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Histoire et mémoire du 17 octobre 1961

17 octobre 2011

Benjamin Stora est historien, spécialiste de l’Algérie, de sa guerre et de son histoire coloniale, et auteur de nombreux ouvrages. Il était invité samedi dernier par l’Université populaire des Hauts-de-Seine pour une conférence sur l’histoire et la mémoire des évènements du 17 octobre 1961. La conférence se déroulait à la maison du développement culturel de Gennevilliers, à quelques rues seulement du domicile de l’historien qui habite la ville depuis 26 ans. Sans revenir sur les évènements précis qui ont marqué le 17 octobre 1961, l’historien a tenté d’éclairer un certain nombre de situations historiques, dans les rapports franco-algériens de l’époque, et de questionner la construction politique de la mémoire. Interview.


 

1961. Où en est-on dans l’histoire de la guerre d’Algérie ?

Du côté français, le général de Gaulle s’avance sur l’autodétermination. Un référendum se tient en janvier, où 75% des français se prononcent en faveur du passage progressif à l’auto-détermination. Ce qui donnera naissance à l’OAS, le même mois, à Madrid. La situation se tend. A la guerre classique franco-algérienne vient s’ajouter une autre guerre, une « guerre civile », franco-française, au sein même de l’appareil d’Etat, où des tensions très vives vont se manifester contre la politique du général de Gaulle. Cela aboutira au putsch des généraux, en avril. Mais ce n’est pas anecdotique, ce n’est pas, comme de Gaulle tentera de le dire, un putsch de « quarteron de généraux à la retraite ». C’était très sérieux : il s’agissait de centaines d’officiers supérieurs de l’armée française qui voulaient renverser la république. Près de 800 officiers, dans la nuit du 23 avril, ont été démis de leur fonction et emprisonnés. La politique de de Gaulle sur la question algérienne à ce moment-là était très périlleuse. On tentera d’ailleurs de l’assassiner en septembre, l’accusant de « brader l’Algérie française ». L’OAS rentre en action en Algérie et en France. En Algérie, des assassinats sont perpétrés pendant tout l’été, avec notamment la « journée des femmes de ménage musulmanes », qui sont tuées en masse, ainsi que les travailleurs de rue. En parallèle, en France, des commandos passent à l’action. Des menaces de mort sont envoyées à des personnalités politiques françaises, des libéraux qui sont ouverts aux négociations avec le FLN. La tension est extrême. En France, les travailleurs algériens sont potentiellement l’objet de ces commandos, qui ont alors des sympathisants à l’intérieur de la police française. Un certain nombre de policiers français ont alors déjà accompli leur service militaire en Algérie et sont revenus dans leur corps d’origine, en France. Cela joue sur les mentalités dans la Police.

Du côté algérien, la situation est aussi tendue. Les négociations politiques s’ouvrent avec la France. Elles font l’objet d’une intense discussion interne au sein du gouvernement provisoire. Beaucoup refusent l’ouverture rapide de négociations et se méfient du « piège » tendu par le général de Gaulle, qui réclame un cessez-le-feu en préalable. Les négociations s’ouvrent tout de même. Elles sont difficiles, notamment sur l’épineuse question de la partition du Sahara. Le gouvernement français ne veut pas le lâcher : c’est le lieu de production du pétrole et du gaz, et surtout le lieu des expériences nucléaires. A cela s’ajoute la question du statut de la minorité européenne. Le ruptures sont nombreuses. Pour le général de Gaulle, il s’agissait de négocier en situation de force. Ces questions politiques vont jouer dans l’organisation de la manifestation du 17 octobre 1961.

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Benjamin Stora, pendant la conférence

Qui sont les algériens qui vivent en France à ce moment-là ?

