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Les marcheurs marseillais qui ont participé à la marche pour la liberté de Gaza en décembre dernier poursuivent leurs efforts dans la lutte pour la reconnaissance des droits des palestiniens, victimes de l’occupation. Samedi dernier, ils se sont rendus en groupe à Montpellier pour pouvoir marcher auprès des centaines d’autres militants qui manifestaient contre l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco sur le port de Sète. Le point de départ de la marche fût donné devant le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon à Montpellier pour un point d’arrivée à l’entrée de la gare maritime de Sète, soit 30 kilomètres de marche. Retour sur « une journée réussie ».
« Agrexco, casse-toi le port de Sète n’est pas à toi », « Agrexco, tes fruits sont pourris, ils puent les colonies » ou encore « Ils assassinent, ils colonisent, ils s’enrichissent » scandaient, samedi dernier, les 1300 manifestants venus de toute la France pour dire « non » à l’implantation de l’importateur israélien de fruits et légumes sur le port de Sète. Un projet ardemment défendu par Georges Frêche qui soulignait quelques jours après l’offensive contre la bande de Gaza sa volonté de faire d’Israël un nouvel allié économique et commercial. La région Languedoc Roussillon gestionnaire du port de Sète souhaite en effet investir prés de 200 millions d’euros sur 10 ans dans les infrastructures pour moderniser le port de Sète qui accueillerait ainsi l’entreprise israélienne.
« Une société directement impliquée dans la colonisation de la Palestine »
Agrexco qui a quitté Marseille en 2009, pourrait traiter sur le port de Sète plus de 200 000 tonnes de fruits et légumes d’importation, or les associations et les militants dénoncent la totale illégalité de cette entreprise qui exporte les produits cultivés dans les colonies. Ils dénoncent également l’exploitation illégale des ressources d’eau ainsi que l’exportation sous l’étiquette « produit d’Israël » de produits cultivés dans les territoires occupés. Détenue à 50% par l’Etat israélien, Agrexco exporte 70% des produits israéliens cultivés dans les Territoires annexés, notamment de la vallée du Jourdain où 7000 colons occupent 95% des terres et contrôlent 98% de l’eau, « poussant les palestiniens à l’exil ».
Les manifestants ont également reproché le manque de transparence autour de ces produits et notamment autour des « centaines de milliers de tonnes de fleurs exportés par Israël dans toute l’Europe pour la Saint Valentin et étiquetées « Made in Holland » après avoir fait un détour aux Pays-Bas ». Une grande partie de ces fleurs provient des colonies israéliennes illégalement implantés sur les territoires palestiniens et « produite par une main d’œuvre palestinienne pauvre, réduite à l’esclavage et dont les maisons sont rasées au profit des colons israéliens » s’indigne une jeune militante de retour de Gaza.
« Nous sommes dans une démarche citoyenne et pacifiste pour dénoncer cette société criminelle qui pille la Cisjordanie, viole les conventions internationales et qui est le bras armé de la colonisation israélienne dans les territoires occupés. Refusons que l’argent public soit utilisé pour se faire le relais de la politique d’apartheid de la Palestine » lance Nabil Ennasri, militant de la première heure qui a également participé à la marche pour la liberté de Gaza.
Les agriculteurs de la région en danger ?
La question de l’emploi est également au centre de leurs préoccupations. Si Georges Frêche annonce la création de 200 emplois dans le port de Sète avec l’arrivée de l’entreprise israélienne, il n’a pas mis en évidence le risque qu’encourent les agriculteurs de la région. « Quelles conséquences auraient les importations massives de fruits et légumes sur l’économie paysanne de la région ? Au prétexte de la création d’emplois de manutentionnaires sur le port, va-t-on participer à la destruction d’emplois agricoles ? ».
Le cortège est arrivé à Frontignan vers 16h. Les manifestants ont été salués par un cinéaste israélien ainsi que par Fayez Audi, agriculteur palestinien de Tulkarem, ville située au nord de la Cisjordanie, qui a témoigné sa gratitude aux militants qui défendent la cause palestinienne et qui osent dénoncer les ravages causés par la colonisation illégale. Etant lui-même une victime puisque ses terres sont pénétrées par le tracé du mur de séparation. Membre du comité « Contre le mur et les colonies », il lutte également contre les ravages causés par une usine chimique qui rejette des eaux toxiques et qui inondent et polluent ses terres l’empêchant de produire ses produits bio. Cette usine interdite en Israël a été transférée à Tulkarem sur décision de la justice israélienne.
