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Travailleurs noirs en France, héritiers de plusieurs siècles de luttes

12 décembre 2012

A travers la série de manifestations aménagée par le quatrième cycle de conférences de l’association Approches, Cultures et Territoires (ACT), l’historien et maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Pap N’Diaye a retracé plusieurs siècles de l’immigration noire en France. Pour mettre en parallèle cette chronologie, c’est le roman Le Docker noir de Sembène Ousmane, lu par François Champeau, qui est venu étayer ses propos.


 

Dans le cadre du cycle de conférences « Des travailleurs coloniaux aux travailleurs immigrés, une histoire en mouvement », l’impasse ne pouvait être faite sur l’immigration des travailleurs noirs en France. Pap N’Diaye, historien français et notamment spécialiste des questions relatives aux populations noires des États-Unis et de France, est revenu sur une immigration qui date de plus de trois siècles. Car au vu de l’intégration qui est faite de cette communauté, on pourrait croire que c’est la peur de l’inconnu qui parle mais comme le précise l’historien, « c’est une histoire qui remonte au XVIIIe siècle et on pourrait aller encore plus loin ». Un siècle, en France métropolitaine, qui a vu l’émergence d’une population noire avec la traite transatlantique et qui, en réponse, a connu l’arrivée de difficultés d’ordre social : « ces personnes qui travaillent essentiellement dans la domesticité ont un statut juridique particulier ». En effet, au XVIIIe siècle, la France participe activement à cette importation, « les navires français transportent au moins un million d’Africains depuis essentiellement les côtes d’Afrique de l’ouest vers la Caraïbe, notamment Saint-Domingue, la Martinique et la Guadeloupe » précise le spécialiste, alors que celle-ci est interdite. Ces problèmes, qui touchent notamment les villes portuaires comme Bordeaux, Nantes, La Rochelle mais aussi Paris connaissent un engorgement des tribunaux : « ces esclaves, qui étaient emmenés par leur maître en métropole, était fondés à réclamer leur liberté et leur affranchissement auprès des autorités judiciaires ».

En 1777, alors qu’un premier recensement est établi, des témoignages recueillis par des historiens informent d’une population «  laborieuse, de domesticité dont on a tout lieu de penser qu’elle se fond globalement dans la population laborieuse française à la fin du XVIII et XIXe siècles ». D’autres faits montreront « qu’on a là l’existence d’une population qui se signale visiblement par son origine, généralement des Africains venus de la Caraïbe avec leur maître ». Pour ces hommes, relégués aux tâches difficiles et mépris affiché, il était courant que des personnages aristocratiques se servent d’eux comme « des petits négrillons servant de décor et agrémentant les soirées parisiennes et bordelaises ».

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Pap N’Diaye a notamment publié "La condition noire. Essai sur une minorité française" aux éditions Calmann-Lévy et plus récemment, "Les Noirs américains. En marche pour l’égalité" aux éditions Gallimard. Prochainement doit paraître "Chicago"

Vague de la Première Guerre mondiale

C’est bien au début du XXe siècle que la population coloniale prend toute sa forme. Le développement des colonies françaises, à la fin du XIXe siècle en Afrique du nord, de l’ouest et centrale, entraîne une accentuation de cette population, en particulier dans les ports du grand commerce colonial comme Marseille, Nantes et Bordeaux. C’est également ce qu’Ousmane Sembène évoque dans son roman en décrivant qu’au début du XXe siècle, il n’accueillait que quelques personnes, pour la plupart noires, d’Afrique ou des Antilles. Selon Pap N’Diaye, « il y a tout lieu de croire que les choses changent ou s’accélèrent à partir de la Première Guerre mondiale ». C’est quand les besoins en hommes se sont fait ressentir que la grande immigration de soldats et travailleurs coloniaux vers la métropole a été déployée, « surtout à partir de l’automne 1914, lorsqu’on sait que la question démographique va être centrale ». C’est en novembre 1914 que le premier contingent d’hommes arrive sur le sol français.

