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Le Bal de l’Afrique Enchantée, à ne pas rater ce soir au Dock des Suds

7 juillet 2017

A quelques heures de la nuit Konté de Mamadou qui se tiendra ce 7 juillet à
20h au Dock des Suds, nous partageons avec vous la riche programmation de
cette soirée hommage au fondateur du Festival Africa Fête.

Vous pouvez d’ores et déjà vous réjouir avec ces artistes de renommée mondiale : l’orchestre du Bal de l’Afrique Enchantée, Manu Dibango, Ray Lema, Cheick Tidiane Seck et les Frères Touré Kunda qui viendront rendre un hommage à Mamadou Konté disparu il y’a 10 ans.


 

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Pour venir : DOCK DES SUDS
12 rue Urbain V
13002 Marseille

EN VOITURE
Par autoroute A55 : sortie N°4 / Par autoroute A7 : Sortie N°3 / Par autoroute A50 par les tunnels Prado-Carénage, Vieux-Port, La Major : sortie « Les ports »
PROFITEZ DU PARKING INDIGO « QUAI D’ARENC » A DEUX PAS DU DOCK DES SUDS
EN VELO
Station vélo la plus proche : boulevard de Dunkerque. www.levelo-mpm.fr
EN METRO OU EN TRAMWAY
Métro Ligne 2 — Arrêt Désirée Clary
Tramway T2 / T3 — Arrêt Terminus Arenc Le Silo


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L’Edito :

Quand s’ouvrira le Festival Africa Fête 2017,
cela fera exactement dix ans que Mamadou
Konté « lâchait la rampe » à Dakar ; à 59 ans.
C’est pas vieux ! Africa Fête entrait alors dans
sa trentième année d’existence. Mamadou,
mort donc un 20 juin 2007, avait été, depuis
le premier gala du 13 janvier 1978 jusqu’à
son dernier souffle, l’âme et l’organisateur
des concerts et tournées musicales, connus d’abord en France et en Afrique,
puis dès 1992 aux USA, sous le titre Africa Fête, – aujourd’hui devenu label.
On peut dire qu’il est celui par qui, pendant ces trente ans, la musique africaine
dans sa si riche diversité, - de Manu Dibango aux frères Touré Kunda,
de Salif Keita à Johnny Claig, du groupe Xalam au hip hop de Positive
Black Soul, de Youssou N’Dour à Baba Maal, et combien d’autres « passés
par ses mains »... -, est entrée de plain pied dans l’univers et le grand public
de la production musicale contemporaine internationale. Sans aucun doute,
il fut un des principaux acteurs du grand mouvement de métissage culturel
et musical réciproque entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques, et de l’engouement
croissant des publics, notamment français, pour ce mouvement.
On peut le voir comme un « impresario », et peut être même, dans
les mémoires, restera-t-il comme un des plus grands de cette époque.
Mais un imprésario, un vrai, ça fait des affaires. Et Mamadou, il n’a jamais
su en faire ! Ce n’était pas un imprésario : c’était un militant*.
Mamadou croyait à la force communicative de la musique. Pas la musique
pour la musique, ni pour le showbiz, ni « pour l’Afrique », mais pour la faire
circuler, pour qu’elle cannibalise les autres cultures et se fasse cannibaliser à
son tour dans ces rencontres... que les publics français, américains, fassent
leurs les sons mandingues et que les Mandingues se mettent à faire du rap...
ÉDITO
Sans imitation, sans exotisme, non, mais en se transformant, en apprenant ainsi
à se connaître, à se reconnaître, à se transformer... C’était là son militantisme.
Fils d’un pauvre village malien, sans avoir jamais mis les pieds à l’école, à
15 ans ouvrier immigré dans les usines de France, le dos rompu et les poumons
rongés dans les dortoirs insalubres des grands « foyers » de travailleurs
immigrés, tout ce qu’il savait il le tenait des luttes collectives avec ses consorts,
pour les droits et pour la dignité, et contre toutes les oppressions raciales, religieuses,
familiales, sexistes, qui opposent les opprimés les uns aux autres, pour
l’unité des exploités de toutes nations contre leur sort commun. De ces grands
mouvements des années soixante dix, il fut un des militants aimés. Et c’est
bien au cœur de ces luttes, en 1978, qu’est née cette idée d’Africa Fête, avec
le fameux refrain du regretté chanteur François Béranger, « ... Mamadou m’a
dit, Mamadou m’a dit... », écrit presque « sous la dictée » de Mamadou Konté.
Et si il y avait une chose, tirée de toute cette expérience, dont il se sentait
porteur, c’était bien cette idée qu’il fallait rompre les barrières identitaires,
le culte des particularismes, le nationalisme. Faire comprendre aux Français
les plus « gaulois » qu’ils étaient bien plus « nègres » qu’ils ne l’imaginaient,
et aux plus noirs des africains, qu’ils étaient bien plus européens qu’ils ne le
prétendaient. Que ce temps où les métropoles étaient d’un côté de la mer et
les colonies de l’autre côté était fini. Que les Africains n’avaient rien à gagner
à une prétendue pureté culturelle ou identitaire, ni les Français à leur « gentillesse
 » condescendante pour que « l’Afrique se développe ». Et encore moins,
bien sûr, à croire qu’ils risquaient quelque chose à s’ouvrir aux mouvements
d’immigrations. « Anké miskiné, Djama né n’tanga... » proclamait- il, « Les prolétaires
n’ont pas de patrie... » : ça fait peut être un peu « radical » aujourd’hui.
Mais par ces temps « d’ identité », ça fait peut être pas de mal, un peu de
ce radicalisme. Et peut être bien que Mamadou était « un peu radical ».
Gilles (Harpo) de Staal
L’année 2017 est pour l’Association Cola Production une occasion de réaffirmer
son attachement au rayonnement des cultures africaines dans le
monde à travers le Festival Africa Fête. Une 13ème édition qui résonnera
à Marseille comme un temps fort culturel dédié aux artistes africains ou de
la diaspora. Ce rendez-vous se veut un cadre de brassage entre les scènes
émergentes et les artistes de renom du secteur musical africain mais aussi
entre les publics de divers horizons. Cette ambition posée par Mamadou
Konté, fondateur du festival, n’a jamais été aussi présente dans nos
cœurs, à l’aube de ses dix ans de disparition... Dix ans que l’on célèbrera
tout au long de l’année 2017, en France, au Sénégal, au Bénin et ailleurs.
Cette soirée spéciale se conçoit autour de la bienveillance artistique du maestro
Manu dibango, père de la world music. Du haut de ses 8 décennies, il
viendra rendre hommage à Mamadou Konté avec qui il a cheminé de nombreuses
années. Aux côtés de ce grand monument de la musique africaine
plusieurs autres artistes sont présentis aux docks des suds. Parmi eux, Ray
Lema, Cheick Tidiane Seck, Cheikh Lô, Ballou Kanta, Les Frères Touré Kunda
et Souleymane Faye. La soirée débutera par l’orchestre du Bal de l’Afrique
enchantée qui accueillera à tour de rôle les différents artistes et musiciens
invités.
Une exposition photo sur l’émergence des musiques africaines à travers l’objectif
de Bill Akwa Bétotè sera également installée à Galerie des Grands Bains
Douches de Marseille du 28 juin au 09 juillet 2017.

 

par Africa Fête - Dans > Agenda



 

 

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