A quelques jours des élections régionales, la tension est à son comble dans une région où l’ancien socialiste connu pour ses propos « racistes » ne fait pas l’unanimité. Une fronde anti-Frêche s’organise actuellement ainsi qu’une campagne BDS « Boycott, Désinvestissement, Sanctions) sévit dans toute la France et fait de la lutte contre Agrexco l’un de ses principaux objectifs. La journée du 6 mars est « une réussite » lance un militant qui ne s’attendait pas à une pareille mobilisation. La coalition anti-Agrexco (réunissant une centaine d’associations) ne faiblit pas.
Les manifestants se sont dispersés sans incident.
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La
journée
de la
femme
vu par
Enzo

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La mobilisation n’a pas faibli pour cette 100ème journée consacrée à la femme. A Aix les associations ont réuni une centaine de femmes et d’hommes qui ont assisté à un plateau télé organisé par la télévision participative salonaise : O2zone. L’objectif était de permettre à ces femmes de croiser leurs regards sur les thèmes « Exister/ Résister/ Se projeter » dans les quartiers urbains. Les associations du Jas de Bouffan ont quant à elle fêter la femme autour d’expositions, de stands informatifs et d’ateliers. Retour sur cette journée particulière.
Il s’y passe des choses intéressantes au Jas de Bouffan et les associations ont une fois de plus été à la hauteur de l’évènement. La télévision participative O2zone TV a souhaité mettre en avant les femmes des quartiers des différentes villes de la région et des différents centres sociaux. Elles sont venues de Port de Bouc, d’Istres, de Marseille ou de Salon pour exprimer leurs ressentis, leurs difficultés, leurs espoirs. Des femmes qui résistent au quotidien et qui sont souvent considérées « plus courageuses que les hommes » mais aussi plus discriminées. Alors comment résister ? La réponse ne s’est pas fait attendre. « Résister c’est être épanouie dans son travail et lutter contre les inégalités et les préjugés » qui cantonnent la femme dans un rôle prédéterminé. « La résistance c’est aussi refuser les rôles et la place qu’on nous impose. On peut être mère et exercer un autre métier » souligne l’une d’entre elles.
« Résister, c’est avoir un projet personnel »
Pour une autre, il faut être capable de relever certains défis et « créer quelque chose de nouveaux ». C’est-à-dire « oser ou tenter le changement en poursuivant des formations » et en choisissant « un autre métier que celui de femme de ménage ». Une façon selon elle, de trouver sa place en tant qu’individu. Un membre du public a un tout autre avis sur la question. « Pour pouvoir changer les choses, il ne faut pas regarder le bout de son nez et éviter l’égoïsme ». Pour une jeune femme du public, le combat à mener est « le combat contre l’ignorance. L’idée est de s’émanciper en allant découvrir tout ce qui peut nous enrichir. Le théâtre, le cinéma ... ça peut rapporter gros » soutient-elle. C’est aussi une manière de mieux se projeter vers l’avenir. Car le savoir est une arme qui permet de résister à la pensée unique qui « cantonne souvent la femme dans les carcans familiaux traditionnels ». Pour contrecarrer les préjugés, les femmes ne manquent pas de courage. Ce courage consiste à « imposer ce qu’on a envie de faire » lance une femme issue d’un centre Social de Port-de-Bouc. Et nombreuses sont celles qui ont choisi d’exercer des métiers d’hommes. Un courage qui leur fait honneur.
La société aide-t-elle les femmes à se projeter ?
« Oui et non » répond une jeune femme, insistant sur les préjugés tenaces qui cantonnent la femme à la maison, la privant ainsi de formations et donc d’exercer un métier. « Il est difficile de se projeter. Il faut être diplômé pour travailler » souligne l’une d’entre-elles. Certaines préfèrent attendre que leurs enfants deviennent adultes pour oser se projeter dans la société. D’autres affirment que la réussite de ses enfants est une manière de se projeter vers l’avenir. « Car une fois qu’ils ont réussi, après c’est la belle vie pour nous » lance une vieille dame.
