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Dotée d’un bâtiment d’environ 700m² constitué de deux locaux (l’un à l’usage du futur consulat et l’autre pour une maison de la culture), la communauté comorienne voit enfin son désir se matérialiser au 46, avenue du capitaine Gèze, et son attente depuis une vingtaine d’année entendue et récompensée.
« Sachant que les Comoriens sont présents sur le sol marseillais depuis les années 1940 et que leur nombre avoisine aujourd’hui les 70 000, il était de bon ton qu’elle ait son consulat », entend souligner un représentant de la communauté comorienne.
« Jusqu’à présent, il n’y avait aucun endroit dans la cité phocéenne pour nous permettre de faire nos démarches administratives en lien avec notre pays d’origine. La seule solution était d’aller à Paris et parfois même aux Comores, et lorsqu’on sait le prix du billet d’avion pour cette destination, on mesure toute l’ampleur d’avoir notre consulat ici » , rétorque un autre.
Le consul, quant à lui, considère que c’est « un geste fort de la part de Monsieur Jean-Claude Gaudin », car la promesse de mise à disposition des locaux a été tenue. C’est aussi, pour lui, une forme de considération et de reconnaissance importante qui mérite d’être encouragée car elle participe à l’intégration et à la constitution citoyenne des Marseillais d’origine comorienne.
Au-delà de la tâche que ce consulat facilitera pour les Franco-comoriens sur le plan administratif, Monsieur Saïd Abdou, « un ancien » comme on dit, s’attache plutôt à mettre en relief la participation qu’aura cette instance dans la transmission des valeurs et de la culture comorienne, tout en étant conscient de la double culture de sa communauté.
Malgré l’approche des élections municipales, beaucoup tiennent à saluer le geste de l’actuel maire de Marseille envers la communauté comorienne.
« Peut-être que les élections emmènent nos politiques à plus d’action, et tant mieux ! Le plus important, c’est qu’ils agissent ! », conclut Amir Saadi, membre du Collectif.
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