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Marseille, le jeu du clientélisme par Xavier Monnier

22 septembre 2015 - Dernier ajout 23 septembre 2015

Ah le beau titre aguichant pour un reportage sur Marseille passé hier soir à 23h30 sur France 3 pour éviter au plus grand nombre de téléspectateurs cette souffrance médiatique. Xavier Monnier, du journal Bakchich, largement meilleur à l’écrit que derrière une caméra nous a produit un documentaire insipide et qui n’évoque que quelques faits d’une cantonale déjà lointaine tout en étant à charge contre Jean-Noël Guérini portant sur ses épaules de cardiaque doublement ponté toutes les crapulités bucco-rhodanienne connues ou à découvrir.


 


Ils étaient tous là : Le petit frère mouton noir fouilleur de poubelles qui risque un jour une décharge mortelle de chevrotine pour abus de déchets, les amis devenus les pires ennemis, sans oublier le corbeau présumé Mennucci qui commença ses méchancetés pour faire tomber le capitaine du bateau bleu à fonds de cale et aux fers, la pulpeuse sénatrice-maire du 15-16 aux amitiés et à la famille encombrante, le beau Caselli ancien de la maison écureuil et président de la communauté urbaine jusqu’en 2014 par la grâce du saint de la Castagniccia et de son sous-saint de frère et surtout tous les saints de la droite locale lavant plus blanc que blanc dans notre monde légèrement gris. Renaud Muselier cliniquement irréprochable et investisseur au paradis Maurice, notre maire protecteur dont l’ombre imposante impose le respect à tous, le sénateur-maire du 4-5 Bruno Gilles qui tient son secteur d’une poigne amicale mais dictatoriale et quelques seconds couteaux émoussés nous déversant un discours sans surprise et sans révélation stupéfiante du genre si le clientélisme c’est d’aider les plus pauvres, c’est de soutenir une association qui a un beau projet ou donner un logement a quelqu’un qui en a le droit… Alors nous faisons tous. Emouvant, à faire larmoyer un juge d’instruction. Mais au final un peu léger pour révéler les vrais dysfonctionnements de notre grande ville pauvre, la deuxième de France mais la première au classement de la mal vie au quotidien. Dans ce vaudeville, pas de faux pas et même quelques urbanités. Aucune référence à un certain Barresi parrain local et roi de la carambouille en tout genre qui a fait marcher tout le monde à la baguette pendant des années. Le même couplet sur le syndicat majoritaire des employés municipaux FO, chose enfanté par le capo del capo, le seul, le grand Gaston Defferre qui de 1953 à 1986 régna en maître sur la cité, rien sur le fonctionnement un peu occulte d’Euroméditerranée ou le partenariat privé-public qui va nous faire payer le Stade Vélodrome au prix du Château de Versailles et la pelouse au tarif d’un champ d’orchidées. Non rien de nouveau sous notre chaud soleil, le méchant c’est Guérini, l’arroseur de communes du département, l’embaucheur de personnels soumis à ce grand méchant loup corse. Ce qui me fait dire que maintenant qu’il a perdu son fauteuil de président du Conseil Général et que la justice semble l’oublier, tout va bien chez nous dans le meilleur des mondes. En effet le procès tant attendu semble se perdre dans les méandres d’une justice qui oubliera même un jour de passer son bracelet de condamnée à notre Sylvie locale, satrape déchue qui porte le chapeau et même le haut de forme pour les vices d’une région que tout le monde feint de ne pas connaître. Alors citoyens marseillais si vous voulez en savoir plus surtout évitez-vous 51 minutes pareilles et peut-être allez revoir les documentaires de Michel Samson. Pour nous à Med in Marseille qui ne sommes pas spécialistes des faits divers et préférons les questions de fonds au fonds de culottes rapiécées nous sommes restés sur notre faim et de nombreuses questions nous brûlent les lèvres. Espérons que le mistral de la bonne gouvernance continue à disperser toutes les miasmes du politique incorrect et que l’aïoli et le jaune coulent à flots et surtout ne plongez pas aux Goudes vous trouverez les boues rouges et les restes de personnes que la police recherche encore. Je vous quitte en vous rappelant une phrase choc de notre édile : « Pour monter au cocotier il faut avoir le cul propre » Tout est dit.

 



 

     

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