
Actualités
Agenda
Des Livres
Egalité, diversité : Le débat
Humour
faut-il ou non des statistiques ethniques ?
Euro med
Europe
Archives : Année européenne 2008 du dialogue interculturel
Euroméditerranée
Humour
Marseille Provence, capitale européenne de la culture 2013
Les artistes
Les lieux
Med’in France
Portrait
Un marseillais à la rencontre de ses racines : l’Afrique
Représentation et représentativité dans les Médias
Représentativité en politique
Municipales 2008
Européennes 2009
Tribunes
Tribunes Gauches
Tribunes Droites
Tribunes officielles
Tribunes populaires
Expression de la vie associative
Expressions syndicales
Une Histoire, Cent Mémoires
Remue-mémoire 1973 - 2013 : 40 ans déjà !
1983/2013 : Les trentes ans de "la Marche pour l’égalité et contre le racisme"
Il n’était plus question de parler du fond de cette réforme des retraites mais de mobiliser en masse les étudiants. Car si tous souhaitent le retrait de cette réforme, ils sont peu nombreux à intégrer les cortèges de manifestants ou à mener des actions avec des salariés et des lycéens qui d’ailleurs seront bientôt en vacances. « Le mouvement de protestation risque donc de s’essouffler si les étudiants ne prennent pas la relève » lance l’un d’entre eux. Tandis qu’un autre fait appel à la solidarité. « Il n’est pas normal qu’on laisse les lycéens se faire canarder à coup de flashball » tient à souligner une jeune étudiante, qui fait ainsi allusion à cet adolescent blessé à Montreuil par un tir de flashball et qui risque de perdre son œil gauche.
Les étudiants de l’Université de Provence ont toujours répondu présents dans les mouvements de protestation lorsqu’il s’agissait de dénoncer le CPE ou encore la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Aujourd’hui, la réforme des retraites ne mobilisent pas autant au grand regret de ceux qui affirment haut et fort que « les étudiants et le monde universitaire ont toute leur place pour dénoncer les problèmes de notre société. Nous ne perdons pas une journée de travail, une journée de salaire et on se pose encore la question de savoir s’il faut se mobiliser » s’indigne un étudiant en histoire moderne.
Si la mobilisation n’est pas la hauteur des attentes, c’est que les étudiants ne sont tous d’accord sur la manière de procéder. « Il faut changer les formes de revendications. Il faut arrêter les blocages et adopter des solutions alternatives. Notre pouvoir, c’est notre pouvoir de consommateur. Il faut créer des jardins collectifs, planter des fruits et légumes. Bouffer ce que nous produisons » soumet un étudiant à la foule non enthousiasmée par la proposition. D’autres préfèrent bloquer l’économie en allant soutenir les salariés qui bloquent les dépôts pétroliers ou au cours des manifestations, car « la légitimité est dans la rue ».
Les étudiants votent la grève
« On est à un tournant. Le mouvement social est toujours aussi fort. On en est à la sixième journée de manifestation dans la rue » insiste un autre étudiant. C’est pourquoi les étudiants ont voté la grève et adopter différentes propositions d’actions comme bloquer des réseaux routiers et ce, dés aujourd’hui. Pour rendre visible leur contestation, les étudiants ont également voté pour la mise en place d’un « barrage filtrant visible » au sein de la fac et demander la banalisation des cours pendant les Assemblées Générales afin de permettre aux étudiants qui souhaiteraient se joindre aux mouvements, d’assister à ces assemblées. Car à force de manifestations et d’assemblées générales, les étudiants semblent de plus en plus concernés par la réforme des retraites même si certains ont souhaité élargir la plateforme de revendications. Mais ils exigent principalement le maintien de la retraite à 60 ans à taux plein, l’intégration des années d’études, de chômage, de stages dans les annuités de cotisations ainsi que l’arrêt du processus de privatisation de l’Education, l’augmentation des bourses et la construction massive de Cités Universitaires.
En attendant, la Faculté de Lettres n’est pas bloquée mais il n’est pas exclu qu’elle le soit dans les prochaines semaines s’il n’y a pas le retrait de la réforme. La prochaine assemblée générale aura lieu mardi prochain. Actuellement, 18 facultés sont bloquées et 3 fermées. 379 lycées bloqués selon le ministère de l’Intérieur et 1200 selon la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne).
Les professeurs de l’Université de Provence (site Saint-Charles) ont quant à eux voté à l’unanimité la reconduction de la grève et exigé une nouvelle fois le retrait de la réforme.
La prochaine journée d’action aura lieu demain à 9h devant le Rectorat d’Aix-Marseille (à Aix) et auprès des salariés qui manifesteront à 11h sur le Vieux-Port.
RSS -
Accès rédacteurs