Ils sont environ 350 000. Depuis le début des années 50, la migration familiale a commencé, mais elle est encore balbutiante, ils restent surtout des travailleurs seuls. Ils vivent essentiellement, pour un tiers, en région parisienne. Le reste se répartit entre la région lyonnaise, l’est ou le Nord-Pas-de-Calais, des zones qui correspondent à la carte de l’implantation industrielle des années 30. En grande partie, ces travailleurs algériens sont originaires de la région de la Kabylie. Puis, à partir de la guerre d’Algérie, à partir des années 50, des algériens arrivent d’autres régions : du constantinois, de l’ouest algérien, ou de régions plus lointaines comme le Mzab. Ils vivent dans des conditions absolument terribles. Un document existe, dans les archives de l’INA, réalisé en 1960 par le magazine « cinq colonnes à la une ». Un grand reportage consacré à un des plus grands bidonvilles algériens, celui de Gennevilliers. On y voit la condition des enfants qui pataugent dans la boue, les familles entassées dans les baraquements, les entretiens avec les hommes qui y vivent.

http://www.ina.fr

Les conditions de vie des travailleurs algériens à l’époque en France sont absolument terribles, et sont racontées par des films de fictions. Le film « Vivre au paradis », de Bourlem Guerdjou, raconte la vie dans ces bidonvilles. La vie à l’usine est elle aussi très violente et dure : elle est racontée par Michel Drach dans le film « Elise ou la vraie vie » : le récit de la surexploitation sociale des travailleurs algériens à l’époque, relégués dans une sorte d’infra-humanité. Ils n’existaient pas. Des hommes invisibles, ghettoïsés. Et quand Maurice Papon, préfet de police de Paris, prend son arrêté du 5 octobre 1961, il ne fait que légaliser une situation qui existe déjà : l’impossibilité des algériens de pouvoir sortir dans les rues, de pouvoir circuler dans l’espace public. Ils se faisaient arrêter sous n’importe quel prétexte : contrôle d’identité, tabassage. Ils finissaient par ne plus sortir. Papon institutionnalise donc cette ghettoïsation spatiale. D’ailleurs, de façon paradoxale, c’est à ce moment-là que le mot « algérien » est utilisé pour la première fois par l’administration française : pour leur interdire de circuler librement. C’est finalement dans le cadre d’une politique très répressive que l’indépendance se dessine. La question de l’existence de la nation algérienne est reconnue, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Comment s’organise la répression du 17 octobre 1961 ?

C’est dans ce cadre très tendu que la fédération de France du FLN, qui siège à Cologne, en Allemagne, décide d’organiser ces manifestations. Donc de sortir pacifiquement dans la rue pour protester contre ce décret du 5 octobre. La manifestation est décidée pour le 17 octobre, mais elle est également sensée continuer durant les jours suivants. La répression a été très violente. Les morts algériens se comptent par dizaines. Des heurts très violents se produisent, pas seulement à l’intérieur de la capitale, sur la place de l’Etoile ou sur le boulevard Bonne Nouvelle. Ils ont lieu aussi sur les ponts qui mènent à la capitale. Beaucoup de manifestants ont traversé à pied les ponts menant à Paris. Ils ne connaissent pour beaucoup même pas la capitale, ils ont toujours vécu ghettoïsés à Nanterre, Gennevilliers, Bezons, Colombes, Asnières. Et c’est sur les ponts que les forces de police vont se concentrer, de manière massive. Sur les ponts de Clichy, de Gennevilliers, de Nanterre, mais également sur le pont de Neuilly, où des algériens vont être tabassés, arrêtés ou jetés dans la Seine. Aujourd’hui, la plupart des municipalités de ces ponts commémorent cet évènement en déposant des plaques, des gerbes, sur ces ponts. Mais pas Neuilly, qui encore cette année a refusé la commémoration de l’évènement sur sa commune. Lors de cette journée, 11 500 algériens sont arrêtés et emmenés dans des centres de tri tels que celui de Vincennes, et surtout au Palais des sports de Paris, où devait alors se tenir un concert de Ray Charles. Plusieurs centaines de manifestants ont aussi été expulsés en Algérie. Cet évènement a frappé les imaginations algériennes. La répression était attendue, on était tout de même dans un état de guerre. Mais pas avec une telle violence, pas avec un côté aussi massif, organisé, brutal. Ils ne s’attendaient pas à une chasse à l’homme aussi terrible. Le préfet n’a pas su tenir en main sa police : il y a eu un vrai laisser-aller politique, Papon annonçant aux officiers « carte blanche » pour cette fameuse nuit.

