
Actualités
Agenda
Des Livres
Egalité, diversité : Le débat
Humour
faut-il ou non des statistiques ethniques ?
Euro med
Europe
Archives : Année européenne 2008 du dialogue interculturel
Euroméditerranée
Humour
Marseille Provence, capitale européenne de la culture 2013
Les artistes
Les lieux
Med’in France
Portrait
Un marseillais à la rencontre de ses racines : l’Afrique
Représentation et représentativité dans les Médias
Représentativité en politique
Municipales 2008
Européennes 2009
Tribunes
Tribunes Gauches
Tribunes Droites
Tribunes officielles
Tribunes populaires
Expression de la vie associative
Expressions syndicales
Une Histoire, Cent Mémoires
Remue-mémoire 1973 - 2013 : 40 ans déjà !
1983/2013 : Les trentes ans de "la Marche pour l’égalité et contre le racisme"
Le Théâtre des Bernardines brouille les pistes. Les dernières éditions, la structure s’était posée dans un lieu atypique du 15e arrondissement, l’école de la Deuxième Chance. Elle se déplace aujourd’hui dans un autre quartier, un site pittoresque, niché entre St-Antoine et le Plan d’Aou, la Gare Franche. Elle s’acoquine avec un nouvel acteur, Cosmos Kolej. Le concept des « Informelles » a du être abandonné pour l’instant à l’école de la Deuxième Chance pour des raisons économiques, « c’était très lourd d’habiter cet espace-là, il faut du temps en organisation » justifie Mireille Guerre, directrice du festival, co-directrice du théâtre. Notons que le Laboratoire artistique européen TRY ANGLE se déroulera dans cette école en juin 2012.
La rencontre entre une usine à fabriquer des bidons d’essence et un cloître peut paraître incertaine et pourtant semble prometteuse. La Gare Franche permet des folies. Mireille Guerre, Alain Fourneau, directeur du théâtre des Bernardines, Suzanne Joubert, auteur, secrétaire générale des Bernardines retrouvent l’équipe de Wladyslaw Znorko via le projet de La maison.
Des artistes, côte à côte
La metteure en scène, Marie Lelardoux (cie Emile Saar) est toujours en résidence artistique à la Gare Franche –les Bernardines, étant coproducteur. La Maison pose la question de la communauté, « la maison, qu’est-ce que c’est pour nous ? » songe l’artiste. A l’origine de ce spectacle, une vallée sicilienne a subi un tremblement de terre en 1968. L’auteure imagine les sensations éprouvées alors, à travers les ruines de ces villages dévastés. Trois soirées seront consacrées à La Maison. Puis, du 19 au 21, la pièce cohabite avec d’autres créations. « C’est très intuitif les Informelles, on n’a pas le temps d’asseoir dans la réalité. On va rassembler tous ses élans et leur donner une force » s’enthousiasme Mireille Guerre.
Christian Mazzuchini nous offre un vagabondage dans les textes de Valletti. Il est un inconditionnel de Serge Valletti. Notamment, le Jésus de Marseille, c’était lui. Il nous invite à papoter de tout et de rien, il « laisse la porte ouverte pour que les gens prennent la parole. C’est très improvisé ». Le collectif Terrain Vague propose Z.U.T. !, zone d’usurpation temporaire. Depuis 2005, le chantier de la compagnie est une fabrique à géométrie variable, rassemblant acteurs, musiciens, cuisiniers, architectes…La Cie voQue et Jacques Rebotier présentent un « omme », appelé à faire disparaître de la Terre, ces 4.8 millions autres espèces qui nous polluent…dans Contre les Bêtes.
Théâtre et…cinéma documentaire
Le public retrouvera ces artistes dans une autre de leurs créations aux Bernardines, la semaine suivante. Des feuilles, et des feuilles sont des poèmes, déclarations, chansons avec Jacques Rebotier et deux acolytes. Le Terrain Vague nous livre un projet cosmopolite (tunisien, irlandais, grec, marseillais,…) avec D’ici là, qu’est-ce qu’on sème ? Avec La tentation d’exister, Christian Mazzuchini nous fait découvrir les poèmes du marseillais Christophe Tarkos, disparu en 2004. Et Pascale Bongiovanni (Groupe Sans Discontinu), concepteur lumière présente Burn out : « un espace se glisse entre les deux mots, un espace pour exprimer l’échappatoire possible : le renversement du stress en une explosion d’énergie positive ».
Insolite : deux films et deux rencontres viendront bousculer le programme. Les roses noires, documentaire d’Hélène Milano relate la situation des ados dans les villes. Elles vivent dans les cités de la banlieue parisienne ou des quartiers de Marseille, elles ont entre 13 et 18 ans. Hollunderblüte (Fleur de sureau) de Volker Koepp aborde l’histoire d’un petit village de l’enclave de Kaliningrad, perdu entre la Pologne et la Lituanie. Des enfants jouent dans les ruines de fermes…Ils parlent de leurs jeux, de l’amour, de leurs projets d’avenir. Les réalisateurs seront à Marseille aux côtés du philosophe Heinz Wismann. Sont invités à cette table ronde, deux agriculteurs éleveurs, Elisabeth et Patrice Menet, déjà présents en 2010.
Un projet avec HAS
Insolite encore. Le théâtre des Bernardines se crée des partenaires inattendus à l’image de HAS. « Comment peut-on aller plus loin (dans la démarche artistique) ? On commence à tricoter ensemble un projet d’avenir » annonce Mireille Guerre. Cette association militante œuvre pour l’habitat des pauvres. Elle « fait un travail multifocal, et l’une de ces focales est la culture » souligne le directeur, Eric Kérimel de Kerveno. « Les gens dont on s’occupe sont créatifs, ils ont plein de choses à montrer » explique le responsable de HAS. « Nous montons des projets de tout petit habitat social. Nous avons eu l’idée de faire une résidence d’artistes » dans un immeuble dans le quartier de Noailles, au 19 rue de l’Arc. Avec les Bernardines, HAS espère créer une pratique artistique permanente.
En attendant une exploration future du projet de la rue de l’Arc, « les Informelles » commencent à vivre lundi prochain.
|
« Les Informellles », Théâtre des Bernardines, 17 bd Garibaldi, 13001 Marseille, renseignements/réservations 04 91 24 30 40, contact@theatre-bernardines.org, http://www.theatre-bernardines.org
Festival du 16 au 21 mai, à la Gare Franche/Cosmos Kolej, 7 chemin des Tuileries, 13015 Marseille, tél 04 91 65 17 77 et du 22 au 28 mai, au théâtre des Bernardines. |
RSS -
Accès rédacteurs