Par la même occasion, l’historien rappellera que les tirailleurs sénégalais, qui étaient organisés officiellement depuis 1857, n’ont pu accéder à la métropole qu’en 1914. Leur formation originelle avait été pensée afin d’intervenir sur les champs et terrains militaires africains coloniaux pour aider à la colonisation. Pour convenir sur la possibilité d’employer ces soldats, un débat à la chambre des députés avait été organisé en 1912. Beaucoup de députés s’opposaient à cette possibilité, comme Jean Jaurès, «  craignant que ces soldats ne soient utilisés par des généraux pour renverser la République, un argument classique dans la critique des armées coloniales ». A droite, on avançait l’argument de soldats pas assez aguerris, tant en météorologie qu’en armes, pour supporter la rigueur d’une guerre moderne. C’est finalement en 1914 « mais avec beaucoup de réticence » que ces soldats viennent sur le territoire. Un argument de poids a sans doute fait renverser cette décision. En 1910, « l’un des grands théoriciens de l’emploi de ces soldats coloniaux », le Général Mangin publie « La force noire », « un plaidoyer très appuyé, point de vue démographique, pour légitimer l’emploi de ces soldats face à la puissance démographique allemande ». Les moyens humains allemands étaient bien plus importants que ceux de l’armée française. Dès lors, « on a l’utilisation quasi-systématique de ces soldats coloniaux, avant de les faire hiverner à Fréjus pendant l’hiver 1914-1915 et 1915-1916. Dès l’automne 1916, ils seront employés, même en hiver, tant les besoins en hommes sont importants ».

Les travailleurs et soldats des vieilles colonies, les Antilles et La Réunion, ont bénéficié d’un autre régime puisque les autorités locales, et donc le monde des planteurs, avaient obtenu qu’il n’y ait pas de recrutement systématique pour ne pas dépeupler les plantations. « S’il y a eu des soldats réunionnais et antillais en France pendant la Première Guerre Mondiale, ils étaient volontaires » indique Pap N’Diaye.

Mouvement de la Deuxième Guerre mondiale

A l’inverse, la Seconde Guerre mondiale ne voit pas le déploiement d’autant de soldats coloniaux : « la mobilisation n’a pas le temps de se faire de façon importante mais le bataillon de tirailleurs sénégalais, déjà établi dans le sud de la France, essuie cette fois-ci des pertes importantes ». Durant la Première Guerre mondiale, les pertes des travailleurs sénégalais et des troupes coloniales étaient à peu près équivalentes à celle de l’armée française. Mais pour ce deuxième pan de l’histoire du XXe siècle, l’historien rapporte que « l’armée allemande s’acharnait particulièrement sur ces soldats coloniaux en raison de l’occupation de la rive gauche du Rhin de 1919 à 1922, par des troupes françaises qui étaient coloniales. Hitler a eu des mots très durs sur cette armée et a appelé à une sorte de vengeance. Celle-ci s’est opérée par des massacres de soldats africains en 1940, dans la Somme, la région lyonnaise et Chartres ». Cette ville de la région centre, Chartres, a d’ailleurs été témoin de l’entrée en résistance d’un homme, en 1940, qui n’est autre que Jean Moulin. Alors préfet d’Eure-et-Loir, il est arrêté par les Allemands parce qu’il refuse d’accuser des tirailleurs sénégalais d’avoir commis des meurtres sur des citoyens, tués en réalité par des troupes allemandes. Emprisonné, il tentera de se suicider mais s’en remettra et entrera en résistance.

La seconde Guerre mondiale, c’est aussi les Forces françaises libres (FFL), armée à laquelle se sont joints tirailleurs et soldats Africains, nord-africains et subsahariens. Ce sont eux qui ont notamment libéré Toulon, Marseille et Lyon. Une réalité jusqu’à ce que le général de Gaulle décide, fin 1944, de « blanchir » l’armée « pour des raisons de politique intérieure et parce qu’on veut que l’armée soit française plutôt que coloniale ». Des soldats sont alors rapatriés vers l’Afrique de l’ouest via la Bretagne et s’en suivra le tragique épisode du camp militaire de Thiaroye. Malgré tout précise l’historien, « c’est la prolongation d’une population africaine et caribéenne qui reste et qui est bien établie en France après 1945, comme le confirment des témoignages et Ousmane Sembène dans son ouvrage ».