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les prises de parole de l’assemblée ont été nombreuses dans le débat qui a suivi la conférence

 

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les prises de parole de l’assemblée ont été nombreuses dans le débat qui a suivi la conférence


Quelle est la responsabilité de l’Etat français dans ce massacre ? A quel niveau de responsabilité situer les ordres politiques ?

L’accès aux archives d’Etat (comptes rendus du conseil des ministres, archives de la présidence de la république) est très difficile. Mais du point de vue des témoignages d’acteurs de l’époque, il semble qu’il n’y ait pas eu de consigne donnée par le général de Gaulle, disant : « il faut tuer des algériens ». Il n’y a pas eu d’organisation du massacre. Cependant, on peut questionner la passivité du gouvernement par rapport à sa Police et par rapport aux harkis. A l’époque, les commandos de harkis étaient redoutables et ont joué un grand rôle dans la répression. On le voit dans le film de Jacques Panijel, « octobre à Paris », réalisé en janvier 62. La plupart des gens qui racontent comment ils ont été tabassés et laissés pour morts, l’ont été par les « calots bleus », les harkis. Il y a donc eu une passivité par rapport à la police et à cette police « auxiliaire ». Une acceptation par la hiérarchie de l’entrée dans un engrenage de violence.

Quelle a été l’acceptation, par la société française, de ce massacre ?

Il faut oser toutes les questions, dont celle-ci. Le 19 octobre 1961, Paris Match fait sa une avec une photo d’algériens dans un autobus, les mains sur la tête. Paris Match, c’est alors un million et demi d’exemplaires. Tous les journaux ont rendu compte des évènements, certes avec des connotations idéologiques différentes. Mais tous ont abordé les matraquages sur les ponts, les arrestations massives, etc. La France était au courant. Après, jusqu’à quel niveau la société française était-elle prête à se mobiliser contre la répression qui frappait les algériens ? Les seules réactions ont été celles des avant-gardes politiques et syndicales, mais ils n’ont pas véritablement entrainé le reste de la société. On a vu très peu de manifestations de soutien massives. La société française, au sens large, veut certes à ce moment-là en finir avec la guerre d’Algérie. Mais pas pour des questions d’indépendance ou de critique du colonialisme. Ce qui compte surtout, c’est de faire en sorte que les jeunes partis là-bas reviennent, de tourner la page de la guerre, et ça va pas plus loin. Les enquêtes d’opinion de l’Ifop à l’époque montrent ça très bien. L’histoire du 17 octobre 1961 va disparaitre avec la fin de la guerre d’Algérie, à l’été 62. On va la refouler, la faire disparaitre des mémoires. La France vit alors les trente glorieuses, les vacances, la société de consommation. 1968 arrive seulement 5 ans après. Pour la génération de 68, la guerre d’Algérie, c’est paradoxalement déjà très loin. Ces jeunes qui manifestent contre les CRS, contre la police ne s’y réfèrent jamais. Il y a une volonté de tourner la page. L’ancien d’Algérie devient une espèce de beauf, le mec en bas du HLM en survêt, complètement décalé. Les lois d’amnistie de 1964, de juin 1968 (qui gracie tous les anciens de l’OAS), et de 1982 (qui réintègre les généraux putschistes dans leurs grades et fonctions) vont aussi accélérer ça. Entre une société qui ne veut pas regarder le passé en face et un Etat qui organise toute une chaîne d’amnésie à travers le vote des amnisties, c’est difficile pour une date comme celle du 17 octobre de réapparaitre.

