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C’est à l’espace « ACADEL » (association pour la concertation et les actions de développement local) qu’amis, proches et collègues se sont réunis autour d’Ali Amouche pour assister à la cérémonie de remise de médaille. Une cérémonie sans fastes ni artifices dans la plus grande simplicité, empreinte d’une ambiance conviviale et bon enfant malgré la solennité de l’évènement.
Ali Amouche reste humble et mesuré dans ses propos même si, n’est pas chevalier de l’ordre national du mérite qui veut. Ce qu’il a accomplit durant ses 23 ans de carrière d’animateur dans les zones dites « sensibles » de Marseille, il l’a avant tout fait avec « le cœur » avoue t-il. Son action outrepasse d’ailleurs le cadre strictement professionnel. Dans son cas, c’est de militantisme dont il s’agit. Directeur depuis dix ans de l’APEQ, cet ancien animateur croit depuis toujours au potentiel des habitants des quartiers « sensibles » de Marseille.
C’est pourquoi, dès la création de la toute première zone franche à Marseille en 1997 il est l’un des principaux liens entre les entreprises et les habitants des quartiers.
Débutée en 1985 au sein du centre social de la cité « La Bricarde » (15eme arrondissement), sa carrière d’animateur lui aura donnée ses premières armes. Pour la Bricarde à l’époque, il engage un projet de réhabilitation par le biais d’actions dans l’animation emploi. La thématique d’ « animation emploi » ne le quittera d’ailleurs plus. En 1999, il l’officialise en véritable fonction tout en créant autour du concept, une structure innovante allant dans le sens de ses objectifs : « La Farmacie ».
Ce local implanté en plein cœur du quartier Félix Pyat, presque « à ciel ouvert » pourrait-on dire tant l’initiative frôlerait presque l’irréel au vue du lieu choisit, attirera rapidement l’attention des services publics de l’emploi de Marseille. Il s’agit d’y faire se côtoyer des publics peu familiers les uns aux autres mais le challenge est relevé. Des entrepreneurs viennent alors régulièrement, grâce à ce lieu, à la rencontre des chercheurs d’emplois. Le relais s’effectuant par le soin laissé aux animateurs. Cette expérience s’érige en véritable laboratoire de l’emploi. Elle a en effet permis de faire prendre conscience de certaines choses primordiales pour les uns comme pour les autres. Le manque de culture d’entreprise dans les ZUS par exemple en est une révélation autour de laquelle on se mobilise pour faire évoluer les choses. Mais cette expérience a également permis aux entreprises de se rendre compte de la richesse et du potentiel de ces quartiers. La démarche autour de l’animation emploi reste avant tout pédagogique pour les différents publics visés. Et qui dit pédagogie dit forcément temps. Des notions qui n’effraient ni ne font reculer Ali Amouche. Accolées l’une à l’autre depuis dix ans de manière pragmatique et pas seulement conceptuelle, aujourd’hui cela donne des résultats. La structure d’Ali Amouche, l’APEQ est actuellement en contact avec près d’une cinquantaine d’entreprises issues des secteurs du BTP, Logistique, Transport, Industrie, Hôtellerie/Restauration, centre d’appel…
Tout ceci est le fruit d’un travail de plusieurs années et d’une mobilisation quotidienne de la part du Collectif des Animateurs au nom duquel Ali a décidé de recevoir cette médaille d’honneur. Les membres du Collectif des Animateurs, une belle assemblée de copains et de joyeux compagnons de route le lui rendent bien, reconnaissant tout son mérite.
Le travail de ces hommes et femmes de l’ombre au nombre de cinquante, membres du collectif, bien que reconnu et félicité reste quant à lui sans « un référentiel métier » dénué de reconnaissance directe et officielle de la part des instances publiques. Ces derniers, conscients du travail qu’il reste encore à mener dans leur domaine de prédilection aimeraient voir les choses évoluer et d’autres horizons plus larges que les seules zones dites « sensibles » s’ouvrir à eux.
Ci-dessus en vidéo la remise de la médaille faite par Bernard Susini adjoint au maire de Marseille, les félicitations de Michèle TREGAN conseillère régionale déléguée à l’emploi ceux de Pierre N’GAHANE Préfet délégué à l’égalité des chances et enfin la fierté exprimé par Rébia BENARIOUA conseiller général délégué aux centre sociaux. Les nombreux autres témoignages ont été relayés dans un DVD remis au médaillé (parce qu’il le méritait bien) un autre exemplaire à été destiné au collectif des animateurs pour la mémoire collective du groupe.
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