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Jean Katambayi Mukendi, l’artiste congolais qui électrise Aix

5 novembre 2010

Primé par la Fondation Blachère lors de la dernière Biennale de Dak’Art, Jean Katambayi Mukendi profite actuellement d’une résidence de deux mois à l’Ecole d’Art d’Aix-en-Provence. Combinant réflexion scientifique, théorèmes mathématiques et mécanismes électriques, son œuvre – machines de carton et de fils - se met au service de la société. Point d’orgue de sa venue, il présentera son travail au cours d’une exposition co-organisée avec la faculté d’Arts Plastiques, visible dès la mi-novembre. Rencontre sans court-circuit avec un artiste du troisième millénaire.


 

L’électricité, Jean Katambayi Mukendi est tombé dedans quand il était petit. Et si aujourd’hui, artiste accompli, il se trouve en résidence à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, c’est un peu grâce à elle. En 1974, il naît à Lubumbashi – « capitale du cuivre » et de la province minière du Haut Katanga, située à l’extrême sud-est de la vaste République Démocratique du Congo. Immigrés de l’intérieur, ses parents ont quitté le centre du pays pour trouver à s’embaucher ; son père comme électricien et sa mère comme employée de bureau, dans une société extrayant les métaux, richesse si précieuse à la région.
De ce bain minéral, qui l’a fortement « influencé », l’artiste tire une part de la substance de son travail. « Enfants, nous manipulions beaucoup les métaux. On se fabriquait nos propres jouets en fil de fer », se remémore Jean. Il doit à celle qui l’a enfanté – et élevé – son initiation au bricolage, à la découpe de papiers, « avant même d’entrer à l’école ». Tout gamin, Jean Katambayi Mukendi affectionne déjà les chiffres, et s’en amuse au quotidien : « j’avais découvert par un calcul arithmétique simple que dans une fratrie de cinq, où j’étais le troisième, je me situais au milieu ». Toute sa famille, y compris l’aînée et seule fille, étudie les arts et métiers au sein d’établissements techniques. Parmi elle, Jean « sort un peu du lot en tant que concepteur, inventeur, et artiste ». Il restera « préoccupé par la création » jusqu’à sa rencontre avec le monde de l’art, quelques années plus tard.

Un artiste né qui s’ignore

En attendant, il sort de l’école avec un diplôme d’électricien. Puis enchaîne avec des études de mathématiques. L’environnement qui l’a bercé, son apprentissage, influeront sur ses ouvrages. « Si vous observez bien mes travaux, ils débouchent sur une philosophie de l’art. Mais j’utilise dans ma démarche les chiffres, les supports que j’ai vus durant ma formation », explique-t-il. « On peut dire que je suis né artiste », sourit humblement Jean. Mais artiste, il le deviendra sous le regard de ses pairs, « spécialistes formés en art » qui lui certifieront que si lui l’ignore, et même « à cheval avec les sciences », sa « place est dans l’art ».

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Jean Katambayi Mukendi travaillant à l’oeuvre qu’il présentera bientôt, lors de l’exposition Ecoson.

Lorsque l’on aborde sa démarche artistique, Jean Katambayi Mukendi devient intarissable. Sa matière première reste le carton. Il y est « très attaché, pour montrer les racines », la manière dont il a grandi. Sur ce carton, il plaque des métaux, du cuivre ou du fer, ou en agglomère plusieurs couches jusqu’à lui donner l’apparence du bois. « La fragilité liée à la solidité ». Avant d’aboutir à une « machine sur base de mécanique propre », qui « a un certain fonctionnement, mais n’est pas forcément nécessaire à la société », l’artiste part d’un fait de la société qu’il tente de « traduire dans un algorithme donné, autour d’hypothèses philosophiques et artistiques ». Ne pas s’attacher à l’existant, mieux, le contourner, quitte à ce qu’il y ait « une rencontre quelque part ».

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Le carton, une matière première dont il modifie la structure même.

L’électricité dans tout cela ? Elle qui rythme le quotidien de millions d’Africains, dont la vie reste suspendue à ses coupures récurrentes, fait partie intégrante de l’approche artistique du Congolais. « Par l’électricité, je suis capable de montrer le fonctionnement de tout organisme : l’énergie que l’on pompe, et la réception, en passant par un circuit ». Comme lorsque la faim se fait sentir, le corps répondant à des signaux envoyés par un estomac creux.

