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Tout d’abord, quel est votre parcours et comment avez-vous atterri au Parlement européen ?
Dans le cadre de mon master 2 professionnel « Droit des politiques européennes », j’ai eu l’occasion d’effectuer un stage au bureau d’information du Parlement européen pour le Sud-est, qui recouvre depuis Marseille, les régions Rhône-Alpes, PACA, Corse et dont la directrice est Isabelle Coustet. J’ai eu la chance d’effectuer mon stage au cours d’une période de campagne institutionnelle d’information pour les élections européennes d’autant plus que cette septième élection coïncide avec le trentième anniversaire des élections européennes au suffrage universel direct. Lors de cette campagne d’information, j’avais pour mission d’inciter les citoyens à aller voter pour élire leurs députés européens. Cette tâche n’a pas été facile ; les marseillais connaissent très peu les institutions européennes. Nombreux étaient ceux qui ne savaient pas que le Parlement européen était la seule institution à être élue au Suffrage universel direct. De plus, les phocéens ont en général une image très négative de l’Europe. Pour la plupart, elle rime avec les « quotas de pêche », la « mort du vin rosé », la crise financière. Ayant pris conscience de l’importance des pouvoirs du Parlement européen, qui d’ailleurs, n’ont cessé de s’accroitre depuis 1992, je m’efforçais de leur expliquer l’impact que pouvaient avoir les décisions du Parlement sur leur vie quotidienne (agriculture, énergie, environnement, égalité des chances) et que par conséquent il pouvait jouer un rôle utile dans la défense des intérêts des citoyens au niveau européen.
Le Parlement européen vous a permis de partir en mission à Strasbourg pour assister à la session constitutive. Que retenez-vous de cette visite ?
Arrivée à Strasbourg, avec ma collègue stagiaire Marianne, et après avoir obtenu mon badge d’entrée, j’ai pu contempler l’architecture du bâtiment, très impressionnante. J’ai été frappée par le nombre colossal de fonctionnaires européens de différentes nationalités et par l’immensité de la structure, avec des dizaines d’ascenseurs, des centaines de couloirs qu’il faut traverser avec de très bonnes chaussures !
Mais ce qui m’a le plus plu, c’est l’hémicycle dans lequel les députés européens récemment élus, étaient réunis pour voter et élire le président du Parlement, les vice-présidents, les questeurs et les présidents des commissions parlementaires. Installée tout en haut de l’hémicycle, j’ai pu apercevoir Rachida Dati qui effectue son premier mandat européen, Daniel Cohn-Bendit, Harlem Désir, Marielle De Sarnez mais également les députés de la circonscription Sud-est tels que Marie-Christine Vergiat, Damien Abad, Jean-Luc Bennahmias et Dominique Vlasto.
J’ai pu prendre conscience que le travail des députés ne pouvait se faire sans les interprètes. Comme vous le savez, 27 Etats font partie de l’Union européenne. Autant de langues qu’il faut traduire aux députés qui ne sont pas tous polyglottes et aux visiteurs qui assistent aux sessions plénières !
A quel débat avez-vous assisté au sein de l’hémicycle ?
Cette session plénière à laquelle j’ai pu assister est la première de la législature 2009-2014.
A l’ordre du jour figuraient notamment « deux débats prioritaires » sur les résultats de la Présidence sortante du Conseil européen et une déclaration de la présidence suédoise en exercice.
J’ai donc pu écouter les premiers ministres tchèque (Jan Fischer) et suédois (Fredrik Reinfeldt) mais également José Manuel Durão Barroso, Président de la Commission européenne, dont on ne sait toujours pas si son mandat sera renouvelé. J’ai également pu voir les présidents des groupes politiques s’exprimer sur le bilan de la mandature de la Commission européenne : Joseph Daul (PPE), Martin Schulz (S&D), Guy Verhofstat (ALDE), Rebecca Harms et Daniel Cohn Bendit (Verts), Michał Kamiński (ECR), Lothar Bisky (GUE/NGL), Francesco Speroni et Nigel Farage (EFD).
Depuis que vous avez effectué votre stage et votre visite au Parlement, votre vision de l’Europe a-t-elle changé ?
J’ai pris conscience de l’importance des pouvoirs du Parlement européen. Contrairement à ce que pense la majorité des citoyens, cette institution possède un réel poids dans la prise de décisions et ce, dans de nombreux domaines.
D’avoir effectué un stage au bureau d’information du parlement européen à Marseille puis me de retrouver au sein même de l’institution, m’a permis de saisir davantage la réalité du travail qui est effectué par les eurodéputés et de casser l’image de « l’institution éloignée ». Pour les citoyens qui souhaitent assister aux séances plénières et se faire une idée du travail des députés, le Parlement accueille des visiteurs en groupe ou individuellement. Pour connaître les modalités de visite, ils peuvent se rendre sur le site officiel du parlement. europa.eu
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