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« J’ai deux amours », la nouvelle expo de la CNHI

21 novembre 2011

Jusqu’au 24 juin 2012, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration présente sa nouvelle exposition : « J’ai deux amours ». Elle regroupe une sélection d’œuvres issues de la collection d’art contemporain du musée. Le regard décalé d’artistes contemporains permet de questionner les représentations sur l’exil, le déracinement, le mouvement ou l’identité. Il permet aussi de bousculer un peu les formes traditionnelles d’un musée d’histoire. Visite guidée.


 

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«  J’ai deux amours, mon pays et Paris. Par eux toujours, mon cœur est ravi. Ma savane est belle, mais à quoi bon le nier ? Ce qui m’ensorcelle, c’est Paris. Paris tout entier ». Nous sommes en 1931, et la douce voix de Joséphine Baker ravit le tout Paris. Au même moment, l’exposition coloniale s’étend à la Porte Dorée, vantant une France impériale à l’apogée de sa puissance. On bâtit le Palais des Colonies, cœur de l’exposition. Il est alors un musée des colonies, représentant l’histoire de la conquête coloniale, des territoires colonisés et son incidence sur les arts. En offrant un condensé historique, économique et artistique de l’Empire, le bâtiment doit donner envie à ses visiteurs d’investir dans les produits issus des colonies. Par la suite, il sera musée de la France d’Outre-mer puis musée des arts africains et océaniens avant de devenir, en 2007, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, en pleine polémique sur la création du ministère liant immigration et identité nationale.

Si les fonctions du lieu ont évolué, son architecture n’a pas bougé. Ornant la façade du bâtiment, une gigantesque fresque détaille la puissance physique et laborieuse des travailleurs des principaux ports de l’Empire français, symbolisant une unité fictive de la nation. Le bâtiment en lui-même est un objet d’histoire. Un objet de réflexion sur ce qu’est la nation et la manière que l’on a de la représenter, de la mythifier. Les collections du musée interrogent les sciences sociales, l’histoire, la géographie, pour mieux comprendre les enjeux de l’immigration. Mais l’art contemporain, quelle place y occupe-t-il ? Isabelle Renard, chargée de mission pour l’art contemporain au sein de la CNHI, tente de l’expliquer : «  Les artistes contemporains ne sont ni historiens, ni anthropologues spécialistes de l’immigration. Ils ont des backgrounds et des horizons divers, mais leur regard subjectif questionne et déplace les représentations. Ils nous amènent à concevoir autrement l’exil, le déplacement, l’identité, le déracinement. Notre collection est encore jeune et à enrichir, mais pour cette exposition, nous avons sélectionné plus de 100 œuvres dans le fonds du musée ».

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Les artistes ont de tout temps questionné les grands enjeux qui traversent les sociétés. Et nombreux sont ceux qui questionnent aujourd’hui la représentation de la nation et la construction de l’identité nationale. Nigérian vivant aux Etats-Unis, Okwui Enwezor est l’un des commissaires d’expositions et critique d’art contemporain les plus influents au monde. Il a dirigé de nombreux évènements, dont la biennale de Johannesburg en 1995, et est aujourd’hui vice-président de l’institut des arts de San Francisco. Il tisse un lien entre les questionnements des artistes exposés dans « J’ai deux amours » et les réflexions agitant les pavillons nationaux lors des biennales de Venise. Dans le pavillon allemand représentant l’architecture nazie de 1938 voulue par Hitler, l’artiste Hans Haacke installe symboliquement, en 1993, un sol en ruines. En 2001, en plein processus de vérité et réconciliation de la Belgique face à son passé colonial, Luc Tuymans pense un pavillon belge dédié à l’assassinat de Lumumba. En 2003, le pavillon britannique de Chris Ofili arbore un Union Jack détourné, aux couleurs africaines. En déconstruisant l’architecture symbolique de la nation, en jouant avec les fictions nationales, en explorant l’histoire des pays et leurs fractures, ces artistes recomposent une identité hybride, en mouvement. C’est un peu ce qui est en jeu à la CNHI. Impossible de détacher l’histoire et le sens du lieu de la colonisation française et ses égarements. Dans un lieu aussi chargé symboliquement, le rôle des artistes contemporains semble crucial pour jouer avec les représentations, les contradictions, pour se glisser dans les brèches, questionner et déranger.

Devenir soi-même migrant

Troisième étage, à droite. En pénétrant dans l’exposition « J’ai deux amours », on devient un peu migrant soi-même. Perte de repères, errance d’un espace à l’autre, imprégnation de visions, de langages, de backgrounds multiples qui questionnent nos propres représentations du monde.

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Comme tout voyage, l’exposition commence par le départ. Un bruit de vague incessant, d’abord berçant puis entêtant, presque angoissant, sert de décor sonore au « Road to exile » de Barthélémy Toguo, artiste Camerounais travaillant entre Paris, Bandjoun et New-York. Sa barque en bois grandeur nature, voguant sur une mer de bouteilles de verre, croulant sous un bric à brac de baluchons et de théières, interroge le statut de migrant, la traversée et ses dangers, mais à grands renforts de couleurs chatoyantes. Sur le mur d’à-côté, les « voitures cathédrale » de Thomas Mailaender se déclinent en plusieurs clichés. Alors salarié de la SNCM à Marseille, l’artiste a couché sur pellicule le balai incessant de ces voitures chargées à bloc entre les deux rives de la méditerranée. Comme des vies empaquetées sur quatre roues, allant et venant de part et d’autre d’une frontière aquatique. Pourquoi ? Vers quoi ? Avec quelle énergie sans cesse renouvelée ? L’artiste questionne.

