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Un Espace pour les Franco-Algériens du sud de la France

16 décembre 2008 - Dernier ajout 19 décembre 2008

Deux cents personnes sont attendues ce soir à l’Alhambra (XVe), pour des débats et un dîner devant inaugurer l’Espace franco-algérien de PACA-Méditerranée. Créé à l’initiative d’Hakim Allik, sur le modèle de celui qui existe au niveau national, ce réseau d’influence naissant vise à « mettre en synergie les compétences », afin de rendre plus visible et mieux audible la voix des Algériens et Français d’origine algérienne installés dans le sud.


 

Parmi les invités, il y aura le consul général d’Algérie à Marseille, des élus marseillais et députés algériens, des entrepreneurs, des chercheurs, des représentants associatifs,... Deux cents personnes en tout, réunies ce soir dans les salons de l’Alhambra, dans le quartier de l’Estaque, venues assister à la naissance de l’Espace franco-algérien PACA-Méditerranée.
Créé à l’instigation d’Hakim Allik, ce lieu informel de rencontres, d’échanges, de réflexion et d’action s’appuie sur le modèle de son grand frère, lancé officiellement depuis Paris fin 2007. Les fondateurs de l’Espace des Algériens et Franco-Algériens de France, Chafia Mentalecheta et Akli Mellouli, interviendront d’ailleurs pour présenter la dynamique qu’ils escomptent créer au niveau national.

A l’issue des débats et de la projection d’un film retraçant l’itinéraire de l’immigration Algérienne dans notre ville, chacun devrait souscrire à une « Déclaration de Marseille », dans laquelle sont explicités le but et les moyens que se donne l’Espace sur le plan local.

« Pleine citoyenneté et solidarité »

Même s’il n’est pas question de se complaire dans une situation qui serait défavorable à la « communauté » franco-algérienne, il s’agit bien de réaffirmer la volonté de participer « pleinement en tant que citoyens, à la vie sociale, économique, politique, culturelle et intellectuelle en France ». Et puisque le « réseautage » semble parfois être le seul moyen de se faire une place dans le monde du travail pour une jeunesse en proie aux discriminations à l’emploi, l’Espace se conçoit comme « un outil de valorisation des ressources, des compétences et des initiatives collectives ou individuelles ».

Sans désir d’ingérence dans les affaires politiques algériennes, quoique restant vigilants sur « l’évolution de la paix » [1] dans le pays de leurs racines, les membres de l’Espace franco-algérien PACA souhaitent établir des passerelles entre France et Algérie et ainsi « contribuer activement à la refondation des relations de solidarité et de coopération entre nos deux pays, France et Algérie, dans le cadre de la construction d’une Méditerranée fraternelle, prospère et respectueuse des diversités culturelles des peuples ».

Et pour couper court à toute velléité récupératrice, il est stipulé que « réunis autour de valeurs et des principes républicains de respect, de tolérance, de dialogue, d’ouverture, nous affirmons notre totale liberté et indépendance vis-à-vis de toute obédience idéologique, partisane, politique, ethnique ou religieuse ». C’est dit !

 



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