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Le Docker noir, publié aux éditions Presence Africaine. 1ère édition en 1973

Témoin d’un bon accueil

Selon des témoignages, précise l’historien, les soldats ainsi que les travailleurs, avec le gros besoin d’ouvriers dès 1915, ont été bien accueillis par les métropolitains, ce qui permet de comprendre pourquoi une partie de ces hommes a décidé de rester en France, même à l’issue de la Première Guerre mondiale et ce malgré la loi : « en novembre 1918, le parlement français se hâte de voter une loi qui ordonne le rapatriement très rapide de ces soldats et travailleurs vers leur pays d’origine ». Une loi, votée sous l’influence du « lobby colonial c’est à dire tous ceux qui poussent pour que les colonies, qui ont accepté l’effort démographique, retrouvent leur manœuvre. C’est vrai surtout en Afrique occidentale et centrale ». Des lettres émises par les administrateurs coloniaux s’inquiètent que les travailleurs ne reviennent pas. Ils sont estimés à 130.000 en 1918. Les Antillais ont eu plus de facilité à rester puisqu’ils ont bénéficié de la nationalité depuis 1848, à l’inverse des Africains et de leur déplacement qui étaient soumis à un droit restrictif. Les soldats noirs américains, qui viennent en nombre dès avril 1917, quand les Etats-Unis entrent en guerre, décident de rester en métropole pour échapper aux rigueurs de la ségrégation et au lynchage. En 1918, ils sont près de 100.000. Ces travailleurs s’installent à Paris mais aussi à Marseille, notamment au début des années 20, et viennent « colorer cette population prolétaire ». Le grand écrivain noir-américain, Claude McKay était l’un de ces passagers pour la cité phocéenne où il s’est installé quelque temps. Est d’ailleurs ressorti de cette expérience un libre « Banjo », qui « décrit un Marseille très différent du Marseille Pagnolesque, un Marseille plus coloré ». Le Marseille de McKay est une ville des navigateurs, des débarqueurs Africains, des travailleurs de la vallée du fleuve du Sénégal, marins, dockers, souteneurs, un monde qui « se situe à cheval sur les activités licites et illicites et qui participe à la vie marseillaise de l’époque »

La citoyenneté française, « qui avait été promise à demi-mot pendant la Première Guerre mondiale lorsqu’il fallait recruter les soldats et travailleurs coloniaux » a finalement été accordée au « compte-gouttes pour mérite ». Chaque année, des bourses étaient alors attribuées à quelques étudiants d’Afrique ou des vieilles colonies. Des personnages comme Léopold Sédar Senghor, premier Africain agrégé de grammaire et Aimé Césaire ont pu en bénéficier.

Tournant démographique

Dès les années 1960, l’indépendance des pays africains et la décolonisation découlent sur des accords bilatéraux, entre gouvernement de la Ve République et nouveau gouvernement indépendant, « qui garantissent un flux migratoire vers l’industrie française qui est en pleine demande de main-d’œuvre ». Des hommes viennent alors pour deux ou trois années et repartent au pays avec leur pécule pour se marier ou donner de l’argent à leur famille. Pap N’Diaye reprend les termes du sociologue Abdelmalek Sayad qui qualifie ces mouvements de « noria migratoire » : « on part deux ou trois ans, on revient chez soi puis c’est un cousin ou un proche qui repart et occupe exactement le même poste ». Un processus migratoire qui est « caractéristique de la migration africaine, subsaharienne du début des années 60 jusqu’aux années 70 ». La migration des vieilles colonies, DOM, est également très importante et s’organise autour d’une agence française, le Bureau des migrations des départements d’outre-mer (Bumidom) créée en 1961. Ainsi, « elle facilite la migration vers la France de citoyens français. Ils peuvent être employés dans la fonction publique et la métropole a besoin de main-d’œuvre dans les échelons les plus modestes. Ce sont des masses très importantes de gens qui s’établissent en banlieue parisienne, nord de Paris et grandes villes françaises ». Ce qui distingue cette immigration antillaise des autres, c’est qu’elle est familiale avant d’être le fait d’hommes et qu’elle s’établit sur une longue durée.