L’électricité comme fil rouge de son œuvre

« Une coupure d’électricité, d’éclairage, c’est très stressant », poursuit Jean, qui en a régulièrement été victime, lui qui travaille souvent tard dans la nuit. Ce constat l’amène à fabriquer une machine qui interpellerait tout un chacun et conduirait à réfléchir sur le phénomène. Suite à une interruption de courant, il s’aperçoit en effet que « les lignes ne sont plus disposées de la même manière » qu’auparavant. Ce qui oblige les gens à « refaire les affectations manuellement », non sans risques. Par un savant calcul, forgé autour « d’analyses combinatoires des permutations et arrangements » réalisés, l’artiste conclut que plus de 240 cas d’affectations manuelles sont possibles. Dénouement qui se distingue dans sa matrice, que l’on peut tourner en tout sens, rendant palpable le stress causé par ce dysfonctionnement, attribué à l’incompétence de quelques « chipoteurs » en place à la société nationale congolaise d’électricité et qui « font n’importe quoi ».

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Ces disques de carton, entaillés régulièrement au couteau dentelé et qui accueilleront bientôt gaines électriques et autres fils conducteurs, serviront à la fabrication d’une matrice.

Dans la même veine, Jean Katambayi Mukendi se livre à un autre exercice mathématique : partant de nouveau de cette machine, et de prélèvements effectués sur son lieu d’habitation, il réussit l’exploit d’établir, à trois ans près, l’espérance de vie moyenne au Congo. « Les hypothèses étaient très difficiles à poser, concède-t-il. Mais le calcul a été extrêmement simple ». Se fondant sur les difficultés électriques éprouvées chez lui, qui lui permettent de « jauger du niveau d’organisation de l’Etat », il a mesuré les fluctuations de tension, les a rapportées à ce que nominalement il devait avoir, et en a extrait un taux « largement inférieur à un » - un désignant un fonctionnement « normal » de l’alimentation en courant. Enfin, il a multiplié ce taux par cent ans, âge supposé « d’un homme qui vivrait longtemps » et pour lequel il a été « clément » vis-à-vis de l’espérance de vie constatée globalement sur le continent africain. Pour finalement observer un âge moyen de 42 ans. Or, l’espérance de vie mesurée par les services démographiques de la RDC est de… 45 ans. « J’étais étonné, en partant de calculs artistiques tout autres, de ne pas être loin de la réalité », confie l’artiste. Il ne fût pas le seul surpris.

La magie d’un « coup de baguette »

Sans aucun doute est-ce cette complexité de vues qui a plu à la Fondation Blachère, qui œuvre en faveur d’artistes contemporains africains et les expose à Apt (Vaucluse). C’est lors de la Biennale Dak’Art 2010, que Pierre Jaccaud repère le travail de Jean Katambayi Mukendi. Ce dernier reçoit alors le Prix découverte de la Fondation. Pourtant, cela aurait pu ne jamais se produire. Bien qu’invité du festival satellite AfroPixel, Jean a bien cru qu’il n’aurait pas l’occasion de se rendre au Sénégal. Le Congo souhaitant souscrire aux récentes normes de passeport biométrique, l’artiste se heurte à l’impossibilité d’obtenir un nouveau document dans les temps. Mais grâce à « un coup de baguette » de l’ambassadeur de Suisse à Kinshasa rencontré précédemment au pays du chocolat à Neuchâtel, les papiers lui parviennent, sans qu’il ait à se déplacer à la capitale. Pierre Jaccaud, en charge notamment de la direction artistique de la Fondation Jean-Paul Blachère, arrivait au terme de ses auditions d’artistes, lorsqu’il est tombé par hasard sur un livret parlant du travail de Jean Katambayi. Celui-ci n’est ni exposé au musée de Dakar, ni même inscrit officiellement comme participant à la Biennale. « Il a sillonné tout Dakar pour me retrouver. Et quand il m’a vu, il a pu associer la théorie et la démarche à la personne » se souvient le jeune homme. Ce parcours un peu chaotique se mue en définitive en « une belle histoire ».