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Tout voyage, tout départ s’accompagne d’une interrogation sur le sens de la migration. C’est l’enjeu du deuxième espace de l’exposition, entre rêve et nécessité. Des écrans accrochés au mur invitent le visiteur à poser un casque sur ses oreilles. C’est « Mapping journey », de Bouchra Khalili. Là, des migrants font le récit de leur voyage clandestin, dessinant sur des cartes figées une contre-cartographie souterraine et invisible, de Marseille à Ramallah, de Bari à Rome, de Barcelone à Istanbul. Ils racontent en filigrane la clandestinité, la peur, la folie d’échapper aux douanes, aux contrôles des frontières.

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Ce qui nous dirige doucement vers le troisième espace. Avec ses clichés en noir et blanc, le hollandais Ad van Denderen explore les plages espagnoles où atterrissent les clandestins débarqués par les trafiquants marocains ainsi que les zones de contrôle des aéroports. Plus loin, Barthélémy Toguo revient avec « Carte de séjour, Mamadou, France, Clandestin », des tampons administratifs géants, taillés dans le bois, et leurs cachets qui deviennent estampes. Son œuvre symbolise tout le poids de la souffrance vécue par le migrant, tributaire de ces décisions administratives, victime souvent d’une administration sclérosée qui régit pourtant son identité.

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Entre contrôle et vivre-ensemble, la frontière est parfois floue. Dans l’exposition aussi : les clichés de Mathieu Pernot sont là pour nous le rappeler. Des photos prises au petit matin dans le dixième arrondissement de Paris, à proximité du square Villemin, de sans-papiers afghans. Des hommes cachés sous leurs sacs de couchage qui rêvent d’Angleterre ou d’un statut de réfugié. Des clichés pudiques qui interrogent notre (non) regard sur ces invisibles peuplant notre quotidien, ces hommes qui se cachent et s’isolent d’un monde qui refuse de les voir. L’artiste présente un peu plus loin un travail sur « Le Grand Ensemble » : un corpus de trois types d’images. Des clichés en noir et blanc montrant l’implosion de ces barres, au moment de leur démolition, pulvérisant le passé, la mémoire, les promesses du lieu. Puis des cartes postales revenant justement sur l’utopie première de ces grands ensembles des années 50 aux années 80. Et finalement, des agrandissements de ces cartes postales qui font émerger de façon floue, comme dans un souvenir, des témoins de cette époque, des personnages qui nous interpellent. Une œuvre qui questionne : entre l’utopie de départ et la mise à mort finale, n’y aurait-il rien eu ?

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Un peu plus loin, un grand tapis blanc invite les visiteurs à s’assoir et à saisir un casque audio. C’est « Peripherical communities », de Melik Ohanian, une rencontre avec les poètes urbains de Dakar, ces slameurs qui livrent leur réalité, leur quotidien, leurs rêves. Il y a autant de récits que de casques : personne sur le tapis n’entend le même personnage, mais tout le monde voit la même image. Multiplicité des récits pour un même monde partagé, l’œuvre semble dire qu’il y a mille paires de lunettes différentes pour appréhender le monde dans sa diversité.

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Plus loin, une installation attire le regard : « La machine à rêve » de Kader Attia. Il s’agit d’une jeune femme voilée devant un distributeur automatique de produits hallal des plus étonnants : préservatifs, dessous, rouge à lèvre, guide du « comment perdre son accent de banlieue en trois jours »… Une manière provocatrice de souligner la difficulté de jongler entre deux cultures contradictoires : la société de consommation occidentale et les dogmes de la religion. Avec en trame de fond, l’injonction intégratrice que subissent les immigrés français, au quotidien. Partout disséminés au fil de l’exposition, les « trampolin 1 2 3 4 5 » de Shen Yuan reproduisent en patchwork la carte des Chinatown de Paris, Londres, Liverpool, San Francisco et New York. Eléments de jeu pour les enfants, les trampolines symbolisent aussi le besoin de retrouver une part de sa culture à l’étranger, de reproduire un chez-soi au sein d’un ailleurs.

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Des dizaines d’autres œuvres jalonnent l’exposition, qui s’achève sur les néons fluo du collectif d’artistes Claire Fontaine. « Foreigners everywhere » se décline en portugais et en grec à l’entrée et à la sortie de l’exposition, tels des EXIT personnalisés. Comme un fil rouge qui rappelle, selon les mots de Barthélémy Toguo, que « nous sommes tous en transit permanent. Qu’un homme soit blanc, noir, jaune, peu importe. Il est de toute façon un être potentiellement exilé ».

Note : Ateliers, visites guidées, performances, de nombreux évènements sont prévus en marge de l’exposition à la CNHI dans les mois qui viennent. Le programme complet à retrouver sur http://www.histoire-immigration.fr

 

 

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