entre temps je vous fait mon édito de rentrée. L’été fut assez calme sur les rives de la planète marseillaise, marqué uniquement par deux événements, on est resté un peu sur notre faim. Nous avons reçu notre nouveau président et son épouse qui sont venus passer quelques jours sous le soleil de Massilia, juste après avoir "prescrit" les nouvelles ordonnances de notre code du travail ; et la polémique autour des vestiges grecs de la corderie. Ces vestiges qui semblent désormais voués à la destruction, puisque la ministre de la culture a décidé de soutenir le géant Vinci ! Sans doute, parce que Vinci vient du mot latin Vincentius qui signifie Vainqueur...

Néanmoins cette forte mobilisation d’habitants et élus, pour sauver notre patrimoine, aura eu le mérite de rassembler cette gauche en ruine. A la fin de la période estivale Marseille commence a s’agiter, en se plaçant sous le signe de l’insoumission, c’est l’été indien. En effet, Jean-Luc Mélenchon, député de la 4eme circonscription et les insoumis de la France entière s’étaient donné rendez-vous le dernier week-end du mois d’août a l’université de Saint Charles, pour animer les amFIs d’été, ces "abrutis" comme les appelle Macron, ont apparemment été plus productifs que lui. La Droite marseillaise, quant à elle, gardait le silence depuis la catastrophe des législatives où même certains barons avaient été détrônés par d’illustres inconnus... une défaite spectaculaire. Mais ce calme ne faisait que prévoir (...)


11 septembre 2017 par Amira Spiga - Dans TribunesTribunes gauche

 

 

Des vestiges de Massalia pour reconstruire une gauche en ruine ?

En octobre dernier, en vue de la construction d’un immeuble de 8 étages et 3 niveaux de parking au boulevard de la corderie, dans le 7ème à Marseille par le promoteur Vinci, les archéologues de L’INRAP, découvrent une carrière grecque d’extraction de calcaire datant du V ème siècle avant J-C.
Les riverains de ce quartier historique au cœur de la ville, déjà hostiles à cet énième building, s’accrochent à cette découverte pour s’y opposer fermement et demander ainsi la sanctuarisation des vestiges.
C’est à ce moment là que l’historien Jean-Noel Beverini, émerveillé par ce trésor, lance une pétition adressée au maire de la ville Jean-Claude Gaudin, aujourd’hui signée par près de 10.000 personnes, exigeant la conservation du site. Suite à de nombreuses péripéties que nous allons vous résumer dans cette article c’est paradoxalement sur les ruines antiques de la plus vielle ville de France qu’une Agora de gauche s’est subitement reconstituée !? Récit :

Vestiges de la Corderie à Marseille. Le site que Vinci tente d’ensevelir sous le béton et qui est l’objet d’une mobilisation. Afin de soutenir cet appel donc, une habitante du quartier, Sandrine Rolengo, décide de s’emparer politiquement de l’affaire et fait entrer dans l’arène Jean-Luc Mélenchon, vaillant gladiateur qui a fait tremblé la droite aux jeux présidentiels mais qui a surtout terrassé un costaud du PS, le sieur Mennucci au premier round pour enfin gagner face à la candidate En Marche sur la circonscription voisine. Sandrine Rolengo, forte de ce soutient charismatique obtient donc une audience auprès de la ministre de la culture Françoise Nissan. Le 26 juillet, la ministre fait part de sa décision, la conservation partielle ou entière du site. Mercredi 2 août, affolés par les (...)


5 août 2017 par Amira Spiga - Dans TribunesTribunes gauche

 

 

"La maison brûle, et nous regardons ailleurs"

"La maison brûle, et nous regardons ailleurs" Cette métaphore, utilisée jadis par Jacques Chirac à propos de l’urgence écologique, résume parfaitement la situation politique actuelle.
Après la tuerie du 13 Novembre dernier, le comportement des français est plus que jamais déterminé par la peur. À la peur du chômage, de la crise, l’angoisse des fins de mois, s’ajoute la peur du terrorisme aveugle et meurtrier.
Dans ce climat oppressant, nous arrivons à un moment déterminant du combat engagé de longue date entre deux France.
Celle du repli, du racisme assumé, celle qui fantasme sur le grand remplacement tout en rêvant du grand nettoyage, a bien sûr le vent en poupe.

Zemmour peut tranquillement appeler au bombardement de Moelenbech, probablement avant d’exiger celui des quartiers nord de Marseille, Robert Ménard annoncer la création de milices à Béziers sous le patronage de Charles Martel. Le comble est que ce sont les rares voix exprimant leur dégout devant ce danger qui sont traités, au mieux de naïfs, au pire de complices objectifs de Daech. Face à cette déferlante de haine, une autre France peine à se faire entendre. Elle est divisée sur les causes de la crise actuelle autant que sur les moyens d’y remédier, mais se rejoint sur une idée simple, celle que tous les enfants de ce pays peuvent, doivent, faire France ensemble, sous peine de voir disparaître cette communauté unique au monde, qui transcende origine, classe, religion, qui provoque l’étonnement et (...)


4 décembre 2015 par Nasséra Benmarnia - Dans TribunesTribunes gauche

 

 

Retrouver le peuple, oui, mais quel « peuple » ?

Le résultat des élections européennes a secoué la France : l’abstention massive et le vote FN marquent avant tout la prise de distance des Français avec leurs dirigeants.

Car ce sont 26.8 millions de français qui ont fui les bureaux de vote face à 4.7 millions de votes FN. Le résultat montre qu’il s’agit moins d’une montée fulgurante des thèses fascistes du FN qu’une abstention inquiétante qui, on le remarquera, sévit essentiellement chez les jeunes : 73% pour les 18-35 ans. C’est bien cela qui est dramatique à travers le résultat de ces élections. La jeunesse a délaissé les urnes et ne croit plus en la politique.

Pourquoi une telle désertion de la jeunesse ? Une des raisons est sans doute l’extrême homogénéité sociale et le conformisme intellectuel de nos élites politiques, notamment les énarques, qui restent ancrées sur des positions théoriques et des schémas économiques, certes efficaces il y a 50 ans en pleine période de croissance mais qui aujourd’hui rendent impossible tout accompagnement des mutations sociales et culturelles du moment. La grande majorité des élites politiques conjuguent une pratique instrumentale, souvent cynique, de la politique, avec une vision technocratique du monde. Il y a urgence à adopter un autre regard sur la société française. En particulier, il serait temps qu’au lieu de mythifier un « peuple » imaginaire, les organisations politiques se préoccupent vraiment des habitants (...)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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