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Les calculs, au centre de son art

L’aventure se poursuit ensuite au-delà des frontières du Continent Noir. Jean-Paul Thibeau, chercheur et enseignant à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence reçoit un message de Pierre Jaccaud, tandis que la commission qui doit attribuer le Prix de la Fondation Blachère n’a pas encore statué : « il me dit : "ça y est j’ai trouvé ! Et je crois que ça va être du bonheur" ». Aussitôt après avoir obtenu quelques informations et éléments constitutifs du travail de Jean Katambayi, le professeur en pratiques comportementales et performatives prend contact avec l’artiste, afin de mettre au point les modalités de sa venue en France. En effet, une résidence de deux mois à l’Ecole d’Art aixoise constitue le corollaire de la récompense octroyée.

Son art, un contrat social

Jean Katambayi Mukendi arrive début octobre. « L’accueil ici a été formidable, raconte Jean-Paul Thibeau. Tout le monde l’attendait, s’y est préparé ». Intégré à la Plateforme mobile d’expérimentations de l’établissement, l’artiste congolais prend rapidement ses marques et installe son matériel sur une grande table baignée de lumière, derrière une verrière qui éclaire l’immense salle aux allures industrieuses. Pour les étudiants et les professeurs de l’école, Jean apporte un véritable « air frais », témoigne l’enseignant. Sa venue permet d’abord « de réapprendre l’hospitalité », principe trop souvent oublié. « Les rapports culturels et valeurs de communication ne sont pas les mêmes », ainsi accède-t-on à un ailleurs.
Pour Jean Katambayi Mukendi, dont c’est la première résidence en école d’art, cela représente « une chance et une très grande ouverture ». Une occasion « d’entrer franchement en contact avec l’ambiance de l’art, l’art qui devient transcendant ».

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Raphaël de Staël, qui assiste l’artiste, a passé tout une matinée à couper des câbles électriques selon un gabarit précis. "Un travail à la chaîne"...

De cet échange naît dans l’esprit des Aixois un « paradoxe ». Un autodidacte tel que Jean Katambayi n’en fait pas moins de lui un artiste à part entière : « la formation n’est pas ce qui constitue l’artiste. C’est sa passion, son engagement, ses centres d’intérêts qui font qu’il est ce qu’il est », confirme Jean-Paul Thibeau.
L’engagement n’est pas un vain mot. « Nous avons pris la mauvaise habitude que tout tourne autour du donnant-donnant dans les relations, tant avec les personnes qu’avec les institutions. Plus personne ne prend de temps pour la société, gratuitement ou de manière désintéressée, analyse l’artiste. Je ne pouvais pas penser qu’un jour je me retrouverais dans une école spécialisée d’art. Mais c’est seulement cet engagement, cette extase dans le travail, qui commence à me dire que j’ai fait ce qu’il fallait. Qu’il faut continuer à travailler pour la société, pour aider quelque part à la ressusciter. C’est très profond, mais nous en avons besoin ».

Apprendre l’un et l’autre, l’un de l’autre

Consécration de cette résidence, Jean Katambayi exposera à l’occasion d’Ecoson, événement organisé en partenariat avec la Fondation Blachère dans le cadre du colloque international pluridisciplinaire intitulé « L’art au 21e siècle : un état des lieux », voulu notamment par le Laboratoire d’Etudes en Sciences des Arts de l’Université de Provence. Cette surcharge de travail imprévue a conduit à des aménagements : « Nous étions au début dans le cadre d’un accueil avec la possibilité pour Jean de s’immerger dans des ateliers, de participer à des expériences et en même temps de faire ses propres recherches, énonce Jean-Paul Thibeau. Une exposition à la clef, cela signifiait qu’il se trouvait en pression, en pression de produire une œuvre ». L’idée a été de lui adjoindre un assistant. Et « l’assistant idéal » ne fût autre que Raphaël de Staël, artiste lui-même passé par les bancs de l’Ecole d’Art.

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Devant les locaux de l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, Jean-Paul Thibeau et Raphaël de Staël - respectivement enseignant et assistant - entourent le jeune artiste en résidence.