Quand cette date va-t-elle réapparaître dans la mémoire collective, et par quels canaux ?

Elle va réapparaitre dans les années 80 en rapport avec les combats politiques livrés par les enfants de l’immigration algérienne en France. D’abord avec la marche pour l’égalité de 1983. Les marcheurs sont âgés de 25 ou 30 ans et font le lien entre la situation qu’ils vivent - le racisme, la discrimination à l’embauche- et la situation vécue par leurs pères, très proches d’eux et à l’époque quasiment tous encore vivants. Ils veulent renouer avec la mémoire de leurs pères et ne veulent pas revivre leur situation. C’est à ce moment-là que la mémoire va revenir. Par la fiction aussi. Notamment avec le roman « meurtres pour mémoire » de Didier Daeninckx, le roman de Nacer Kettane « le sourire de Brahim », celui de Leïla Sebbar « la Seine était rouge », qui sortent tous de 84 à 86. Le roman de Daeninckx va être adapté en 85 pour la télévision française. Il passe à une heure de grande écoute sur TF1. Au même moment, il y a aussi un très beau film d’Okacha Touita, « les sacrifiés », qui passe un peu inaperçu. Et puis l’association « au nom de la mémoire » est fondée par Mehdi Lallaoui, une association qui va lancer la bataille pour la mémoire du 17 octobre 1961. Et c’est après ce travail de fiction et associatif que va arriver le travail des historiens, à partir du début des années 90. Le livre « la bataille de Paris » de Jean-Luc Einaudi, qui sort en 1991. Et ma thèse d’Etat la même année. Ce travail arrive en renfort comme pour valider le travail de la fiction qui s’appuie sur la parole des acteurs. A partir de 1992, 30 ans après l’indépendance de l’Algérie, le processus mémoriel va s’accélérer. Des documentaires vont être réalisés en l’espace de 10 ans : Mehdi Lallaoui fera « le silence du fleuve », il y aura aussi « une journée portée disparue », ou encore « dissimulation d’un massacre ». Et des films de fiction comme « Nuit noire », ou « vivre au paradis ». Par ailleurs, le procès Papon de Bordeaux en 1997 va accélérer le retour de mémoire, certains reliant le Papon de la déportation en 1942 et celui du massacre de 1961 dans la barbarie des actes.

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un habitant d’Asnières ayant vécu les évènements de 61 livre son témoignage, lors du débat suite à la conférence

Certains contestent-ils encore les massacres du 17 octobre 1961 ?

Un argument revient souvent dans la bouche de ceux qui minimisent les évènements du 17 octobre 1961. Les affrontements ne seraient qu’un règlement de compte entre algériens du FLN et du MNA. Ce règlement de compte a été réel, il a fait au total sur toute la guerre d’Algérie plus de 4000 morts et 12 000 blessés, parmi des hommes qui étaient pourtant tous partisans de l’indépendance algérienne. Mais l’argument ne tient pas la route car en 1961, le FLN avait clairement pris le dessus sur le MNA sur le plan politique, symbolique et physique, et il n’y avait plus de règlement de compte en région parisienne. Le MNA existe alors encore, mais seulement dans le Nord de la France. Donc l’argument est faux, il n’est utilisé que pour minimiser la répression par la Police.

Qu’en est-il de la mémoire du 17 octobre 1961, en Algérie ?