1974 a connu un tournant avec l’interruption de la « noria migratoire » par Valéry Giscard d’Estaing. Si les travailleurs quittaient le pays, leur place ne pouvait plus être reprise. « Cet arrêt a pour conséquence de figer la population africaine qui est déjà en France métropolitaine ». Cette population, parquée dans les foyers Sonacotra, va donc demander à faire venir leur famille, une requête favorisée par l’élection de François Mitterrand en 1981 et la politique de regroupement familiale : « elle aura comme effet de féminiser la population africaine ». Comme l’avance l’historien, en 1974, 90% de la population africaine étaient des hommes, en 1987, elle tombe à 60%. S’enclenche alors un déplacement de ces familles des foyers Sonacotra aux cités. Les années 80 vont donc être le témoin de l’installation permanente d’une population franco-africaine, en plus de celle antillaise. Mais alors que cette dernière bénéficiait d’emplois réservés dans les années 60 et 70 avec la fonction publique, le Bumidom, fortement critiqué dans les années 80 va être supprimé « pour son aspect autoritaire » et les emplois avec. Les enfants sont alors soumis aux difficultés du travail, « les mêmes que connait l’ensemble de la jeunesse française à partir des années 80 avec le chômage qui devient important ». Les années 80 voient également « l’installation de migrants africains qui fuient les troubles politiques, comme en Côte d’Ivoire, ou certaines dictatures qui font fuir les élites ».





Aujourd’hui, Pap N’Diaye considère qu’il existe une population noire et métissée en France importante, environ 5% de la population française générale, avec des variations géographiques mais « qui fait l’objet de stigmatisation et d’une forme de politisation ». Pointant le caractère divers et hétérogène de la population, il rappelle néanmoins « qu’elle partage le fait d’être considérée comme noire dans un pays qui a du mal à se penser comme étant autre chose que blanc ». Après plus de trois siècles de présence en métropole et un dévouement pour la patrie, peut-on considérer que cette population jouit des mêmes droits que la population « originelle » ? Pour l’historien, ces personnes issues de l’immigration sont « minoritaires ». Non pas d’un point de vue démographique mais plutôt politique, sociologique, « celui qu’un groupe fait l’expérience partagée de stigmatisation, de forme de racisme, de discrimination. Ces groupes ethno-racialisés font l’expérience de difficultés que n’ont pas d’autres. Être noir ou blanc en France, ce n’est pas tout à fait la même chose ».

 



 

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    On ne dit pas Algériens de France ou en France car ils sont français.

    par Danièle Dubreuil le Août 2014 à 16h46
  • 3es rencontres nationales des luttes de l’immigration (1/4) Saïd Bouamama : « L’impérialisme existe encore »

    Faire des conférences c’est bien mais...
    S Bouamama, un sociologue engagé ? quand on tape son nom sur internet et qu’on voit le nombre de fois qu’il s’est "engagé" en étant.... payé, c’est impressionant. beaucoup de ses travaux sont des réponses à des commandes publiques
    On ne peut pas se dire engagé et en même temps solliciter des fonds publics pour le faire. Ce pseudo sociologue engagé est en rélaité engagé pour ses fins de mois et pendant ce temps, nous on pointe au chômage

    par Hakim le Janvier 2015 à 10h09
  • Marseille : la Ville communique sur sa lutte contre l’habitat indigne

    bjr il suffit de venir au parc kalliste voir dans quel l’etas sont les appartement de marseille ,ils les laisse se dégrader ,ils n’ont méme pas pris la peinne de fermer les volets de certain d’entre eux sachant qu’ils risque de tombé a tous moment surtou quand le vent souffle ,puis apres c’est facile de demander de classé le batiment en carence !!!!mdr !!!

    par delaval le Décembre 2014 à 10h36
  • Les Algériens de France veulent créer leur lobby

    la question est : pourquoi Algérien en France alors que chacun pense que l’union du Maghreb est une bonne idée pour ces pays, même si cela ne marche pas actuellement.

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