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Régionales : l’UMP « assume le bilan national »

Publié le 25 janvier 2010
par Myriam Mounier
Samedi, l’UMP inaugurait sa permanence régionale à Marseille. Le chef de file Thierry Mariani, notamment entourés du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, Hubert Falco, tête de liste du Var, du sénateur maire Jean-Claude Gaudin, du député Renaud Muselier et de la députée maire d’Aix-en-Provence Maryse Joissains, s’est attardé longuement à critiquer la stratégie de son adversaire socialiste, Michel Vauzelle. Il réaffirme son soutien total à la politique du président Sarkozy.

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Lors de l’inauguration de la permanence régionale, on reconnaît parmi les élus, MM. Falco et Gaudin.

« Je suis prêt à débattre mais pour l’instant, je n’ai pas de réponse du président sortant Michel Vauzelle » provoque Thierry Mariani, tête de liste régionale UMP. Le débat, proposé par France 3 Méditerranée le 20 janvier n’a pu aboutir selon lui. Le député de Vaucluse se déclare disponible le 4 février, « j’espère que le président sortant ne va pas continuer à se défiler ». « Il est du fait coutumier pour Michel Vauzelle de refuser les débats » renchérit Renaud Muselier. Le maire de Marseille accuse le patron socialiste de la Région de pratiquer la méthode Peillon. Le ton est donné et M. Mariani martèlera ces mots plusieurs fois, « nous n’avons rien à perdre dans cette campagne ».

Le sondage fait débat aussi

Hubert Falco dénonce « le triomphalisme, l’arrogance, la suffisance » des socialistes tout en faisant allusion au sondage rendu public par le PS régional le 20 janvier (de l’institut parisien ISAMA). « Une élection se gagne avec des bulletins de vote et non avec des sondages. On gagne avec des projets » souligne-t-il. Pour sa part, Thierry Mariani trouve que « c’est le sondage idéal pour celui qui l’a commandé. Le taux d’abstention est surprenant, il y aurait moins d’indécis que pour les Présidentielles ». Les intentions de vote pour chacun des partis ne lui paraissent absolument pas fiables tout en concluant « nous, nous n’avons pas d’argent à gaspiller dans les sondages ».

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Thierry Mariani, candidat UMP et apparentés à la présidence de la Région

L’union sacrée sur le programme selon Mariani

L’heure est à la validation des listes par la Commission nationale des investitures de l’UMP à partir du 30 janvier. Les listes définitives, après le vote de la Commission « lundi » seront communiquées « mardi ou mercredi » précise Jean-Claude Gaudin. Concernant leur composition, Thierry Mariani souligne que la liste régionale sera constituée « d’élus, de militants, de gens du terrain » tout en souriant « nous n’avons pas d’acteur de cinéma de renom. Ce n’est pas une liste de paillettes ». Par ailleurs, le candidat UMP et apparentés signale l’union sur le programme, « il n’y aura pas de compromission entre le 1er et le 2 tour. Je ne pense pas que Michel Vauzelle puisse dire la même chose » en évoquant l’alliance possible avec les écologistes et le Front de Gauche.

Le programme à proprement parler sera présenté le 14 février au meeting de Draguignan. Il gravite autour de deux axes de campagne : emploi et sécurité, blocage de la fiscalité pendant quatre ans. Ainsi, les priorités sont la formation professionnelle, la sauvegarde et la création d’emplois ainsi que la mise en œuvre d’un plan de sécurisation des lycées et des transports publics. Il est envisagé notamment la mise en place d’un « Chèque Vert » -démarche écocitoyenne-, d’un service garanti pour les TER via un « Pass transports » -titre unique de transport. La démocratie de proximité se concrétise sous la forme de Maisons de la Région, « clés d’un nouveau développement local ».

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A la tribune, lors de l’intervention du chef de file Mariani, samedi 23 janvier.

Une politique régionale très critiquée

Des projets que Thierry Mariani oppose à une politique régionale actuelle, jugée désastreuse. « M. Vauzelle part en campagne contre le national alors que la première chose à faire est de donner un bilan », fait observer le chef de file. Il lui reproche de « bloquer le développement économique de la Région par exemple les pôles de compétitivité ». Selon le chef de file UMP, la région PACA accuse une hausse de 15 % de chômage, 25 % sur les Bouches-du-Rhône par rapport à la moyenne nationale, « la réalité est pire ici qu’ailleurs ». Le Conseil régional est « la seule collectivité territoriale qui n’ait pas mis en place de plan de relance » contre la crise financière, commente la tête de liste des Bouches-du-Rhône, Bernard Deflesselles, conseiller régional.

S’appuyant avec force sur le bilan national, Thierry Mariani se persuade que « la campagne est à notre portée ». Il prend l’engagement d’ailleurs à l’issue des Régionales d’adopter un autre mode de fonctionnement et « de laisser l’une des principales commissions à la Gauche, par exemple la commission d’Appel d’Offres ». Dans l’immédiat, le premier meeting a lieu le 4 février à Aix-en-Provence.

Chef de file, Thierry Mariani. Têtes de liste départementale : Eliane Barreille, Les Alpes de Haute-Provence ; Chantal Eymeoud, Les Hautes-Alpes (Nouveau Centre) ; Gaston Franco, Les Alpes-Maritimes ; Dominique Estrosi-Sassone, Les Alpes-Maritimes (porte-parole de la campagne N° 2 sur la liste départementale) ; Bernard Deflesselles, Les Bouches-du-Rhône ; Hubert Falco, Var ; Jean-Michel Ferrand, Vaucluse.

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