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Sous l’ère Gaudin, Marseille n’aura été que bluffs, mensonges et tromperies. La dernière tromperie date du 17 octobre dernier. Alors qu’on nous bassine avec « Marseille capitale de la culture et de la paix », les citoyens marseillais ont appris que le Maire de leur ville n’assumait pas cette position. Le jumelage de Marseille avec une ville de Palestine, qui serait en soi un symbole fort pour la paix, ne fait apparemment pas partie des priorités de Jean-Claude Gaudin. Celui-ci s’est abrité derrière le discours de Nicolas Sarkozy qui réclamait la reconnaissance d’un Etat palestinien. « Tant que celui-ci n’est pas reconnu, le maire de Marseille n’acceptera pas ce jumelage ». Voilà en substance ce que nous a livré Jean-Claude Gaudin. Un personnage qui excelle dans l’art de la mauvaise foi et qui fait une transposition locale de la rhétorique israélienne. Il s’abrite en effet derrière la reconnaissance d’un Etat palestinien, or quiconque mieux que Gaudin, qui a été Vice-président du Sénat et qui a l’art de manier la langue de bois, sait que s’il fallait attendre les USA, on n’obtiendrait jamais la reconnaissance d’un Etat palestinien. Le véto américain est en effet pris en otage par les lobbys et Marseille aussi. Les groupes de pressions ont même un siège au conseil municipal. Les inconditionnels de l’Etat colonial se sont mis à aboyer avant que le maire puisse répondre à Mme Diamanti. Il a fallu que Jean-Claude Gaudin demande à Daniel Sperling, adjoint du maire mais surtout membre exécutif du CRIF, de se calmer et de le laisser répondre. Sa réponse ne s’est pas fait attendre puisqu’elle était déjà écrite sur papier (par qui ?). Effectivement il aurait été dommage de ne pas répondre sous surveillance du CRIF, à qui le maire ne sait pas dire non.
On pense alors à l’affaire du Pharo. Le palais du Pharo a en effet été refusé aux Marseillais qui souhaitaient y organisé l’opération « Un bateau français pour Gaza ». Argument évoqué ? Le maire craignant de diviser les Marseillais. Quelques jours plus tard cette crainte disparaissait parce qu’il s’agissait d’ouvrir le Palais du Pharo au CRIF pour son diner annuel. Un deux poids, deux mesures qui n’est pas digne d’un élu de la République.
Puis, comment ne pas réagir face aux propos méprisants qu’a tenus le Maire de Marseille, déclarant : « Si nous sommes saisis par la demande d’un maire palestinien, ce jour là nous l’étudierons. D’ici là, si elle ne relève que des élus du Parti Communiste… à mes yeux et sans vouloir être désagréable, mais même ce Front de gauche, ça ne suffit pas pour me convaincre ». Des propos à condamner puisqu’hormis cette réponse méprisante et humiliante, le maire a nié les partis qui ont pris position pour un jumelage entre Marseille et une ville de Palestine. Parmi eux, Europe-Ecologie-Les Verts (Michèle Poncet Ramade, Sébastien Barles, Karim Zéribi…), Le Parti Socialiste (Michel Vauzelle, Patrick Mennucci, Sylvie Andrieux), le Parti Communiste (Marion Honde, Frédéric Dutoit, Coppola etc.).
À l’avenir, nous n’hésiterons pas à veiller aux propos et arguments tenus par les détracteurs de la paix pour délégitimer cette demande de jumelage, qui est en soi un symbole fort pour l’équité et la paix.
L’immense majorité des élus de gauche et même des élus de droite auront certainement une attitude beaucoup plus conciliante pour ce jumelage symbole de paix. Et nous attendons avec impatience le vote uninominal qu’a promis de demander Michèle Poncet-Ramade, présidente du groupe Europe-Ecologie-Les Verts au conseil municipal.
Pour voir l’intervention de Mme Diamanti VS JC Gaudin au Conseil municipal Marseille du 17 octobre 2011mettre le curseur à 4h 41mn et 49 sec.
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