Les dirigeants de la fédération de France du FLN ont été écartés du pouvoir dès 1962. La plupart ont été des opposants politiques au gouvernement algérien de Ben Bella, à l’époque. Beaucoup ont rejoint le PRS. Pour qu’une mémoire politique d’un évènement soit portée, encore faut-il qu’elle soit portée par des hommes (des mouvements associatifs, des partis) et par un Etat (qui le reconnait dans l’espace public par un processus de commémoration). Or s’il y a élimination politique des responsables de la fédération de France, qui va porter le souvenir du 17 octobre ? La question de la mémoire politique va disparaitre dans la mémoire algérienne, car il y a une mise à l’écart de la fédération de France du FLN dans le récit collectif de l’histoire algérienne : la priorité est donnée au maquis de l’intérieur, aux héros morts au combat avant 1962, mais pas aux gens qui sont vivants après 1962, qui sont passés à l’opposition politique. Il va falloir attendre les années 80 et le printemps berbère en Kabylie pour que les dirigeants politiques de la mouvance du FLN puissent réinscrire cette date dans l’espace public algérien. Aujourd’hui, le 17 octobre est devenue la journée nationale de l’émigration, mais elle n’a pas de « lustre » particulier. Il n’y a pas eu de grand documentaire algérien sur ces évènements, ni de grand film de fiction pour le raconter. Cependant, aujourd’hui, dans la presse algérienne, on trouve énormément d’articles sur le 17 octobre 1961, grâce surtout aux combats des militants de l’immigration en France.

Comment expliquer, pour les algériens qui ont vécu ces évènements à Paris, la difficulté, parfois l’impossibilité de dire, de raconter ?

Ils ont soixante-dix ans ou plus et beaucoup n’ont jamais voulu en parler. Plusieurs explications sont possibles. D’abord celle du refoulement par rapport à la violence subie personnellement, la difficulté à communiquer, transmettre, témoigner, le traumatisme des grands évènements historiques : le silence devient le meilleur des refuges. Mais il y a d’autres explications. La plupart de ces immigrés algériens en France étaient des militants nationalistes, convaincus par l’indépendance. Le problème qu’ils ont, c’est la question du retour au pays après la libération du joug colonial. Après 1962, un certain nombre d’entre eux y retournent effectivement pour construire le pays avec le gouvernement de Ben Bella. Plusieurs dizaines de milliers. Mais il y a un décalage entre les espoirs, les combats livrés pour l’indépendance de leur pays et la réalité qui va se produire, notamment après le coup d’Etat de 1965. Comment transmettre une histoire quand le combat de votre vie, de votre jeunesse, se combine avec le sentiment d’un gâchis ? Il n’y a pas que la violence coloniale subie, il y a aussi le sentiment de l’indépendance confisquée. A partir de ce double traumatisme, que transmettre ? Qu’expliquer ? Que vous avez donné votre vie pour l’histoire d’un pays et que ça n’a pas fonctionné, que les gens reviennent vivre en France ? Et puis il y a tous les affrontements entre algériens, pendant et après la guerre. Beaucoup des militants de la fédération de France du FLN sont rentrés en dissidence avec l’Etat algérien. Il y a eu une bataille terrible autour de la possession de l’Amicale, entre 1962 et 1964. Cela a pris plusieurs années pour que l’Etat algérien reprenne en main l’Amicale, la normalise, pour qu’elle devienne ce qu’on a connu dans les années 70, qui contrôle, organise, gère la vie quotidienne de l’immigration algérienne en France. Que transmettre de tout ça ? Sachant la vie terrible et humiliante qui se déroulait dans les bidonvilles des années 60. Comment faire revenir cette histoire pour des enfants qui ont changé de vie, qui ont fait des études, qui ne connaissent pas la réalité coloniale, l’infra-humanité vécue par les parents et les grands-parents ? La seule chose à transmettre, qui apparait noble, c’est la cause, l’engagement politique. Or quand même cela a échoué, il ne reste à beaucoup que le silence et la dignité.

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Benjamin Stora, en séance de dédicace de ses ouvrages, dans le hall de la maison du développement culturel, à Gennevilliers

 

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Benjamin Stora, en séance de dédicace de ses ouvrages, dans le hall de la maison du développement culturel, à Gennevilliers

 

 

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