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Ali Soumaré, n’en est qu’aux débuts de son parcours politique. Après s’être inscrit, au lendemain de l’élection présidentielle de 2002, dans la section du Parti socialiste de Villiers-le-Bel, il devient en 2004 secrétaire de la section de Villiers-le-Bel au PS, puis il sera porte-parole des familles et des quartiers pendant les émeutes de Villiers-le-Bel en 2007, pour être finalement désigné, en novembre 2009, tête de la liste socialiste pour les élections régionales de mars 2010 dans le Val-d’Oise.
Si l’on remet en perspective ce début de parcours politique prometteur avec ce que son adversaire a eu l’indélicatesse de rendre publique –en toute illégalité, soit dit en passant (1) –, à savoir les condamnations dont il a fait l’objet, dont notamment celle de 1999 qui a été un véritable déclic pour monsieur Soumaré de son propre aveu ; si l’on remet l’ensemble en perspective, donc, on ne peut s’empêcher de constater que nous avons là le parcours d’un citoyen responsable. Effectivement, bien qu’ayant commis des erreurs « de jeunesse » vis-à-vis de la société, il a payé sa –modeste– dette, tirant avec courage et lucidité toutes les conséquences de ses actes.
Et quand Monsieur Soumaré tire des conséquences, sa démarche est radicale : il s’engage politiquement pour défendre sa conception de la société française. Il a privilégié le dialogue et le débat d’idée, a préféré l’action à la simple contestation, a refusé de blâmer le système pour mieux s’en servir, se faire entendre, et proposer des solutions à des problèmes auxquels il a été plus exposé que bien d’autres hommes politiques. Son cas particulier illustre brillamment l’application concrète du concept même de démocratie : le pouvoir exercé pour le peuple, par le peuple.
En somme, Ali Soumaré est la preuve, s’il en est, que la petite délinquance ne mène pas forcément à la case prison, que tout individu est maître de son destin, loin de toute fatalité, et que l’on peut combattre ses démons avec succès pour se mettre au service des autres.
De façon intéressante, loin du résultat escompté par ses adversaires en menant cette campagne nauséabonde, cette affaire navrante a mis en lumière le fait qu’Ali Soumaré est exemplaire en tant que citoyen, et lui rapportera sans doute beaucoup plus de voix qu’elle ne lui en coûtera.
On ne peut maintenant qu’espérer que la campagne se recentre vers les attentes des administrés en matière de politique locale, si bien évidemment les adversaires de Monsieur Soumaré ont des suggestions à faire dans ce domaine, ce que ne laisse pas forcément présager le fait que ce n’est pas la première attaque personnelle de la campagne. Campagne qu’ils mènent, bien maladroitement d’ailleurs, laissant par là même toutes ses chances à Monsieur Soumaré de faire valoir des arguments électoraux plus valables. Il est évidemment clair, en outre, que Francis Delattre devra selon toute vraisemblance répondre à quelques questions dérangeantes quant à la légalité des démarches qu’il a entreprises afin de se procurer ses renseignements, et quant au fait même qu’il soit en possession de ces derniers.
(1) Cf. le blog de maître Eolas, avocat : http://www.maitre-eolas.fr
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