L’association Jabir organisait à son tour, une journée instructive en partenariat avec une dizaine d’associations, toutes présentes pour renseigner le public sur les difficultés rencontrées par les femmes en France et dans les pays du tiers-monde. Si certaines d’entre elles approuvent cette journée consacrée à la femme d’autres, regrettent qu’il faille une journée pour dire que la femme à sa place dans la société. Leila Allouche, fondatrice de l’association JABIR, considère cette journée comme un moyen d’informer et de dénoncer les inégalités dont est victime la gente féminine. « Après ça dépend du sens qu’on veut lui donner. Si certaines femmes voient cela comme un « défilé de mode », alors je ne suis pas d’accord ». Saleha Moulin, présidente du comité de quartier du Jas, approuve également cette journée qui permet de « fêter le courage des femmes qui ont passé leur vie à se battre pour avoir le droit de vote, le droit à la contraception et le droit de travailler ». Une sorte d’hommage qu’elles ont mérité !
« La maternité n’empêche pas l’émancipation »
Si l’on évoque souvent les inégalités dans les pays occidentaux, l’on évoque moins celles qui affaiblissent les femmes dans les pays du Sud. L’UNICEF a souhaité mettre en lumière les difficultés des femmes issues des pays en sous développement victimes du poids des traditions. « Même si il y a des progrès, il y en tellement encore à faire » souligne un membre de l’UNICEF « Nombreuses sont les femmes qui n’ont aucun droit et qui sont sous la domination des hommes pour lesquels elles ne valent que le mariage et la procréation ». Mais cette dernière affirme tout de même la nécessité de faire attention à « ne pas ôter à la femme la chance qu’elle a de pouvoir procréer notamment dans les sociétés occidentales. Les hommes nous envient cette maternité. La maternité n’empêche pas l’émancipation. Si on n’en parle de cette manière c’est quelque de chose de régressif. La société ne peut donc pas avancer » explique-t-elle.
La journée de la femme aura 101 ans l’année prochaine. La lutte pour l’égalité des sexes se poursuit.
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Le MRAP demande au Conseil supérieur de l’audiovisuel de rappeler aux télévisions et radios « l’éthique des valeurs antiracistes qu’elles doivent respecter », après des propos tenus par le journaliste Eric Zemmour samedi soir sur Canal+. Dans un communiqué, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples dit avoir pris connaissance « avec indignation » des derniers propos d’Eric Zemmour « qui participent à la promotion des clichés et des stéréotypes racistes ». Dans l’émission « Salut les terriens », animée par Thierry Ardisson, Eric Zemour a notamment déclaré : « l’immigration se concentre dans certains quartiers, et les autochtones s’en vont », « quand on vit en France, on donne un prénom français » à son enfant, « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait ».
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Le vice-président américain Joe Biden, en visite en Israël pour tenter de relancer les discussions de paix au Proche-Orient, a condamné le projet d’Israël de construire 1.600 nouveaux logements à Jérusalem-Est annexée.
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La compagnie des wagons lits épinglée pour discrimination raciale à l’évolution de carrière. Cette filiale d’Accor, spécialisée dans la restauration à bord des trains, a été condamnée hier par le conseil des prud’hommes de Lyon à verser 50 000 € de rattrapage de salaires et 6 000 € de dommages et intérêts à l’un de ses anciens salariés. Ce dernier, d’origine togolaise, avait porté plainte après avoir stagné au même poste pendant quatorze ans. Malgré l’obtention de cinq diplômes de comptabilité et finances, ce salarié, entré en 1990 dans la boîte comme manutentionnaire, était passé puis resté agent d’accueil.
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Néant. Ecrit en grosses lettres, le mot barre l’extrait de casier judiciaire d’Ali Soumaré que publie ce mercredi le Canard enchaîné. Sur ce bulletin n°2, celui que le ministère de la justice fait parvenir aux administrations lors du recrutement pour un emploi public, il n’est fait mention d’aucune condamnation pour la tête de liste PS dans le Val-d’Oise, pourtant qualifiée de « délinquant multirécidiviste chevronné » par plusieurs élus UMP du département.
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Aziz Bouteflika, le chef de l’Etat algérien a annulé sa visite officielle en France alors qu’on assiste en Algérie à une mise à l’index de la « communication officielle » et de la non intervention du gouvernement Sarkozy suite aux « prétendues excuses de Bernard Kouchner » et au scandale des affiches de l’extrême droite.
Lien : http://www.liberte-algerie.com
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