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Emploi : rencontres éclair pour plaire

Publié le 9 novembre 2011
par Sarah Lehaye
L’évolution annuelle du nombre de demandeurs d’emploi en PACA a considérablement augmenté. Pour essayer d’amoindrir cette réalité, la Ville de Marseille, en partenariat avec l’Union Pour les Entreprises 13 et les Universités, a organisé pour la 2e édition une séance de « job dating ». A vos marques, candidats, c’est à vous !

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2e édition du job-dating à Marseille.

Mardi 08 novembre, tous les ingrédients ont été réunis, au sein de l’espace Bargemon, pour favoriser le rapprochement entre les jeunes demandeurs d’emploi motivés et les entreprises prêtes à recruter, via un procédé novateur, le job dating. Lors d’entretiens rapides, 7 minutes environ, les candidats sont amenés à postuler aux postes qu’ils convoitent afin de décrocher un second entretien, plus approfondi. Ce concept de recrutement a été pensé afin de faciliter la prise de contact sans intermédiaire, de dépasser la barrière du curriculum vitae et de permettre aux candidats d’augmenter leurs chances. Pour l’évènement, plus de 174 candidats - recensés à 15h30 - et 20 entreprises ont fait le déplacement, avec une centaine d’offres à disposition, couvrant les secteurs industriels et tertiaires. Ces échanges ont été mis en place principalement pour les néo-diplômés de l’enseignement supérieur, contactés pour l’évènement par leur université - afin de leur faciliter l’entrée dans la vie active. Pour que les candidats soient disposés à être dans les meilleures conditions le jour J, des ateliers de préparation ont été organisés au préalable – par l’Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés (AFIJ), la Mission locale Marseille et la Cité des Métiers. Et disposés, ils l’ont été puisque « dès 9h, ça a été le grand rush. J’ai été agréablement surpris » a confié Didier Guibbaud, responsable de la société Landcorner, organisatrice de l’évènement.

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Liste des entreprises qui se sont prêtées au procédé du job-dating.

« C’est un entraînement, une première prise de contact. Cela nous éclaire sur des postes auxquels on voudrait accéder. Il y a également les organismes comme l’AFIJ, le Pôle Emploi, la Mission locale avec qui on peut avoir des entretiens et s’informer » s’est satisfaite Alice, jeune diplômée de 26 ans qui sort d’un master 2 environnement, sécurité et qualité de l’entreprise, mais elle a avoué « ce n’est pas ici que je vais aller chercher le poste que je souhaite ». A l’inverse, ce jeune homme de 28 ans, ingénieur en génie industriel de métier, qui a été informé de l’évènement par Pôle Emploi, a trouvé des offres qui lui correspondaient et attend ses deux autres rendez-vous : « le premier s’est très bien passé. C’est intéressant, assez concret, ça permet de voir un spectre d’entreprises assez large ».
Contrairement au circuit classique de recrutement – envoi de lettre de motivation et de CV auquel, deux fois sur trois, aucune réponse n’a été apportée, l’attente, le stress -, ici, le verdict est direct. Les demandeurs d’emploi ont l’opportunité d’exposer concrètement leurs compétences en allant à l’essentiel, et les recruteurs de trouver la perle dans un panel. François-Xavier – bac +3 - qui est sorti depuis 2 mois du cycle scolaire a confirmé cette facilité : « ici, on est face à face, il y a plus d’espoir que derrière un PC ».

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Hippolyte a étudié un domaine pointu et regrette d’avoir vite fait le tour des entreprises en région.

« Certains postes sont ouverts aux bacheliers mais la qualification requise est au minimum bac +2 » a souligné un intéressé, décryptant les offres présentées. Et ça, Jamila l’a aussi remarqué et l’a déploré. « Je cherche un emploi d’aide maternelle mais il n’y a rien. Je suis au chômage depuis plus d’un an et pourtant, j’ai accepté toutes les propositions de Pôle Emploi, de CDD en CDD, de missions d’intérim en missions d’intérim (commercial, aide dans les maisons de retraite, ménages...) ». A défaut, elle a passé un entretien avec l’Armée de terre mais l’idée de devoir s’engager l’a rapidement fait déchanter. A 28 ans, elle aspire à un peu moins de précarité. Hippolyte, 28 ans lui aussi, est un débrouillard, n’attendant pas les bras croisés que son heure arrive. Diplômé en instrumentalisation laser, il recherche un travail « concret » depuis 13 mois. Pour pallier ses besoins, il a trouvé un job de livreur d’annuaires. Motivé et mobile il a pour projet de s’exiler quelques temps en Suisse, « là où le niveau économique est meilleur ».

Au cours de cette journée, plus de 500 rendez-vous ont été honnorés. Les entreprises se sont montrées très satisfaites par l’opération. En 2010, 19 entreprises ont participé à l’évènement proposant aux alentours de 80 offres d’emplois. Sur près de 400 premières entrevues qui se sont déroulées, 40 ont découlé sur un second rendez-vous en entreprises. Un entretien sur deux a généré un contrat de travail, soit près d’un quart des offres de base qui a été pourvu. Si la barrière liée au profil et au secteur d’activité était levée, cette journée pourrait être plus significative en terme de résultat. Avec un chômage en Paca qui a connu une progression annuelle de 6,3% par rapport à septembre 2010, ce ne sont pas les Pacaïens qui s’en plaindront. La Ville a d’ailleurs investi 5 millions d’euros dans le budget pour l’emploi. Pour faire d’une pierre deux coups, « l’évènement devrait être organisé en septembre pour l’ouvrir aux jeunes qui recherchent un contrat de professionnalisation » a suggéré Didier Guibbaud.


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