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Au nord de Marseille, nouveaux bus, petits plus

Publié le 19 mai 2009
par Ahmed Nadjar, Anne-Aurélie Morell
A la RTM, la com’ va bon train. Hier, était annoncée la mise en service de 47 bus nouvelle génération, dont une trentaine - assignés au dépôt d’Arenc - desserviront les quartiers nord. Moins polluants, équipés pour en faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite, bardés de caméras, ces nouveaux monstres avaleurs de bitume seront bientôt accessibles pour 1,5 euros le ticket solo.

Une carcasse blanche, bleue et jaune montée sur quatre roues, une cabine conducteur et des rangées de fauteuils en plastiques,… à première vue, la nouveauté ne saute pas aux yeux. Pourtant, les bus « nouvelle génération » présentés lundi après-midi par la Régie des Transports de Marseille (RTM) offrent quelques avancées en matière « de développement durable, de sécurité et d’accessibilité », s’enorgueillit le président de la société Karim Zéribi. Les rejets polluants ont été minimisés, quatre caméras embarquées, et une rampe d’accès motorisée installée. Et le Monsieur Diversité de la SNCF de lancer un cocorico, soulignant que le fabriquant ayant décroché l’appel d’offre est « français ».

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Un des bus "nouvelle génération" présenté lundi. Il répond à la norme européenne Euro 4.

Sur les 47 machines roulantes mises en service sur l’asphalte marseillais, 27 desserviront les IIe et IIIe arrondissements et les quartiers nord de la ville. Avec la politique de rénovation des abris bus, c’est une manière de dire aux habitants des quartiers populaires qu’ils sont « des usagers, des clients comme les autres ».

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Le prix du titre de transport à l’unité coûtera 20 centimes d’euros de moins, à compter du 1er juin.

Le but est de les amener à emprunter plus volontiers les transports en commun, à défaut de prendre le métro ou le tram, inexistants au-delà de Bougainville, mais surtout à imprimer le respect de certaines règles comme le paiement du titre de transport et la non-violence. Pour l’un, des efforts seront fait, avec la mise en place du ticket solo à 1,5 euros dès le 1er juin prochain. Voir ci-dessous l’interview de Karim Zeribi :

 

 

Pour l’autre volet et pour la sécurité des traminots, des caméras veilleront au bon déroulement des trajets.

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La vidéo-surveillance, une arme anti-criminalité, selon Karim Zéribi.

Côté accessibilité, le pari n’est pas encore tout à fait gagné. Car si les rampes d’accès doivent en théorie permettre aux personnes en fauteuil de monter à bord sans encombre, encore faut-il que la voirie soit elle aussi mise aux normes. Et c’est « loin d’être le cas », témoigne Armand Bénichou, administrateur de la RTM qui représente les usagers.

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Jusqu’ici, les personnes à mobilité réduite avaient les plus grandes difficultés pour emprunter les transports en commun.

Celui qui est également président de l’association HandiToit, mais aussi conseiller d’arrondissement dans les XIe et XIIe arrondissements, se veut toutefois rassurant : « Si l’on se conforme à la loi de 2005, à l’horizon 2015, toute la voirie devrait être accessible. Il y a une volonté qui est déjà exprimée avec le schéma directeur d’accessibilité mis en place par la communauté urbaine, et qui est conjugué avec les différents aménagements de voirie en cours ». « Il y a un investissement considérable à faire, confirme le président de la RTM. 2015 est une date butoir pour avoir un réseau de voirie en adéquation avec notre matériel. Mais l’important est d’ouvrir ce dossier ».

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L’installation de rampes automatisées devrait remédier au problème d’accessibilité des bus. Ici, Armand Bénichou teste l’une d’entre elles. Reste à mettre aux normes la voirie...

Le mot de la fin revient à Karim Zéribi : « nous voulons ne laisser personne sur le côté du chemin. Que l’on soit handicapé socialement, si je puis dire, ou physiquement, on doit vous traiter de la même manière que les autres ».


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