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Hier après-midi, la famille et les amis du jeune homme se sont réunis pour exprimer leur colère face à une trop longue attente et un dossier qui n’avance pas « malgré les preuves » que les parents de Sofiane ont réuni au fil des cinq dernières années. A ce jour, il n’y a toujours pas eu de procès ; un non lieu permanent plane sur le dossier « Sofiane Ouggad » malgré « les nombreuses preuves que nous avons » déclare Belkacem Ouggad, le père du jeune homme. La famille dénonce en effet de nombreuses contradictions et regrette un manque de clarté dans cette affaire et des questions qui restent en suspens depuis bien trop longtemps. « Pourquoi Sofiane s’est vu attribuer un groupe sanguin A négatif alors qu’il était A positif ? Il y’a eu des manipulations dans les échantillons sanguins de façon à laisser croire que Sofiane était alcoolisé ». Une expertise a prouvé que le sang prélevé n’était pas celui de leur fils.
Plus troublant encore, ce soir là, six échantillons sanguins ont été prélevés sur la victime et pas un seul sur les pompiers. Ce n’est que 12 h après l’accident que le pompier a été est déclaré positif (0,22 gr). « Un simple calcul pris sur un site de l’administration permet de calculer le taux d’alcoolémie au moment où l’accident s’est produit ». Selon, les parents de Sofiane, le pompier aurait donc été à 2,02 grammes d’alcool par litre de sang. « Le lieutenant pompier qui lui a permis de quitter les lieux est autant responsable que le chauffeur » poursuit la maman de Sofiane. Au final, c’est une enquête bâclée qui laisse planer de « nombreux doutes » et des versions différentes données par la police qui laissent perplexe la famille Ouggad. « On nous a sorti qu’il y avait un blessé par balles dans le camion, puis une jeune fille, et puis au bout de cinq ans, on nous trouve un SDF. Tout ceci s’est révélé être faux et nous les avons retrouvés, témoignages à l’appui » résume Belkacem Ouggad qui regrette également que « les témoins aient été balayés d’un revers de la main. Tout s’est enchainé : mensonges, falsifications, aujourd’hui, ils ne peuvent plus revenir en arrière ».
Aujourd’hui, les proches de Sofiane aimeraient que « le juge pose les bonnes questions aux commissaires et brigadiers présents le jour de l’accident ». Leur avocat, maitre Jean Louis Keita, a fait appel, la décision devrait être donnée le 15 décembre prochain pour dire s’il y a lieu de poursuivre l’enquête et de juger cette affaire au tribunal correctionnel où la famille pourrait exposer leurs arguments un à un et en public. « Notre avocat a fait appel avec des arguments solides [...] s’il y a un procès beaucoup de choses seront révélées » souligne le père du jeune homme.
Puis, il n’est pas question de faire l’amalgame poursuit-il, « nous regrettons le fait que ces individus mettent en avant à chaque déclaration l’Union Départementale des Sapeurs Pompiers des Bouches du Rhône pour se couvrir. Nous ne faisons pas l’amalgame, nous ne faisons pas le procès de toute la police et de tous les pompiers ». Il y a également cette plainte en diffamation portée contre la famille Ouggad par les pompiers. Pour leur défense, les parents de Sofiane Ouggad répondent et affirment que « tout ce que nous avons dit, figure dans les procès verbaux ».
Dans quelques jours, l’affaire « Sofiane Ouggad » pourrait prendre un nouveau tournant.
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