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MARSEILLE PORTE SUD 1905-2005 Colloque du 2 décembre 2005

17 septembre 2007 - Dernier ajout 27 septembre 2007

Suite à la sortie remarquée du livre Marseille Porte Sud 1905-2005, un colloque organisé autour des principaux thèmes y étant développés a eu lieu vendredi 2 décembre 2005, à l’Alcazar.


 

La directrice de l’Alcazar, le Président de l’Achac (et initiateur du colloque), le directeur général du Fasild... Tous ont souligné en introduction l’importance que revêt le choix du lieu où s’est tenu le colloque Marseille Porte Sud. Tout un symbole en effet : l’Alcazar - bibliothèque municipale flambant neuve dont les corridors sont arpentés quotidiennement par des étudiants, des enfants habitant Belsunce et d’autres quartiers mais aussi des chercheurs et Marseillais avides de bonnes lectures - a accueilli débats et réflexions autour de thèmes participants à l’histoire de la cité phocéenne.
Dans un premier temps, les intervenants se sont interrogés sur la « place particulière qu’occupe Marseille dans l’histoire coloniale française ». Marseille, Port de l’Empire ? Vaste discussion donc, ouverte autour de spécialistes, historiens, politologues et chercheurs. L’après-midi a quant à elle été consacrée à la problématique Marseille, Porte des Suds ?

Marseille, port et porte de l’Empire

Si l’idée d’organiser un colloque autour du thème des migrations - temporaires ou permanentes, souhaitées ou subies - qui ont façonné le visage et l’image de Marseille au cours du dernier siècle, est née suite à la sortie du livre coécrit par Gilles Boëtsch et Pascal Blanchard, elle répond néanmoins à un véritable désir de « sortir de la caricature afin que la ville se réapproprie son histoire ».
C’est de cela dont il sera question toute la matinée : les relations de la ville avec le Maghreb, l’Orient, l’Afrique noire,... Et l’impact que cela a eu (et a encore) sur la vie de la cité. Le port de Marseille constitue une indéniable ouverture sur l’extérieur (contrairement à Paris par exemple, ville « fermée » ), où les allées et venues d’hommes, de marchandises et même de troupes sont incessantes. Voilà peut-être l’une des clefs pour comprendre pourquoi, selon Bruno Etienne, politologue et professeur à l’IEP d’Aix-en-Provence, il n’y aurait pas exactement de « melting pot » à Marseille, « mais plutôt un vivre ensemble à côté ».
La présence à proximité du Canal de Suez impose à Marseille d’intenses relations avec l’Orient, et ce « de façon continue », note l’historien Emile Temime. Bien plus qu’avec l’Afrique Noire, délaissée au profit du port de Bordeaux notamment.
Point d’orgue des rapports étroits et ambigus qu’entretient la Cité phocéenne, bientôt baptisée « Capitale de l’Empire », avec les colonies, l’organisation de l’Exposition coloniale de 1906. Année où verront également le jour l’Institut colonial et la Médecine Tropicale.
Si les travailleurs constituent la majeure partie des migrants, « on compte nombre de militaires » souligne Antoine Champeaux, conservateur du Musée des Troupes de Marine de Fréjus. « Marseille était utilisée comme centre de transit, afin que les « troupes indigènes » s’acclimatent à la France », poursuit-il. L’ensemble des intervenants rappelle d’ailleurs la présence de « vestiges » cultuels de cette présence, telles la mosquée et la pagode édifiées au camp de triage de Fréjus.
De même, des milliers de soldats quitteront Marseille pour servir en Indochine. Une guerre qui marquera les esprits marseillais, alors qu’elle sera vécue dans l’indifférence ailleurs sur le territoire français.
On l’aura saisi, les discussions de cette première partie de journée ont largement débordé sur le thème de l’après-midi. Mais après tout, comment dissocier l’histoire coloniale de Marseille de ses répercussions actuelles, dont l’immigration ?

 

 

 

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