Pour avoir eu par le passé des assistants, ce dernier « sait quel regard porte l’artiste sur lui ». Les débuts se sont avérés difficiles : « lorsque Jean est venu me voir et m’a expliqué ce qu’il attendait de moi, ce qu’il voulait faire, ça été dur de comprendre. Nos visions de son travail sont très différentes. Par exemple, son approche de l’électricité, la manière dont il la travaille est très basique, tandis que je fais beaucoup de programmation informatique, j’utilise beaucoup de machines ». Chacun a tant à apprendre de l’autre. « Il y a des échanges d’idées, de savoirs. Il m’apprend à travailler le carton, je lui apporte des notions de programmation, le renseigne sur l’utilisation d’outils que nous avons ici. A deux on s’aide, et on va beaucoup plus vite », résume Raphaël. Jean Katambayi Mukendi confirme : « Je vais donner une pièce, une forme à Raphaël et tout de suite, son intention première va être de gagner un peu le temps, l’espace, l’esthétique. Il se met à l’ordinateur, et commence à programmer ». Ces deux-là resteront sûrement en contact, malgré la distance qui les séparera bientôt.

« Des profondeurs vers les sommets »

Résider deux mois durant à l’Ecole d’Art d’Aix-en-Provence va assurément marquer le jeune artiste : « Cette école est différente des écoles que j’ai vues chez nous. Ca va beaucoup modifier ma démarche, du fait du gain de temps, de l’espace et des hypothèses que je pourrais désormais poser de manière très précise ». Travailler en Europe reste particulier. « Les choses sont formalisées, normalisées. Rigides, bien programmées. Dans mon milieu, il faut se faufiler, faire un effort pour proposer un modèle de vie ». Au Congo, une seule école de beaux arts subsiste, implantée à Kinshasa et Lubumbashi. Tout comme le musée sis à la capitale, elle est très « sélective ». Il existe un vrai milieu artistique en RDC, mais outre le peu de visibilité que lui confèrent ceux qui en sont en charge, les débouchés sont rares. Jean Katambayi tient à souligner le rôle de l’Espace culturel français, qui lui a ouvert ses portes en 1990 et lui permet d’exposer ses œuvres chaque année. Dans un pays lourdement marqué par les conflits, et où perdurent des combats sporadiques entre factions rivales, il est « compliqué » de vivre de son art. « Il y a de plus en plus de gens qui se forment en castes, par rapport à des intérêts qui ne disent pas leur nom », regrette Jean.
Ces perspectives ne l’empêchent pas de souhaiter poursuivre son travail dans son pays natal. Lui qui a plus voyagé en Europe qu’en Afrique, ne fait pas de ce continent un Eldorado : « ma mère nous avertissait qu’il ne fallait jamais monter de projet d’exode, comme le font de nombreux jeunes. Elle nous expliquait que l’Europe était très rigoureuse, qu’il ne fallait pas songer y aller si nous n’avions rien à y faire ». Et de retenir sa parole : « Un beau jour, vous irez en Europe, mais ce sera pour une cause juste. Il faut travailler. Et si on vous reçoit, ce sera autour de ce travail ».
Aujourd’hui, Jean Katambayi Mukendi manque de temps, et ajouterait volontiers « une heure aux vingt-quatre » quotidiennes. Il faut dire que son « agenda est plein ». Plein de travail et de rencontres à vivre. Il pourrait faire sienne la devise de Lubumbashi : Ex imis ad culmina, « Des profondeurs vers les sommets »…

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L’exposition Ecoson aura lieu du 15 au 24 novembre 2010 dans la galerie de L’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence.
De 14h à 19h.
Rue Emile Tavan
13100 Aix-en-Provence

Vernissage le 18 novembre à 18h.

Plus d’infos sur le site de l’Ecole ou au 04.42.91.88.70.

 



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  • Henriette Nhung Pertus : L’exil douloureux de la « Chinoise verte »

    une pensé a vous henriette !! j admire le courage que vous avez eux pour etre encore parmi nous apres avoir vecu les pires chose qu’il puisse exister !!toutes cette haine cette souffrance dont vous avez etait victime !!j’espere que vous avez trouvé une vie tranquille sens peur et sens crainte du lendemain je vous embrasse

    par langer le 15 mai à 20h06

 

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